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  • 17 objectifs pour sauver le monde

    Par Myra Tremblay, MBA, conseillère en responsabilité sociale et environnementale Notre planète est confrontée à des défis économiques, sociaux et environnementaux sans précédent. En septembre 2015, les 193 États membres des Nations Unies adoptent à l’unanimité 17 Objectifs de Développement Durable (ODD) afin de répondre collectivement à ces enjeux majeurs.  Ce consensus politique inédit vise à éradiquer la pauvreté extrême et à engager la planète sur le chemin d’un avenir durable d’ici 2030 . Le succès du cadre d’action repose entièrement sur la collaboration de l’ensemble des acteurs des 193 pays signataires et sur l’implication de tout un chacun: à travers les industries, les pays, les strates opérationnelles, les dénominations sociales et caractéristiques qui nous rendent tous uniques. Un véritable cadre d’action commun, chacun des 17 objectifs de Développement Durable (ODD) est supporté par des cibles et des indicateurs de performance tangibles pour en mesurer l’avancement.   Le tableau ci-dessous résume les 17 Objectifs de Développement Durable (j’utiliserai le terme ODD pour le reste du billet). La table est bien mise, les intentions sont proclamées, mais on reste tout de même sur notre faim. En effet, 4 ans après leur adoption mondiale, peu de progrès réels ont été enregistrés.  António Guterres, Secrétaire général des Nations Unies le confirme : «  nous ne sommes pas encore sur la bonne voie . Le changement climatique est un défi, la biodiversité est menacée et les inégalités entre pays et au sein des pays sont à des niveaux alarmants ».  La crise sanitaire actuelle couplée des défis d’approvisionnement réaffirment l’importance du développement durable. Il est temps d’accélérer nos engagements comme pays, comme province, comme organisation, comme citoyen. Vous êtes intéressé par la démarche ou souhaitez en discuter avec moi? Contactez-moi à myra.tremblay@novago.coop.

  • 12 compétences vertes à favoriser

    Par Myra Tremblay, MBA, conseillère en responsabilité sociale et environnementale Il y a quelques années, l’importance de développer ses compétences numériques était sur toutes les lèvres. Maintenant, ce sont les compétences vertes qui sont de plus en plus valorisées auprès des organisations. En quoi consiste une compétence verte? Le mouvement des emplois verts remonte aux années 1970 et était considéré comme une expertise nichée. Toutefois, les crises successives ont poussé la remise en question de l’économie verte. L’environnement n’est donc plus considéré comme une spécialité, mais bien comme un moteur de la croissance économique. Comme travailleur, il devient primordial de développer les compétences nécessaires pour mettre en œuvre une économie durable et verte. Selon l’étude du Australian Green Skills Agreement , les compétences vertes sont les compétences techniques, les connaissances, les valeurs personnelles et les attitudes nécessaires à la main-d’œuvre développer et soutenir des résultats sociaux, économiques et environnementaux durables dans les entreprises, l’industrie et la communauté.  Les compétences vertes se distinguent par leur contribution à des processus plus respectueux de l’environnement et plus humains pour la société. Intégrer la durabilité dans nos systèmes d’éducation et de formation Pour arriver à des changements concrets, il faut avoir les capacités nécessaires et s’assurer qu’elles sont disponibles. De plus en plus de professions exigent des compétences supplémentaires pour gérer l’aspect durable dans les tâches quotidiennes.  L’écart se fait sentir et un nouveau type de formation et de développement des compétences vertes s’impose dans nos entreprises et nos établissements d’éducation.  L’acquisition de ces compétences et le perfectionnement professionnel visent autant la technique, la capacité d’analyse, la communication que les compétences personnelles. Voici les douze compétences vertes mises de l’avant dans les programmes éducationnels de l’Union européenne, qui agit comme premier référentiel mondial : Valoriser la durabilité Soutenir l’équité Promouvoir la nature et ses écosystèmes Pensée systémique (system thinking) Pensée critique Encadrement des problèmes Développer des scénarios durables futurs Adaptabilité Pensée exploratoire et relier différentes disciplines Gestion et responsabilisation politique Action collective Initiative individuelle Les organisations doivent se soucier de bien développer les connaissances, les compétences et les attitudes de ses employés, leur permettant ainsi de penser, planifier et agir avec empathie et responsabilité pour notre planète.  Les douzes compétences vertes listées ci-dessous constituent un bon point de départ d'un programme de formation en durabilité. Vous êtes intéressé par la démarche ou souhaitez en discuter avec moi? Contactez-moi à myra.tremblay@novago.coop.

  • Conservez la fraîcheur de vos rations pour des meilleures performances en été !

    Par Claudia Casaubon, agr., experte-conseil ruminants Conservez la fraîcheur de vos rations pour des meilleures performances en été ! En période estivale, les températures et le taux d'humidité plus élevés sont des conditions propices au développement de moisissures dans votre RTM. Ce qui cause du chauffage et ainsi entraine la détérioration de votre ensilage par la perte de matière sèche et de valeur nutritive (2 à 3% sur une période de 24h). Cela peut conduire à une baisse de la consommation des animaux et engendrer une baisse de performances et/ou des problèmes de santé. Conseils pour conserver vos rations fraîches  Soigner plusieurs repas par jour Ramasser les refus quotidiennement Utiliser Solution FoinComment Solution Foin peut vous aider ?  Solution Foin est un inhibiteur de moisissures liquides pour aliment. Il permet de stopper la croissance des moisissures et la production de toxines. C'est LA solution pour préserver toute la fraîcheur de votre RTM.  Aussi, c'est une source d'énergie non-négligeable puisqu'un litre de Solution Foin équivaut en énergie à deux kg de maïs humide. Mode d'emploi : Ajouter 1 à 2 kg par tonne d'aliment et bien mélanger. À noter que le taux le plus élevé est recommandé en période estivale. N'oubliez pas que cet investissement en vaut la peine. Vous mettez beaucoup de temps et d'argent dans l'alimentation de votre troupeau, raison de plus pour protéger vos ensilages et ainsi limiter les pertes. Mettez toutes les chances de votre côté pour des meilleurs performances en été, contactez votre expert-conseil pour plus de détails  !

  • Des projets circulaires en cours

    Par Myra Tremblay, MBA, conseillère en responsabilité sociale et environnementale Le fait de circulariser le flux de matières sur notre territoire mène à une économie plus résiliente et une industrie plus sobre en carbone. Les avantages sont nombreux et les études démontrent aussi que le retour sur investissement (RSI) est excellent. Selon RECYC-Québec, on peut prévoir un retour de 14$ sur chaque 1$ investi (RSI médian) en 2-3 ans. Alors, par où et comment commencer? Une démarche d’accompagnement permet de débuter à la base et de nombreuses ressources et programmes de financement sont disponibles. Comme il est relativement facile d’obtenir un suivi-conseils avec les intervenants du graphique suivant, je préfère vous présenter des exemples concrets de projets en cours, et démontrant la variété d’applications possibles. Le Programme de récupération en supermarchés (PRS) permet aux détaillants de la province de faire don des produits excédentaires aux banques alimentaires. Cette solution gagnant-gagnant élimine les pertes en épiceries en nourrissant ceux dans le besoin. La Ville de Montréal s’est associée à plusieurs organismes pour stimuler la recherche sur la réutilisation du verre recyclé dans la construction routière. Cette initiative permet de valoriser le verre de la province qui se retrouver dans les sites d’enfouissement, et d’augmenter la longévité des routes en évitant les fissures dues aux très basses températures en hiver. SEaB Energy est une start-up britannique qui transforme le lisier et les déchets agricoles en énergie et en chaleur à même un conteneur placé directement à la ferme. L’entreprise de Sherbrooke Entosystem utilise des technologies innovatrices d’ élevage d’insectes pour produire des protéines à haute valeur ajoutée servant dans les engrais, les farines et les huiles pour l’alimentation des animaux d’élevage, et même de la chitine pour l’industrie biochimique.  À même notre réseau fédéré, la meunerie de Lévis coopère justement avec Entosystem.  En un an a réduit de 56% la quantité de rejets destinés au site d'enfouissement permettant des économies de 37 000$. Notre coopérative, sa fédération et ses membres récupèrent les bidons d’herbicides depuis quelque temps dans une optique de zéro déchet. Il était temps d’attaquer le problème des plastiques agricoles qui n’ont pas à prendre le chemin de l’enfouissement. Depuis janvier 2022, Novago participe activement à lancer deux projets de récupération de plastiques agricoles à ses BMR de La Sarre et de St-Barthélémy. Dans les prochaines semaines, les producteurs régionaux pourront venir porter leurs plastiques agricoles préalablement triés aux sites de collecte aux BMR participants. Notre partenaire AgriRÉCUP a la charge de la collecte d’acheminer le tout aux bons transformateurs . Les bâches, sacs silo et les pellicules d’enrobage seront récupérés et valorisés par les cimenteries québécoises ou transformés en billes de plastiques recyclées pour une deuxième vie. Plusieurs entreprises québécoises veillent à transformer les surplus ou sous-produits dans un nouveau produit de consommation. Kitchen Lab  cuisine des sauces originales en utilisant des légumes moches sauvés du gaspillage. La Famille Migneron de Charlevoix transforme le petit lait de vache et de brebis issu de sa production fromage en distillat pour créer des gins et des eaux-de-vie. Création Délicia offre un substitut de café créé à partir de noyaux de dattes. Finalement les symbioses alimentaires sont en vogue vu leur immense contribution circulaire. Le microbrasseur montréalais Les 3 brasseurs agit à titre de générateur et fournit ses drêches à Still Good . Le transformateur crée alors des farines en déshydratant les résidus de céréales servant à fabriquer la bière. La partie fine qui est non utilisable pour les produits céréaliers comme le pain est alors passée à Tri Cycle , le repreneur final, qui l’intègre dans sa nourriture pour les insectes. Chaque résidu est utilisé au maximum, et en boucles par différents intervenants. Vous êtes intéressé par la démarche ou souhaitez en discuter avec moi? Contactez-moi à myra.tremblay@novago.coop.

