Notre nouvel administrateur, Nicolas Forget, en 5 questions
- Novago Coopérative

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Nicolas Forget rejoint le conseil d’administration de Novago Coopérative avec une vision claire : contribuer à une coopérative forte, rentable et tournée vers l’avenir.
Issu d’une famille profondément enracinée en agriculture, il cultive aujourd’hui près de 210 hectares en grandes cultures, en plus d’exploiter un kiosque libre-service de fruits et légumes. Entre passion du terrain, esprit entrepreneurial et désir de faire avancer les choses, il amorce ce nouveau rôle avec authenticité, transparence… et sans passer par quatre chemins.
On apprend à le connaître en 5 questions.
Nicolas, parle-nous un peu de ton parcours en agriculture

J’ai toujours baigné là-dedans. Mon père, Luc Forget, a eu des vaches toute sa vie, donc l’agriculture a toujours fait partie de mon quotidien. Pourtant, plus jeune, je ne pensais pas nécessairement devenir agriculteur.
J’ai essayé plusieurs choses : j’ai étudié en relations publiques, en administration, et j’ai aussi fait une session en production animale. Finalement, ce sont un peu les circonstances et tous ces chemins qui m’ont ramené à la ferme familiale, où j’ai commencé à travailler avec mon père pour assurer la relève, puisqu’il était très impliqué, et pour donner un coup de main.
Ça fait maintenant 20 ans que je fais ça à temps plein. Cette année, c’est officiellement mon 20e printemps de semis.
Puis, j’ai été propriétaire de la Ferme Des Mille Îles (qui a succédé à la Ferme Lavalloise) pendant huit ans. Après l’incendie de 2021, nous avons dû repenser nos plans. Nous avions pensé reconstruire, alors que je venais de m’associer avec mon beau-frère Guillaume Trudeau (ex-administrateur).
Le projet de reconstruction ne faisant plus de sens dans le contexte de l’époque, alors j’ai choisi de poursuivre en grandes cultures : maïs, soya et blé.

Depuis l’été dernier, j’ai aussi lancé un petit kiosque libre-service de fruits et légumes (maïs sucré, ail, légumes du jardin). Ce n’est rien de gros encore, mais c’est un beau projet avec lequel on s'amuse.
Pourquoi avoir choisi de t’impliquer comme administrateur chez Novago?
Mon père a longtemps été impliqué comme administrateur, autant chez Profid’Or, chez Novago qu’à La Coop fédérée (maintenant Sollio Groupe Coopératif). Mon beau-frère Guillaume a aussi siégé jusqu’à tout récemment. On commence à penser que c’est presque un poste de famille!
Plus sérieusement, j’ai toujours eu un intérêt pour l’administration et la gestion, alors je suis heureux d’avoir été élu. Je savais que ce serait une belle occasion d’apprentissage, mais aussi une façon de m’impliquer concrètement dans notre milieu.
Qu’as-tu envie d’apporter autour de la table du conseil?
Je suis le petit nouveau, donc je vais observer, comprendre et bien me préparer. Mais quand j’ai quelque chose à dire, je ne passe pas par quatre chemins. J’aime que les choses soient claires, autant dans ma tête que pour les gens autour de moi. Je n’aime pas l’ambiguïté. Si quelque chose doit être dit, je vais le dire. Je pense que cette franchise-là peut être utile dans un conseil d’administration. On a besoin de discussions honnêtes, transparentes et orientées vers les bonnes décisions.
Selon toi, quel est le défi prioritaire pour la coopérative?
La rentabilité, sans hésiter.
Être membre d’une coopérative, oui, c’est une question d’appartenance, mais pas seulement : les membres veulent que leur coop soit performante et qu’elle crée de la valeur. Il faut donc s’assurer que Novago prenne les bonnes décisions, qu’elle soit rentable et prospère à long terme. Je pense sincèrement qu’on est entre bonnes mains, notamment avec Dany Côté, ainsi qu’avec la grande qualité du conseil d’administration et du comité de direction. Je suis optimiste pour la suite et content de me joindre à eux pour travailler dans ce sens.
Qu’est-ce qu'on te souhaite pour ton mandat?
D’abord, du bonheur. Il faut que ça se fasse dans le plaisir.
Je travaille souvent seul, ou avec mon père. Alors, ce rôle-là, c’est aussi une belle occasion d’échanger avec d’autres producteurs, avec des gens qui vivent les mêmes réalités que moi.
On va pouvoir parler des bons coups, des défis… et probablement chialer un peu ensemble sur la météo aussi! Trop de pluie, pas assez de pluie… ça, au moins, ça rassemble tout le monde.
Plus sérieusement, je veux que ce soit enrichissant, utile et humain. Au début, je vais apprendre beaucoup des autres administrateurs et administratrices, mais avec le temps, j’espère aussi pouvoir apporter quelque chose. Et surtout, j’espère garder ce poste longtemps.
Je suis fier d’avoir cette opportunité-là et de pouvoir contribuer, à ma façon, à faire avancer notre coopérative.




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