  • Recycler sa litière... à l'infini !

    Reportage à la ferme Par Myra Tremblay, MBA, conseillère en responsabilité sociale d’entreprise  Avec la collaboration d’Anthony Poirier de Ferme Louigy et de Philippe Lacerte de Ferme 7 Terres, ainsi que de Juan Pedro Sarramone et Claudia Casaubon, agronomes et experts-conseils en production laitière chez Novago Coopérative.  Il y a environ cinq ans, une réflexion concernant la litière de fumier recyclé (LFR) s’amorce à la Ferme Louigy de St-Casimir. Après avoir effectué leurs recherches et visité plusieurs fermes ayant adopté ce système de séparation et de compostage, ils ont finalement décidé de se lancer. Soucieux de trouver une solution durable et plus confortable pour leurs vaches, ils concrétisent leur projet à l’automne 2021. Six mois plus tard, nous sommes allés à la rencontre d’Anthony Poirier et son frère Maxime pour savoir comment ça se passe dans leur quotidien.  En entrant dans l’étable, on ne sent pas d’odeurs particulières, et ce, même si la séparation du fumier est en cours. Les vaches ont l’air confortables, bien installées sur ce qui, à première vue, pourrait ressembler à du sable.  Il s’agit en fait de leur litière recyclée. Anthony nous explique que cette dernière est produite grâce à un procédé de séparation de la fibre et du liquide du fumier. La portion liquide se rend à la fosse, alors que la fibre restante est compostée pour détruire les bactéries. Le compost est ensuite stabilisé et c’est cette matière sèche reposée qui, au terme de trois jours, sera étendue sous les vaches. Comme la matière première nécessaire est produite assurément chaque jour, le cycle se répète ensuite… à l’infini.  Saviez-vous que…  Une seule vache permet de produire environ huit kilos de litière par jour. Il s’agit d’une quantité légèrement supérieure à celle requise en litière par jour par animal, pour un processus circulaire optimal.   Quand on parle de circularité, on sous-entend repenser sa chaîne de valeur et optimiser l’utilisation de ses ressources pour éviter le gaspillage, ce qui inclut ses matières résiduelles, dont le fumier produit par son bétail. Le secteur agricole fait face à de nombreux défis environnementaux, car on y produit entre autres des quantités exceptionnellement élevées de résidus, qui actuellement sont peu réutilisés ou recyclés. Le fait de recycler sa litière est donc un brillant exemple de logique circulaire déployée avec succès à grande échelle dans une entreprise agricole. C’est inspirant de voir se concrétiser plus de projets de valorisation des résidus agricoles dans nos régions ! Si c’est d’abord le bien-être animal qui les a convaincus d’opter pour ce type de litière, c’est avec fierté et enthousiasme qu’Anthony nous fait part de ses observations des derniers mois :  Litière très absorbante  Vaches plus propres et pattes sans plaies  Moins de poussière dans l’étable qu’autrefois avec la paille Diminution majeure des cellules somatiques  Augmentation de la production de lait (1 à 2 kilos par vache) Aucune vache traitée pour des mammites depuis le lancement  Juan Pedro Sarramone, agr., expert-conseil à la Ferme Louigy, fait une corrélation directe entre la diminution des cellules somatiques et la hausse de production. L’aspect économique est également non-négligeable. Selon les propriétaires, l’investissement, estimé à environ 125 000 $, sera rentabilisé approximativement en quatre ans. Il faut souligner qu’ils ont obtenu une subvention gouvernementale du PILF pour la réalisation de ce projet. Au-delà du bien amortissable à planifier et comptabiliser, il s’avère que ce procédé de valorisation de fumier est un réel avantage stratégique pour la ferme. L’augmentation de la production laitière par vache mène à des revenus plus élevés ; l’amélioration de la qualité du lait permet de toucher aux primes ; la diminution des achats de médicaments mène à des surplus budgétaires ; et l’économie en temps et en diesel nécessaires pour brasser les fumiers permet d’optimiser les autres opérations de production. On parle donc d’une réelle économie de temps et d’argent, puisque les Poirier n’ont plus à acheter de ripe, ni à produire et à récolter de paille. Ils peuvent ainsi produire davantage de soya et de maïs, leur octroyant des revenus supplémentaires et plus diversifiés qui augmentent la résilience financière et opérationnelle de leur ferme.  C’est important pour Anthony de partager son histoire à succès, bien qu’il soit conscient que ce n’est pas parfait chez tous les producteurs. Il espère que son expérience positive permettra de faire connaitre ce système encore méconnu.  Ce fut d’ailleurs le cas pour la Ferme 7 Terres à St-Sévère, où ce système n’a pas toujours roulé comme sur des roulettes.  C’est lors de la construction d’une étable neuve et du passage à la robotique que tout est revu : la ventilation, l’éclairage, les logettes creuses, etc. Les propriétaires en profitent également pour passer au système de recyclage du fumier en litière.  L’investissement, estimé à environ 150 000 $, comprend un système automatisé pour la séparation du fumier et un distributeur de litière sous la même forme qu’un RTM accroché sur des rails au plafond du bâtiment. Tout fonctionne bien sur une période de plus d’un an.  Claudia Casaubon, agronome et experte-conseil en production laitière chez Ferme 7 Terres, souligne d’ailleurs que la régie y a toujours été excellente : « Ils veillent à ce que tout performe bien et ils sont attentifs au bien-être animal. Ils observent et entretiennent leurs équipements avec rigueur ». Malgré une bonne régie et sans élément déclencheur connu, certaines problématiques se développent au cours de la deuxième année d’utilisation. Vers 2019, des cas de mammites se déclarent et l’éleveur perd malheureusement des animaux. Bien que ce type de mammite ne soit pas exclusivement observé chez les fermes utilisant la litière de fumier recyclé, le facteur de prévalence de la bactérie y est plus important chez celles-ci.  Heureusement, depuis 2020, une solution préventive fait son apparition avec l’arrivée d’un vaccin. Depuis, il y a moins de cas, ceux-ci sont moins sévères et plus faciles à traiter, confirme Philippe. Malgré certaines embuches, il est satisfait de son système et estime qu’il économise du temps et de l’argent, en plus d’avoir fait des gains de performance. Il gagne aussi en autonomie : avec les sècheresses des dernières années, il n’est plus « dépendant » de la paille produite ou qu’il aurait dû acheter. Un autre apport positif est observé quant à la santé des sabots. Les vaches sont au sec et plus propres qu’avant, il est donc plus facile de contrôler le piétin. Également, comme il n’y a pas de ripe ni de paille qui viennent se coller sur le pis, il est plus facile pour le robot de traite de détecter les trayons.  En conclusion, les deux producteurs rencontrés dans ce reportage sont satisfaits des résultats et des bénéfices techniques, économiques et écologiques obtenus. Et comme nous l’a mentionné Anthony de chez Ferme Louigy lors de notre rencontre : « On ne peut pas aller plus au bout de la chaîne que lorsqu’on recycle du fumier ! ».

  • 8 stratégies pour réduire le gaspillage

    Par Myra Tremblay, MBA, conseillère en responsabilité sociale et environnementale L’économie circulaire est un moyen pour devenir plus durable et plus autonome, en privilégiant la réduction à la source et l’optimisation des ressources. Pour notre industrie plus spécifiquement, l’agriculture circulaire permet de réduire les flux de matières et d’utiliser les matières résiduelles comme une ressource à même notre filière bioalimentaire. Novago et ses membres producteurs auront un rôle central à jouer, pour s’arrimer avec les changements de réglementation à venir. En effet, le ministère de l’Agriculture a dévoilé en 2020 un nouveau plan pour une agriculture durable, et ses objectifs sont: de  réduire l’utilisation de pesticides toxiques et d’engrais d’ améliorer la santé des sols d’ optimiser la gestion de l’eau de restaurer la biodiversité. L’une de nos grosses problématiques vise la réduction à la source , car le Québec a des taux élevés de gaspillage alimentaire, de la ferme à la table. Selon les données de RECYC-Québec, si le gaspillage alimentaire était un pays, il serait le 3e plus gros émetteur de GES, après la Chine et les États-Unis! La récente étude de quantification des pertes et gaspillage alimentaires au Québec n'est pas rose non plus.  Il y a énormément d'actions à poser, surtout quand le rapport détaille que 18% des émissions de GES associées au système bioalimentaire québécois sont liées directement au gaspillage et qu'on pourrait s'éviter ses GES en optimisant la filière. Vu l'ampleur du défi, il est donc normal de voir surgir de plus en plus d’innovations pour réduire ces pertes. En parallèle, les différents acteurs de la filière et le gouvernement présentent des initiatives pour réorienter le système bioalimentaire.  Voici quelques stratégies présentées par RECYC-QUÉBEC et le gouvernement fédéral, visant spécifiquement la réduction à la source et le gaspillage. Nous espérons que ces projets sauront inspirer nos experts-conseils et nos membres producteurs dans leur réflexion stratégique ! Optimiser ses procédés avec l’agriculture de précision Prolonger de la durée de vie des aliments Améliorer les techniques de transformation et transformer des aliments déclassés ou excédentaires Transformer les surplus ou les sous-produits et créer de nouveaux aliments Déployer des symbioses agroalimentaires incluant des générateurs-transformateurs-repreneurs Récupérer et redistribuer les aliments aux banques alimentaires Partage de ressources : partage de conteneurs/congélateur/transports/actifs agricoles Utiliser et investir dans des enrobages à base de plantes Pour de plus amples informations, consultez le rapport sur le gaspillage alimentaire et les nombreux guides et outils de RECYC-QUÉBEC.  L'organisme Zéro Déchet offre aussi une plateforme très complète avec des stratégies pour éviter le gaspillage alimentaire pour les ménages canadiens et sa campagne de sensibilisation "J'aime manger, pas gaspiller" est un outil pour nous aider  à mieux profiter de la nourriture qu'on aime, un site bien fait à consulter. Vous êtes intéressé par la démarche ou souhaitez en discuter avec moi? Contactez-moi à myra.tremblay@novago.coop.

  • Passer à une production agricole circulaire

    Par Myra Tremblay, MBA, conseillère en responsabilité sociale d'entreprise  Dans les prochaines années, le gouvernement québécois priorisera l’agriculture circulaire, aussi qualifiée de durable. Il est donc important pour notre coopérative de réfléchir aux changements à venir et de repenser notre offre de produits et de services pour bien supporter nos membres producteurs qui devront aussi s’adapter. L’un des plus importants objectifs est de rendre l’agriculture circulaire . Cela signifie, par exemple, que les produits de la terre et les résidus de culture servent d’aliments pour les animaux, qui enrichissent à leur tour les cultures grâce au fumier produit . Ainsi, les ressources renouvelables sont valorisées, car le recours à des engrais synthétiques est fortement réduit. Plusieurs initiatives permettront d’améliorer l’indice de circularité québécois, et seront vraisemblablement supportées par de nouvelles réglementations actuellement à l'étude au gouvernement.  La politique bioalimentaire 2018-2025 du provincial renferme beaucoup d’éléments qui amèneront des changements majeurs de production tant pour nos producteurs que pour Novago.  Les lignes directrices de la réglementation sont à venir, mais on peut estimer qu’il y aura d’importantes questions de positionnement à aborder.  C’est donc opportun d’entamer la réflexion maintenant. Voici les grandes lignes de la politique bioalimentaire gouvernementale concernant l'agriculture circulaire : Voici une courte liste d'actions et d'objectifs plus concrets provenant des axes stratégiques de la politique bioalimentaire gouvernementale : Les différentes stratégies ci-dessus vont chambouler le secteur agricole, ainsi que les consommateurs, qui seront encouragés à revoir leurs habitudes de nutrition. Toutefois, les gains environnementaux seront évidents : Réduction des émissions Réduction de l’utilisation de l’eau douce Amélioration de la gestion des terres et de la biodiversité Pour de plus amples informations, consultez le rapport 2021 sur l’indice de circularité du Québec. Vous êtes intéressé par la démarche ou souhaitez en discuter avec moi? Contactez-moi à myra.tremblay@novago.coop.

  • Tendances et technologies circulaires

    Par Myra Tremblay, MBA, conseillère en responsabilité sociale d'entreprise  L’économie circulaire est un moyen d’atteindre l’objectif final : un monde sain d’un point de vue écologique et juste sur le plan social. Le recyclage, la réutilisation et la réparation existent depuis longtemps, mais l’augmentation alarmante des déchets et des émissions de carbone pose un frein majeur à nos efforts. Heureusement de nouvelles solutions technologiques voient le jour. La plate-forme de découverte StartUs Insights couvre plus de 2 millions de startups et d’entreprises dans le monde. Voici un topo intéressant des tendances en circularité qui prennent de l’importance. L’internet des déchets  : solutions intelligentes de gestion des déchets basées sur l’IoT (Internet des Choses). Elles permettent de réduire les inefficacités dans la collecte des ordures et faire des gains de temps, de carburant et de main-d’œuvre. Ces solutions exploitent les capteurs, les plateformes IoT et les applications mobiles. Par exemple, les bacs intelligents transmettent des informations en temps réel sur le niveau de remplissage aux collecteurs de déchets et rationalisent le processus de ramassage. Réutilisation  : il y a souvent un manque d’informations sur les produits disponibles pour la réutilisation, donc divers types de plates-formes de partage sont à la hausse. Par exemple, les plateformes de partage d’actifs permettent aux entreprises de gagner de l’argent provenant du prêt de matériaux ou de machines inutilisés. Les CUMA (coopératives d’utilisation de la machinerie) en sont un exemple. Intelligence artificielle  (IA) : des capteurs alimentés par l’IA permettent de différencier les articles fabriqués à partir de différents matériaux. Ces capteurs distinguent plus facilement les nuances présentes dans les matériaux et détectent également la contamination chimique. De plus, les machines pilotées par l’IA trient le recyclable beaucoup plus rapidement que les humains grâce aux algorithmes. Réparation  : Les solutions de réparation permettent de réutiliser des produits en prolongeant leur durée de vie et réduisent les déchets et l’utilisation de nouvelles matières premières. Blockchain :  soutient deux fonctions importantes dans l’économie circulaire en assurant la transparence et la traçabilité. Plusieurs startups utilisent l’immuabilité de blockchain pour vérifier l’origine des produits et s’assurer qu’ils répondent aux bons critères de durabilité. Reconditionnement  : implique la reconstruction d’un produit à son état d’origine. Le rechargement par dépôt laser est un procédé de fabrication génératif pour les métaux et permet de restaurer un composant tout en ajoutant des fonctionnalités supplémentaires améliorant les performances. Matériaux biosourcés  : il est possible de produire de nouveaux matériaux obtenus à partir de matières renouvelables. Les matériaux biosourcés sont généralement compostables, plus faciles à recycler et aident les entreprises et les consommateurs à réduire leur empreinte carbone. Déchet à ressource : le concept représente 35 % des innovations. Le procédé implique de recycler ses déchets en énergie à travers divers procédés comme l’incinération, la gazéification, la digestion anaérobie, et la pyrolyse. Ces solutions permettent de se débarrasser efficacement de déchets et de fournir un flux supplémentaire d’énergie propre aux services publics d’électricité. Vous êtes intéressé par la démarche ou souhaitez en discuter avec moi? Contactez-moi à myra.tremblay@novago.coop.

  • Comment augmenter sa circularité

    Par Myra Tremblay, MBA, conseillère en responsabilité sociale d'entreprise  L’économie circulaire vise à augmenter l’efficacité des procédés, d’accroître la réduction des émissions et de réduire l’extraction de ressources. Ces mécanismes auront aussi comme conséquences d’améliorer la sécurité de l’approvisionnement et la stabilité des prix lorsque les matières restent dans la région. Bien que les bénéfices soient nombreux, la méconnaissance du concept, le développement de nouvelles compétences permettant de bien hiérarchiser les stratégies et la résistance au changement peuvent représenter des freins importants. La liste des avantages est longue et comprend entre autres : Création de richesse et d’emplois moins délocalisables Développement de technologies et de produits à empreinte environnementale plus faible Source d’innovation et de nouveaux modèles d’affaires Convivialité, bien être, gain d’espace Sauvegarde du patrimoine d'un territoire Préservation des écosystèmes Opportunité de spécialisation pour le territoire Répond aux besoins de long terme des populations Pour avancer concrètement la démarche circulaire, et chapeauté par RECYC-QUÉBEC, de nombreux intervenants du gouvernement, des centres de recherche et d’organismes variés se sont alliés pour étudier et prioriser les secteurs pour accélérer la transition. Ils ont présenté un large éventail de solutions pour stimuler l’indicateur de circularité du Québec. 6 scénarios ont été priorisés et permettront d’augmenter notre circularité. Le rapport de circularité présente en détail un total de 37 stratégies à appliquer. Nos membres producteurs auront un rôle essentiel à jouer, car l’agriculture durable est un pilier de circularité. La puissance de ces interventions combinées dans toutes les sphères de notre économie mènerait à une hausse de la circularité de 3,5 % à 9,8 %. Consultez le rapport 2021 pour en apprendre davantage sur les 37 stratégies améliorant la circularité du Québec. Ces scénarios peuvent servir de base pour une entreprise désirant débuter sa démarche et créer un plan d’action. Être accompagné par un expert en développement durable demeure un excellent premier pas. Cette démarche peut aussi être financée en partie par le Fonds Écoleader, suffit de contacter son agent régional . Vous êtes intéressé par la démarche ou souhaitez en discuter avec moi? Contactez-moi à myra.tremblay@novago.coop.

  • Lancement du recyclage de plastique agricole au BMR La Sarre

    Par Myra Tremblay, MBA, conseillère en responsabilité sociale d'entreprise  Le plastique est partout. Malgré qu’il représente globalement un risque important pour l’environnement, son utilisation demeure.  C’est d’autant plus critique pour notre industrie, car nos zones agricoles regorgent de particules en plastiques qui sont nuisibles pour les sols.  Novago Coopérative est bien consciente des défis environnementaux engendrés et cherche des pistes de solutions permettant à ses employés et ses membres de contribuer activement à un système alimentaire durable. Le développement durable étant crucial pour assurer la résilience de l’agriculture de demain, nous désirons adopter des actions concrètes et agir comme moteur de changements positifs dans notre communauté.  Les membres producteurs de Novago sont au cœur de cette démarche et nous désirons supporter les efforts environnementaux des producteurs d’Abitibi-Ouest en priorisant des initiatives écologiques et efficaces. Novago comprend que la gestion des déchets agricoles est un défi de taille . Dans une perspective durable, il est temps de repenser leur gestion afin d’éviter l'enfouissement car le plastique est une véritable menace pour nos écosystèmes, et notre gagne-pain. Le projet de recyclage de plastique agricole mis sur pied par AgriRÉCUP remédie concrètement à plusieurs obstacles dans l'atteinte de zéro déchet de plastique de notre industrie. Nous reconnaissons l’importance de donner une deuxième vie aux pellicules d’enrobage, aux bâches et aux sacs silos en supportant les marchés finaux de plastiques recyclés et en protégeant mieux nos écosystèmes, et la pérennité agricole du Québec. Nous sommes fiers de nous associer à l’UPA et à AgriRÉCUP dans cette initiative forte de valorisation de plastique agricole.  C’est donc un plaisir pour Novago de contribuer à l’objectif zéro déchet en agriculture en proposant notre quincaillerie BMR de La Sarre comme point de cueillette régional , et ce dès aujourd’hui.  De nouveaux points de cueillette seront lancés prochainement à travers notre réseau coopératif, c'est donc à suivre! Pour de plus amples informations, consultez le Communiqué de presse-Abitibi-20220503-10  rédigé par l'UPA ainsi que le feuillet explicatif dédié aux producteurs agricoles préparé par AgriRÉCUP: Abitibi-Ouest-feuillet-20220207 . Vous êtes intéressé par la démarche ou souhaitez en discuter avec moi? Contactez-moi à myra.tremblay@novago.coop.

  • La valeur des engrais de ferme : mise à jour économique 2022  

    Par Pierre-Luc Brouillette, agr., coordonnateur agriculture durable, Novago Coopérative La valeur des engrais de ferme : mise à jour économique 2022 Plusieurs se demandent, dans un contexte d’augmentation du prix des engrais de synthèse, la valeur économique des fumiers et lisiers appliqués aux champs.  Voici donc la valeur économique des applications de fumier ou de lisier au printemps par rapport à la valeur des engrais minéraux de 2022. La valeur par tonne de différents types d’engrais de ferme a été déterminée pour un enfouissement en moins de 48 heures sur un loam ou loam sablonneux. Il est bon de mettre à jour ces chiffres en considérant l’évolution des prix des engrais minéraux et des facteurs de pertes des fumiers et lisiers.  Comme base de calcul, nous avons estimé le prix des engrais de base pris au plan au printemps, ainsi que les valeurs du CRAAQ pour la valeur fertilisante des engrais de ferme. Il importe de souligner qu’il s’agit ici de résultats qui excluent les frais de transport et d’épandage. Ces frais représentent le plus important poste de dépense à prendre en considération pour obtenir la valeur nette après épandage. Malheureusement, ces frais sont très variables et doivent être adaptés à chaque situation. Ainsi, on observe souvent un écart variant de 4 $ à 20 $ la tonne. Il faut aussi ajouter le passage au champ pour l’enfouissement.  Valeur économique des applications de fumiers – 2022 *Application printemps (enlever environ 20 % pour les applications d’automne) Types de déjection Valeur $/tonne Lisier porc engraissement 12,98 $ Lisier porc maternité 8,45 $  Lisier porc pouponnière 8,41 $ Lisier vache laitière 10,00 $ Fumier poulet grill (mâle) 82,20 $ Fumier pondeuse 100,00 $ Fumier vache-veau 16,12 $ Fumier vache laitière 16,13 $ Fumier bovin engraissement 19,73 $ Vous avez des questions à ce sujet ? Contactez votre expert-conseil Novago Coopérative.

  • Une nouvelle malterie à Bécancour pour Innomalt

    UNE NOUVELLE MALTERIE À BÉCANCOUR POUR INNOMALT Un pas vers l’autonomie alimentaire Bécancour, 25 avril 2022 - L’entreprise québécoise Innomalt poursuit sa croissance avec l’ajout d’une nouvelle malterie à Bécancour qui permettra dès 2023 d’élever ses volumes et ainsi assurer un approvisionnement stable aux microbrasseries d’ici en malt québécois de qualité supérieure. La filière économique micro brassicole est en pleine croissance au Québec et l’engouement grandissant pour les bières de microbrasserie a créé une très forte demande pour le produit de l’entreprise. Cette nouvelle capacité de production québécoise en malt réduira les produits d’importation européenne comparables qui arrivent au pays par voies maritimes. D’ailleurs, le choix de l’emplacement n’est pas un hasard; la région de Bécancour représente un emplacement stratégique pour l’approvisionnement et l’expédition. « Nous sommes fiers de contribuer à l’autonomie alimentaire du Québec, de stimuler la vitalité du secteur agricole et la vitalité économique des régions », souligne Raphaël Sansregret, président d’Innomalt. « Cette nouvelle étape nous permettra de mieux structurer la filière microbrassicole au Québec et de soutenir la passion des brasseurs de chez nous », ajoute Raphaël. Afin de supporter le projet d’une nouvelle installation, les deux co-fondateurs de Innomalt, Raphaël Sansregret et Pascal Viens, se sont associés à des partenaires d’affaires œuvrant dans le secteur agricole et coopératif; soit VIVACO Groupe Coopératif, Novago Coopérative, Délimax société affiliée de Préval AG inc. et Desjardins Capital. Le choix de ces quatre partenaires faisait tout son sens pour les fondateurs de la malterie et surtout, le modèle coopératif collait parfaitement avec leurs valeurs. Les nouveaux actionnaires, à parts égales avec les deux co-fondateurs, siègent désormais au conseil d’administration, apportant leur expertise et leur expérience à la jeune entreprise. « Nous avons choisi des partenaires qui étaient en mesure de nous élever et nous épauler dans notre vision future », mentionne Raphaël. « Ce sont des mentors, des coachs d’affaires, qui vont nous aider à croître et à aller chercher des intrants afin de produire un malt de haut standard. Nous pouvons désormais compter sur un réseau coopératif puissant doté d’experts en agriculture ainsi que sur l’aide des agriculteurs », ajoute Raphaël. Pour les nouveaux partenaires, cette association répondait également à leur mission. Les coopératives VIVACO et Novago y ont vu une belle opportunité d’apporter leur expertise agricole et de prolonger leur chaîne de valeur afin de créer de la prospérité pour leurs membres. Quant à l’entreprise Délimax, société affiliée de Préval AG inc., elle contribuera par la culture des intrants dans ses champs de production agricole. Du côté de Desjardins Capital, le projet répondait à son modèle coopératif ainsi qu’à sa mission de soutenir le développement des régions. « C’est l’ensemble des régions du Québec qui bénéficie de cette nouvelle usine, a fait valoir Jean-Yves Bourgeois, premier vice-président Services aux entreprises du Mouvement Desjardins. L’expertise qui émane de cette collaboration contribue à la création de nouveaux marchés dans le domaine agroalimentaire au Québec. Le Mouvement Desjardins est fier de soutenir la passion et l’ambition d’Innomalt depuis les débuts de l’entreprise en 2015 et souhaite poursuivre cette coopération à long terme. » Le projet de Innomalt a reçu l'appui de plusieurs partenaires financiers :  Le soutien financier de Québec totalise plus de 11 M$, alors que le ministère de l’Économie et de l’Innovation a octroyé un soutien financier de 6,75 M$ du Fonds de diversification économique du Centre-du-Québec et de la Mauricie, Investissement Québec a octroyé 3,4 millions $ par l’entremise de ses fonds propres, et la Financière agricole du Québec a autorisé un financement de 1 million $. Pour sa part, le gouvernement fédéral a accordé, par l’intermédiaire de Financement agricole Canada 6,8 millions$. Finalement, le Mouvement Desjardins a autorisé un financement totalisant 9,8 millions$. « Nous sommes heureux de contribuer à la construction de cette nouvelle usine à la fine pointe de la technologie dédiée à la production de malt québécois à Bécancour. Raphaël Sansregret et Pascal Viens peuvent compter sur les experts d’Investissement Québec pour leur offrir le soutien financier et les outils d’accompagnement nécessaires à la réussite de leur important projet de croissance », affirme Guy LeBlanc, président-directeur général d’Investissement Québec. « Capital Financière agricole est fière de s’associer à de jeunes entrepreneurs talentueux ainsi qu’à un groupe d’investisseurs de haut calibre afin de mettre sur pied une malterie d’une telle envergure. Ce projet permettra ainsi de mieux répondre à la demande du secteur des microbrasseries qui est en pleine effervescence et sera bénéfique à tout l’écosystème québécois de l’orge brassicole », mentionne monsieur Joël Girard, directeur général de CFAI. « Financement agricole Canada est fière d’accompagner une jeune entreprise innovante comme Innomalt qui valorise des intrants de l’agriculture canadienne et qui offre des malts locaux de qualité exceptionnelle », mentionne Manuel Vaillancourt, directeur principal des relations d’affaires à FAC. À propos de Innomalt Innomalt est une malterie 100 % québécoise fondée en 2014 à Sherbrooke par Raphaël Sansregret et Pascal Viens, deux entrepreneurs tout aussi inventifs que passionnés. L’entreprise s’est donné pour mission d’offrir des malts de qualité exceptionnelle, produit dans des conditions idéales à partir d’orge brassicole québécoise soigneusement sélectionné. Raphaël, doctorant en biologie moléculaire des plantes, et Pascal, doctorant en métabolisme des sucres, ont développé le procédé unique et innovant de maltage par de nombreuses activités de R&D. Innomalt fournit en malt un grand nombre microbrasseries du Québec. Source et information Raphaël Sansregret Président, Innomalt rsansregret@innomalt.ca (819) 993-1700

  • Des outils pour prendre soin de votre santé mentale 

    Par Martine Fraser, travailleuse de rang, Au cœur des familles agricoles (ACFA) Des outils pour prendre soin de votre santé mentale Dans le contexte actuel, il va sans dire que nous sommes tous à risque de nous retrouver dans un état de santé psychologique précaire. En effet, nous n’avons qu’une santé et il est primordial de prendre soin non seulement de notre corps, mais aussi de notre tête et de notre cœur.  Concrètement, qu’est-ce qu’un travailleur de rang ? Notre travail consiste à aller à votre rencontre, dans vos fermes, dans vos maisons ou à l’extérieur, et de voir avec vous dans quelle mesure nous pouvons vous aider. Travailler en agriculture rime avec complexité. Les défis et les problématiques qui peuvent en découler sont nombreux. Que ce soit relié à du stress, à une surcharge de travail, à des conflits familiaux et professionnels ou encore à des remises en question, notre objectif est de vous outiller afin que vous puissiez poursuivre vos tâches, tout en prenant soin de vous. Pour ce faire, les travailleurs de rang offrent soutien, écoute ainsi qu’un accompagnement axé sur vos besoins. Le travailleur de rang est un professionnel de la relation d’aide qui comprend les enjeux agricoles et qui connaît bien les ressources du milieu. Plusieurs collaborations avec diverses organisations et ressources sont mises en place sur chaque territoire afin de vous offrir, si nécessaire, les services qui répondent le mieux à vos besoins. De plus, si vous avez besoin de décrocher, la maison d’Au cœur des familles agricoles à Saint-Hyacinthe est là pour vous donner un répit le temps de vous remettre sur pied et de prendre du recul, tout en travaillant avec un(e) intervenant(e).  La réalité agricole En tant qu’intervenant(e)s d’ACFA, nous avons une grande compréhension de la réalité agricole et c’est ce qui fait notre force. Nous sommes flexibles et surtout sensibles à vos enjeux, donc nous nous adapterons à vos heures de travail et au temps que vous avez à nous accorder.  Comment ça fonctionne ? Il existe plusieurs façons de joindre la travailleuse de rang de votre région : via le site internet d’ACFA, par téléphone au 450-768-6995, par Facebook ou par courriel. L’organisme a également une ligne d’appel pour les heures hors bureau où vous pouvez joindre une intervenante rapidement.  Que ce soit pour vous ou pour un proche, la règle d’or : NE JAMAIS HÉSITER. Nous sommes là pour vous.  En terminant, je vous laisse sur de petites astuces bien simples qui peuvent vous aider à tenir le coup en cette période difficile.  À la fin de chaque journée, prenez le temps de trouver trois belles choses qui se sont passées et qui vous ont rendu heureux. Multipliez les moments qui vous font plaisir et surtout, relativisez : certaines tâches peuvent être remises à plus tard. Mettez davantage vos limites. Nommez vos besoins. Les gens qui vous aiment et que vous aimez ne vous en voudront pas de dire non.  Lâcher prise sur les choses sur lesquelles vous n’avez pas de contrôle n’est jamais facile à faire, mais ô combien important ! Rappelez-vous que vous n’êtes pas seul(e) et que les ressources pour vous aider ne sont pas aussi loin que vous le pensez.  Nous vous rappelons également que les producteurs membres de Novago Coopérative bénéficient d’un programme d’aide confidentiel et gratuit. Vous bénéficiez de trois heures de consultation gratuite chaque année. Consultez votre programme d’aide sur briopae.com, le code d’accès est 214-NOV. Vous pouvez aussi contacter ces ressources au 1 888 799-0303.

  • 12 façons de circulariser ses ressources

    Par Myra Tremblay, MBA, conseillère en responsabilité sociale d'entreprise  Comme on a découvert dans les derniers billets, les industries linéaires dépendent de processus non durables et de taux de consommation qui dépassent la capacité de ressources présentes sur terre. L’économie circulaire permet l’amélioration de la durée de vie des produits, car on élimine les résidus et la pollution dès la conception de ceux-ci. De plus, le fait de réutiliser les produits et les matériaux laissent les systèmes naturels se régénérer. Pour mettre sur pied un projet circulaire, il faut de la patience et de la persistance, car on doit repenser tous ces processus internes. Toutefois, les avantages sont nombreux. Plusieurs entrepreneurs québécois ont d’ailleurs témoigné qu’adopter des stratégies circulaires permettait : d’ouvrir de nouveaux marchés d’amener de nouvelles opportunités d’augmenter sa rentabilité , d’ améliorer l’image de marque et sa perception sur le marché. Voici 12 actions concrètes qui permettent d’optimiser l’empreinte environnementale de son entreprise, d’innover et de propulser des procédés propres. Par où commencer pour les entreprises? L’apprentissage assisté par les pairs et le transfert de connaissances accéléreront le rythme vers la circularité. À cet effet, plusieurs ressources sont offertes pour encadrer les entreprises québécoises. Les acteurs paragouvernementaux et centres de recherches listés ici offrent d’ailleurs des outils et différents types d’accompagnement pour débuter et concrétiser sa démarche. De plus, la plateforme de référence Québec Circulaire est une ressource très pratique et renseigne sur les évènements à venir et l’avancement de notre circularité en général. Vous êtes intéressé par la démarche ou souhaitez en discuter avec moi? Contactez-moi à myra.tremblay@novago.coop.

  • Dresser son inventaire des fourrages, c'est stratégique !

    Par Jean-François Lemay, agr., expert en stratégie d’affaires agricole, Sollio Agriculture Dresser son inventaire des fourrages, c'est stratégique !« Pourquoi faire un inventaire de mes fourrages ? On va attendre en avril et on verra combien il va nous en manquer ! ». Combien de fois ai-je entendu cette phrase-là…  Pourquoi ne pas être un peu proactif en effectuant cet exercice dès maintenant ? Des producteurs ont ajouté cette tâche à leur routine d’automne, certains le font plus rigoureusement chaque semaine, et d’autres, plus visionnaires, possèdent des stocks de fourrages pour une période de 15-16, voire 18 mois d’avance ! Cela leur permet d’être à l’abri des caprices de mère Nature et ils peuvent se permettre de servir des fourrages fermentés à l’année.  Certains ne verront que des dépenses dans le fait de soutenir des fourrages dans des structures d’entreposage, alors que d’autres verront cela comme un investissement. Quand on donne des valeurs aux fourrages (220 $/tMS pour l’ensilage de foin, 180 $/tMS pour l’ensilage de maïs), on réalise rapidement que c’est un investissement et non une dépense. Connaitre son inventaire permet de savoir si on aura assez de fourrages et surtout de planifier lesquels seront combinés pour éviter de servir deux ou trois fourrages à 14 %PB en même temps, ou au contraire de servir de trop bons fourrages simultanément. On peut répartir le mal comme dirait mon père ! De plus, on enlève du stress sur les épaules du gestionnaire, une chose à ne pas négliger ! Quatre critères primordiaux à connaitre/évaluer pour une bonne prévision des stocks : la quantité précise de fourrages disponibles en temps réel ; le contenu en matière sèche de chacun des lots ; les inventaires d’animaux à nourrir par strate d’âge et par situation de production (tarie, transition, lactation) ; la CVMS fourrage de chacun de ces groupes d’animaux. IMPORTANT : Prenez en compte les pertes de fourrages selon le type d’entreposage ! Avec toutes ces informations, votre expert-conseil pourra facilement évaluer vos besoins et vos inventaires avec son logiciel d’alimentation ainsi que son outil Excel Ruminants. De cette façon, il sera facile de gérer l’utilisation des fourrages selon les besoins de votre entreprise. Vous pourrez alors agir au lieu de réagir. Voici quelques calculateurs forts utiles que les experts-conseils ont en main pour vous aider : Ag-bag Meule Silo-fosse  Silo vertical Poids des balles (selon le type de presse et avec système « rotocut » ou non) Vous avez aussi accès, comme les experts-conseils, à différents calculateurs via AgConnexion pour vous aider. Une foule d’outils sont offerts pour préciser les calculs demandés. Toute entreprise qui se respecte connait ses inventaires, c’est primordial. Avec les marges qui se resserrent, les aléas de la météo et les soubresauts des prix des intrants, il est encore plus important d’être proactif. Dresser l’inventaire, planifier et tenir à jour cet inventaire de fourrages est assurément un moyen de maximiser la rentabilité votre entreprise.

  • Pour transformer, il faut d’abord mesurer

    Par Myra Tremblay, MBA, conseillère en responsabilité sociale d'entreprise  Saviez-vous que la majeure partie des ressources employées pour satisfaire nos besoins ne sont pas circulaires?  En ce moment, la nature est poussée aux limites de sa biosphère. Ensuite, on fabrique, on pollue, on jette et on recommence.  Ce cycle détruit la planète et il faut l’adresser sans plus tarder.  Plusieurs pays ont déjà migré vers l’économie circulaire et leur contribution positive est indispensable. Nous avons enfin emboité le pas. En effet, le Québec s’est récemment doté d’un indice pour mesurer sa circularité, couplé d’objectifs visant à utiliser en boucles et de façon efficace ses ressources.  L’indice de circularité est mesuré à l’échelle mondiale par Circle Economy et est présenté au Forum économique mondial.  L’indice de circularité permet de quantifier l’écart entre l’utilisation en boucles des ressources d’un pays vs sa réalité industrielle.  Plus l’indice de circularité est bas, plus il témoigne des grandes problématiques de l’économie linéaire basée sur le cycle « extraction-fabrication-élimination ». Repenser les modes de consommation et de production  L’économie québécoise repose sur des taux d’extraction, de production, de commercialisation et de consommation élevés. Selon le plus récent rapport de RECYC-Québec, près de 271 millions de tonnes de ressources et de matières entrent dans l’économie à chaque année. Cela représente 32 tonnes par personne, un niveau supérieur à la moyenne canadienne, et plus du double pour un pays comme la Hollande, qui a une population similaire, mais qui ne mise pas autant sur les importations que nous.  Cette réalité fait que notre indice de circularité au Québec n’est que de 3,5% , comparé à la moyenne mondiale de 8,6 %, tandis que la Hollande offre l’un des meilleurs indices d’Europe avec 24,5%. Pourquoi se soucier de notre indice de circularité? Il est nécessaire de passer à une économie circulaire pour réduire les écarts en matière d’émissions de gaz à effet de serre et limiter les effets de la crise climatique, tout en s’assurant qu’il nous reste des ressources à gérer. Selon le rapport 2021 de Global Circularity Gap, il nous suffirait de doubler la circularité de l’économie planétaire , soit un indicateur de 17 %, pour réduire sous deux degrés le réchauffement climatique mondial.  Collectivement, cela est possible, mais nécessitera un engagement multilatéral de la part de tous les gouvernements, des entreprises et de la société civile. D’un point de vue sectoriel, l’économie circulaire offre des solutions concrètes à très haut potentiel pour la filière bioalimentaire.  Il est important pour Novago, ainsi que ses membres, de se préoccuper de la circularité de ses opérations, car le secteur agricole produit des quantités exceptionnellement élevées de résidus, qui actuellement sont peu réutilisés ou recyclés .  Le potentiel de faire mieux comme industrie est immense! En résumé, rappelons que le développement durable est un objectif global de société visant notre pérennité. L’économie circulaire permet d’avancer dans cet objectif et de hiérarchiser les outils et processus d’une entreprise. Plus une société est circulaire, présentant un indice de circularité élevé, plus elle s’attaque concrètement à nos enjeux.  Comme organisation, il faut y contribuer en repensant nos façons de faire. Vous êtes intéressé par la démarche ou souhaitez en discuter avec moi? Contactez-moi à myra.tremblay@novago.coop.

  • Parlons placement azoté

    Par Stéphane Payette T.P., expert-conseil en productions végétales En collaboration avec François Labrie, agr., conseiller agronomique, Sollio Agriculture. Parlons placement azoté Parmi les questions s’imposant à nos membres, celle de la gestion de l’azote en 2022 figure sans doute dans le groupe de tête. Avec un prix qui dépassera les deux dollars le kilo d’azote, optimiser cet investissement devient une priorité. Nous vous invitons donc à cette réflexion sur l’utilisation des protecteurs d’azote.  L’azote occupe une place prépondérante dans le développement des plantes. Les essais aux champs réalisés partout dans la province le démontrent depuis longtemps. L’effet sur le rendement final dans les cultures de maïs et sur les taux de protéines dans les prairies de graminées est indéniable. Évidemment, la quantité d’azote appliquée variera selon la culture et la zone où nous nous situons. Le facteur invariable sera la pression que le climat exercera sur la disponibilité de l’azote. Bonne nouvelle ! Nous pouvons avoir un impact sur la disponibilité de l’azote en utilisant des protecteurs. Le premier que nous vous proposons est le Puryield, l’azote à dégagement lent. Ce produit permet une application au printemps en présemis. Il libèrera 80 % de l’azote après 60 jours, en fonction de la température. L’avantage marqué de ce type de protection réside dans le synchronisme avec la croissance du maïs. Entre la 1re et la 5e feuille, la plante consomme très peu d’azote. À partir de la 6e feuille, la consommation devient importante. C’est dans cette phase cruciale que le nombre de rangs par épi et que le nombre de grains par rang se décidera. L’azote sera alors disponible pour optimiser ce stade de croissance.  Si vous optez pour le Solaz 32, le Notrolaizer DART vous offrira une protection dans le sol en bloquant la dénitrification. Le Notrolizer 50 vous offrira 14 jours de protection contre la volatilisation dans l’urée appliquée en post-levée en surface. Enfin, le N-Coop contient les deux. « La ceinture et les bretelles », comme le dit si bien mon collègue François Labrie ! Ces outils sont disponibles pour optimiser les 4 B : la bonne source d’engrais, à la bonne dose, au bon moment, au bon endroit. Ainsi, nous optimiserons nos applications de fertilisants azotés et nos récoltes par la même occasion.

  • Novago remet 3,1 M$ à ses membres

    Dans le cadre de son assemblée générale annuelle tenue le 31 mars dernier, Novago Coopérative a fait le rapport de la dernière année à ses membres, partenaires et employés réunis virtuellement pour l’occasion. « Nous présentons cette année des ventes de 379,6 M$, pour un trop-perçu d’exercice de 6,9 M$. Ces résultats positifs, malgré les nombreux vents de face que nous avons affronté en cours d’année, ne sont pas le fruit du hasard. Une part de ce succès s’explique par nos efforts soutenus de redressement et d’optimisation », explique Jean-Nil Laganière, président. Il importe de souligner la contribution importante des autres résultats, dont la ristourne de Sollio Groupe coopératif, pour expliquer ce trop-perçu d’exercice positif. Ces résultats permettent l’émission d’une ristourne de 3,1 M$, votée par les membres. Au cours de la dernière année, Novago Coopérative a également remis près de 200 000$ en dons et commandites, ainsi qu’en aide financière aux participants du Fonds coopératif d’aide à la relève agricole. « Le mandat donné par nos membres est clair : Novago doit être une coopérative efficiente, compétitive et pérenne. Comme conseil d’administration, nous continuerons de prendre les décisions nécessaires pour y parvenir », a précisé monsieur Laganière. La coopérative misera sur l’expertise de ses équipes, l’excellence opérationnelle, les synergies entre les secteurs, la croissance, l’innovation et le développement durable pour atteindre ses objectifs. Des projets qui se succèdent Plusieurs projets ont marqué 2021, comme l’acquisition de l’entreprise Frigon inc. de Louiseville, des investissements dans le Couvoir Côté et dans une usine d’enrobage d’engrais en Ontario, ainsi que l’intégration de Sollio & Grains Québec. Lors de l’assemblée, Novago a également annoncé à ses membres un projet de construction de centre d’engrais dans Lanaudière et des investissements dans des activités d’ensachage à Louiseville. « Notre excellent bilan nous permet de concrétiser des investissements importants, mais aussi de soutenir les rationalisations requises pour assurer notre pérennité » a mentionné Dany Côté, directeur général. « Les défis de demain seront grands, avec l’inflation, la pénurie de main d’œuvre, les enjeux d’approvisionnement et l’augmentation des coûts de transport, pour n’en nommer que quelques-uns. Cependant, nous ne pouvons faire fausse route en nous concentrant sur notre mission de contribuer au succès des producteur agricoles », a-t-il conclu. Le président de Novago Coopérative, Jean-Nil Laganière (au centre), accompagné du directeur général Dany Côté (à gauche) et de la secrétaire générale Valérie Ouellet (à droite), lors de l’assemblée virtuelle.

  • Amour, agriculture & coopération : Ève Genois et Denis LaRue

    Par Mélisa Tranchemontagne, conseillère en communication Novago Coopérative Amour, agriculture & coopération L’adage dit, « Qui prend mari prend pays ». En agriculture, on devrait plutôt dire « Qui prend mari prend mode de vie » ! Partez avec nous à la rencontre de trois histoires d’amour inspirantes de nos membres. Ève Genois et Denis LaRue Ferme Ancestrale LaRue, Neuville, Capitale-Nationale Nous avons vu naître l’histoire d’amour entre Ève et Denis sous nos yeux, lors de la 9e saison de l’émission L’Amour est dans le pré. Des trois prétendantes, ce sont les yeux pétillants d’Ève qui ont finalement conquis le cœur de Denis. Après avoir passé une semaine à la ferme, ils ont pu profiter d’une escapade à Montréal et ils ont rapidement convenu de poursuivre leur aventure dans la « vraie vie ».  Comment se porte le couple un an plus tard? « Numéro un! », lance spontanément Denis. En effet, le couple file le parfait amour depuis la fin de l’émission. Ils se découvrent continuellement des intérêts communs et se ressemblent beaucoup.  Le couple n’a pas encore emménagé officiellement ensemble, mais entrevoit ce projet à moyen terme. Ève étant mère monoparentale de deux jeunes adultes aux études, il est important pour la famille que cette transition se fasse graduellement. Ève poursuit donc son travail en administration, alors que Denis consacre son temps à la ferme familiale. Ils unissent leurs forces régulièrement, alors qu’Ève assiste Denis sur différentes tâches administratives de son entreprise et qu’elle participe avec plaisir à la récolte du maïs sucré, pendant la saison.  Pour le couple, la conciliation travail-famille est une priorité. Ils s’assurent que leur famille respective se sente bien et trouve son équilibre dans cette nouvelle vie. Quels sont les secrets pour y arriver? « La force de notre couple réside dans la communication, la transparence et le respect », explique Denis. « L’agriculture, ce n’est pas toujours rose : ça amène son lot de défis, même si c’est le plus beau des métiers », ajoute-t-il. Ève et lui se vouent un grand respect mutuel et s’adaptent à leurs réalités respectives.  L’amour dans la simplicité  Ève apprécie particulièrement le côté humoristique de Denis et sa simplicité. D’ailleurs, c’est un mot qui revient souvent dans le couple. La complexité, très peu pour eux! Ils souhaitent profiter de la vie simplement. Ils aiment les randonnées à motoneige et attendent impatiemment les températures clémentes pour en profiter. Lorsque nous avons demandé à Denis s’il referait l’émission, la réponse ne s’est pas fait attendre : « Oui, sans aucune hésitation! Depuis qu’Ève est entrée dans ma vie, je constate à quel point sa compagnie est douce et précieuse ». Tellement qu’il envisage, lorsque la pandémie sera derrière nous, d’unir leur amour officiellement… une histoire à suivre!

  • Amour, agriculture & coopération : Katrine Venne et Pier-Luc Massicotte 

    Par Mélisa Tranchemontagne, conseillère en communication Novago Coopérative Amour, agriculture & coopération L’adage dit, « Qui prend mari prend pays ». En agriculture, on devrait plutôt dire « Qui prend mari prend mode de vie » ! Partez avec nous à la rencontre de trois histoires d’amour inspirantes de nos membres. Katrine Venne et Pier-Luc Massicotte Ferme Massicotte Holstein, Champlain, Mauricie  C’est lors d’un voyage en 2009 que Katrine rencontre Amélie, la sœur de Pier-Luc. Visionnaire, cette dernière lui avait alors mentionné qu’elle verrait bien Katrine avec son jeune frère. Quelques mois plus tard, Katrine croise Amélie à Trois-Rivières : coïncidence, son frère est justement avec elle… Il n’en fallait pas plus pour qu’Amélie s’empresse de les présenter l’un à l’autre. Katrine décrit encore ce moment avec émotions : « C’est le genre de coup de foudre qui vous traverse et vous renverse ». Amélie avait donc vu juste! À la même période, Pier-Luc était en processus de démarrage et transfert d’entreprise à la ferme. N’étant pas du milieu agricole, Katrine ignorait à l’époque tout le travail que cela pouvait représenter. Elle raconte : « J’ai failli mettre un terme à notre histoire, parce que Pier-Luc avait annulé notre première sortie, prétextant la fatigue ». Quelques années plus tard, ayant une meilleure compréhension du milieu, elle mentionne en riant : « Aujourd’hui, je ferais preuve de plus d’indulgence! ». Ce premier rendez-vous manqué n’a pas été garant du futur : ils ont commencé à se voir sur une base régulière, pour apprendre à se connaître. La chimie étant au rendez-vous, ils ont rapidement officialisé leur relation.  Dans les premières années de leur relation, Katrine a maintenu son travail en tant que designer d’intérieur, mais une passion grandissante pour l’agriculture l’animait. La naissance de ses trois enfants, Delphine, Thomas et Sarah, âgés respectivement de neuf, sept et cinq ans, et le décès de sa mère, ont fait mûrir sa décision de se concentrer uniquement sur la ferme. Même si la courbe d’apprentissage était grande, son conjoint et ses beaux-parents, Maryse et Roger, lui ont rapidement fait confiance. « Plus j’en voulais et plus on m’en donnait », mentionne-t-elle.  Oser et se faire confiance Katrine avoue avoir été victime du syndrome de l’imposteur au départ. C’est en osant qu’elle a su faire sa place dans cette famille qui baigne dans l’agriculture depuis plusieurs générations. C’est d’ailleurs le conseil qu’elle donne aux personnes non issues du milieu qui l’intègre : osez vous outiller. C’est ce qu’elle a fait en s’impliquant auprès des Agricultrices de la Mauricie et en réalisant un AEC en gestion d’entreprise agricole. « Peu importe notre parcours, on a quelque chose à apporter et il faut se faire confiance », souligne-t-elle.  Quand on lui demande quelle qualité elle apprécie le plus chez son partenaire, elle répond sans détour : « Pier-Luc est un très bon communicateur, autant pour sa famille que pour l’entreprise. Avec lui, rien ne traîne. Aussi, même si le travail est exigeant, il accorde toujours du temps de qualité à notre famille ». Pier-Luc partage la même admiration pour sa conjointe : « Je lui suis reconnaissant d’avoir embarqué dans l’aventure avec moi à 100 %. Non seulement dans l’entreprise, mais également dans la vie de famille. Elle nous apporte tous beaucoup! ».

  • L’économie circulaire c’est quoi?

    Par Myra Tremblay, MBA, conseillère en responsabilité sociale d'entreprise  Être circulaire, c’est  repenser sa chaîne de valeur et optimiser l’utilisation de ses ressources pour éviter le gaspillage. L’économie circulaire permet de transformer les déchets en ressources , de diminuer la pollution et de prolonger la durée de vie des matériaux et des produits finis . Un autre avantage de l’économie circulaire est la création de nouvelles collaborations et d’opportunités d’affaires rentables , grâce au maillage entre producteurs, transformateurs, distributeurs et restaurateurs.  Cette création de valeur collective est un aspect très intéressant du modèle économique durable, surtout dans l’industrie agroalimentaire, où le potentiel de valorisation des résidus agricoles est fort. La définition académique va comme suit : « l’économie circulaire est un système de production, d’échange et de consommation qui contribue directement au développement durable. L’économie circulaire permet d’optimiser l’utilisation des ressources à toutes les étapes du cycle de vie d’une bien ou d’un service, dans une logique circulaire, tout en réduisant l’empreinte environnementale et en contribuant au bien être des collectivités et des individus » . Plus simplement, l'économie circulaire offre des solutions concrètes aux entreprises pour repenser et optimiser leurs modèles d’affaires.  Ce remaniement plus durable permet aussi de limiter le réchauffement climatique, de préserver nos ressources naturelles limitées et de stimuler des sociétés équitables. De plus en plus d’organisations cherchent à transformer les principes de l’économie circulaire en une réalité pratique, parce qu’elle offre aussi des opportunités d’affaires considérables. En référence au graphique ci-dessus, l’économie circulaire propose donc de : Réduire en amont la quantité de ressources vierges consommées (1) Intensifier l'usage des produits (2.1) Allonger leur durée de vie (2.2) Remettre en circulation les ressources et matériaux une fois les produits arrivés en fin de vie utile (2.3.) Nous étudierons plus en détail les différentes stratégies dans les articles à venir. Vous êtes intéressé par la démarche ou souhaitez en discuter avec moi? Contactez-moi à myra.tremblay@novago.coop.

  • Amour, agriculture & coopération : Élise Côté et Jean-Sébastien East

    Par Mélisa Tranchemontagne, conseillère en communication Novago Coopérative Amour, agriculture & coopération L’adage dit, « Qui prend mari prend pays ». En agriculture, on devrait plutôt dire « Qui prend mari prend mode de vie » ! Partez avec nous à la rencontre de trois histoires d’amour inspirantes de nos membres. Élise Côté et Jean-Sébastien East Ferme Rescator inc, Palmarolle, Abitibi-Témiscamingue Les amoureux se sont rencontrés alors qu’Élise était experte-conseil pour la coopérative. Bien qu’elle ne fût pas la ressource dédiée à la ferme de Jean-Sébastien, ils avaient eu l’occasion de se croiser à quelques reprises. Entre autres, Élise s’occupait alors de l’Exhibit Coop à l’Exposition agricole du Témiscamingue, et elle profitait toujours de l’occasion pour visiter Jean-Sébastien et l’inciter à présenter une vache à l’exposition. L’histoire ne mentionne pas s’il s’agit d’une invitation désintéressée ou d’une défaite pour se revoir… mais de fil en aiguille, ils ont appris à se connaître et sont tombés amoureux. Le destin aurait pu les réunir plus tôt, puisqu’ils sont tous les deux diplômés du programme de l’ITA de Saint-Hyacinthe, en gestion et exploitation d’entreprise agricole. Cependant, Élise a dû s’établir en Abitibi pour que leurs chemins se croisent. Un changement de vie qui s’est avéré intéressant à plus d’un niveau pour celle qui est originaire de Durham-Sud, dans le Centre-du-Québec. Après quelques années de fréquentation, Élise a rejoint l’entreprise de Jean-Sébastien et de ses parents. Son plus grand défi a évidemment été de s’adapter à cette nouvelle vie, mais pas à pas, elle s’est impliquée dans la ferme et y a trouvé sa place. Neuf ans plus tard, avec trois enfants, un quota qui a doublé et un actionnariat de 50 % chacun, on peut dire que c’est mission accomplie! Fierté et reconnaissance mutuelles Leur plus grande fierté est sans aucun doute leurs enfants, mais également l’évolution de leur couple. « Nous avons une vision similaire du futur, de notre entreprise et des objectifs communs. C’est ce qui solidifie notre couple », confie Élise. « Son honnêteté, son sens de l’humour et son travail acharné sont des qualités et des valeurs que j’admire chez lui », complète-t-elle. Jean-Sébastien, de son côté, souligne que cette histoire d’amour est un peu comme un rêve qui s’est réalisé pour lui. « J’y pensais souvent quand j’étais plus jeune. Je me trouve tellement chanceux d’avoir trouvé une personne passionnée qui était prête à venir s’établir avec moi sur ma ferme en Abitibi. Je suis très reconnaissant qu’elle ait fait des sacrifices pour s’établir avec moi. À 800 km de sa famille, ce n’est pas rien… ».

  • L’urgence de revoir notre économie

    Par Myra Tremblay, MBA, conseillère en responsabilité sociale d'entreprise  Cet hiver, j’ai assisté à de nombreux webinaires et j’ai constaté avec plaisir la grande vitalité entrepreneuriale visant le développement durable du Québec. Plusieurs organismes présentent des programmes visant à guider les organisations vers une transition nécessaire dans l’utilisation responsable de nos ressources. Il faut réaliser que la dégradation environnementale accélérée, la crise climatique, la perte de la biodiversité, l’insalubrité alimentaire et les inégalités sociales sont des enjeux majeurs dans le monde. Plusieurs sont carrément irréversibles et posent des risques physiques et de transition vers une économie résiliente qui assurera notre pérennité. Lors des présentations, j’ai été particulièrement choquée d’apprendre que 90% des matières produites dans le monde viennent de ressources vierges . Cela signifie qu’on recycle environ 9% des matériaux utilisés, et que l’on continue d’en extraire de nouveaux de la Terre, chaque jour.  Au Québec, on parle d’à peine 3,5%. Nos sociétés de consommation utilisent 74% plus de matières que la nature arrive à fournir et à régénérer en 1 an.  Comment tendre vers le développement durable quand on vit à crédit sur les services de la nature? Il faut d’abord comprendre que notre modèle économique actuel est linéaire.  La formule « extraction-fabrication-élimination » est reproduite à l’échelle planétaire et utilise des combustibles fossiles, ce qui est problématique.  De grandes quantités d’énergies et de matières premières sont utilisées pour satisfaire des besoins, puis sont éliminées de façon inefficace, créant un casse-tête de gestion des déchets et une destruction des écosystèmes. Toutes les recherches pointent dans la même direction : notre économie linéaire actuelle a atteint ses limites . Nos ressources planétaires sont limitées et chaque étape de production génère toujours plus de déchets et de pollution. C’est d’autant plus critique dans l’industrie agricole, car toutes les étapes de la chaine alimentaire mènent à des pertes.  Ce sont 11,2 millions de tonnes par année qui sont gaspillées au Canada1. C’est assez pour nourrir tous les Canadiens pendant 5 mois!  Mondialement, le portrait n’est pas plus rose : on parle du tiers de tous les aliments qui sont gaspillés, alors que plusieurs régions sont encore en précarité alimentaire. C’est donc de notre devoir de conserver les ressources en boucle pour maximiser leur utilisation. Pour préserver le capital naturel de notre planète et assurer l’avenir de ses habitants, nous devons faire (beaucoup) mieux, surtout quand on réalise que l’humain gaspille 91% de ses ressources. L’objectif ultime est de délaisser notre modèle économique linéaire et de transitionner vers une économie circulaire qui permet de : Conserver la valeur des produits et composantes le plus longtemps possible Tendre vers le zéro déchet Limiter le recours aux ressources vierges Générer de la vitalité économique et du bien-être partagé Les prochains billets permettront de comprendre le concept de l’économie circulaire plus en détail et nous explorerons comment une organisation peut circulariser ses processus afin d’être résiliente et économiquement viable. Vous êtes intéressé par la démarche ou souhaitez en discuter avec moi? Contactez-moi à myra.tremblay@novago.coop. Source : The Avoidable Crisis of Food Waste : Technical Report, page 25 (2019), VCMI and Second Harvest

  • 12 conditions gagnantes pour la RSE

    Par Myra Tremblay, MBA, conseillère en responsabilité sociale d'entreprise  La responsabilité sociale d'entreprise (RSE) permet de prendre un virage stratégique dans lequel les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance sont intégrés dans chaque décision.  À cause de son grand impact sur sa chaîne de valeur, il est important d’incorporer la responsabilité sociale d'entreprise dans tous les éléments pertinents de l’organisation: de son conseil d’administration, à ses interventions clients jusqu’aux fonctions administratives internes. Certaines dispositions internes constituent des préalables à la réalisation de la RSE et permettent une implantation efficace de sa stratégie.  Les préalables mentionnés ci-dessous1 permettent un aperçu rapide, mais clair, de leur importance dans le déroulement de sa démarche RSE. La démarche doit absolument être portée par des leaders qui y croient réellement et s’engagent authentiquement en fournissant les ressources nécessaires. La stratégie RSE doit être alignée et cohérente avec le modèle d’affaires , les valeurs d’entreprise et supportant la pérennité de l’organisation dans son ensemble. Une bonne gouvernance du conseil d’administration est nécessaire pour protéger la démarche et suivre de près son déroulement. La démarche doit être conforme au cadre légal et aux réglementations en vigueur. Il faut rendre des comptes aux parties prenantes et être responsable des impacts des activités de l’entreprise dans la société. Il faut faire preuve de transparence et communiquer ouvertement des informations précises et fiables. Se doter d’un code d’éthique concrétise la prise de conscience de ses actions, et de ses conséquences sur la collectivité. Compter sur des leaders au comportement éthique irréprochable est tout aussi important. Une prise en compte des intérêts des membres et employés et un dialogue ouvert et sincère avec eux permet d’établir une relation de confiance. Rallier vos fournisseurs et s’assurer qu’ils connaissent et respectent vos attentes, en matière de responsabilité, par exemple concernant la fixation de prix justes. La prise en compte des risques liés aux engagements RSE permet de prendre des décisions éclairées et de protéger le patrimoine corporatif. Réalisation que la performance n’est plus que financière mais comprend désormais les impacts de ses activités sur les parties prenantes. En résumé, la présence des préalables dans une organisation a une incidence sur le développement de la responsabilité sociétale et ces facteurs vont soutenir son évolution et sa pratique à l’interne. Vous êtes intéressé par la démarche ou souhaitez en discuter avec moi? Contactez-moi à myra.tremblay@novago.coop. Source : Joanne Desjardins conseillère sénior en gouvernance

  • Rappel de la diminution de la plage de tolérance

    Rappel de la diminution de la plage de tolérance Par Hugues Ménard, B.Sc. T.P., expert stratégie d'affaire agricole secteur laitier, Sollio Agriculture C’est le premier août que la plage de tolérance négative de production de quota passera de – 30 à -15 jours, c’est important de se le rappeler! En effet, pour les producteurs dont la marge se situe en deçà de la future norme au 1er aout, ces journées seront perdues à jamais. Par exemple un producteur de 100 kg de quota qui serait à      -21 jours, passerait directement à – 15 jours, donc l’équivalent 600 kg de gras non produit, perdu. Pour un producteur qui serait à -30, ce sera 15 jours de perdus, donc 1500 kg de gras. Avec une marge alimentaire de 12$ le kg, cela représente 18 000$ de manque à gagner. C’est un pensez-y bien, il est grand temps de planifier! D’ailleurs, une planification laitière nous confirme que l’impact monétaire sur la marge est autour de 18-19 000$ (voir fig. 2 et 3). Fig. 2 Fig. 3 Maintenant il faut savoir si on aura assez de vêlages pour cette production ou bien si on a besoin de vaches? Si la planification laitière ne nous indique pas une augmentation de production, il faut envisager d’acheter des vaches. Il ne reste que 6 mois ! Si on garde notre exemple, il nous faudra produire 1500 kg de plus durant 6 mois ou 180 jours, donc 8,3 kg de gras de plus par jour. Une vache de 50 kg de lait à 4,0 Kg par Hl produit 2 kg de gras par jour. Bien sûr cette vache ne produira pas 50 kg sur 6 mois, en revanche on peut prétendre qu’une bonne vache pourrait produire en moyenne 1,4 kg de gras par jour, l’équivalent de 35 kg à 4 kg/hl de gras pour les six premiers mois de lactation. À ce niveau, il faudrait six vaches de plus. Vous me direz « à 3000$ la vache, on ne fait pas d’argent! » Nous avons les outils pour calculer le point mort, en tenant compte de l’ensemble des charges reliées aux vaches en plus. Le calcul en vaut le coût ! Plutôt que de laisser l’argent sur la table, profitons-en pour améliorer notre sort pour l’avenir parce que si on ne fait rien, nous n’auront ni les vaches ni le revenu du lait. Dans ce dernier scénario on parle de tolérance à moins 30 jours, mais peu importe où vous vous situez, si vous vous retrouvez en bas de moins 15 jours il faut remédier à cette situation!   Un conseil, visez -10 jours… car viser -15, c’est fleurter avec la ligne du non reportable. Vos experts-conseils peuvent vous aider à planifier et calculer le meilleur scénario pour votre situation, n’hésitez pas à leur demander!

  • Le danger de l’écoblanchiment

    Par Myra Tremblay, MBA, conseillère en responsabilité sociale d'entreprise  L’écoblanchiment, c’est utiliser les relations publiques à tort pour positionner une entreprise comme étant respectueuse de l’environnement, même si ce n’est pas le cas .  L’application peut être large, allant d’utiliser des étiquettes vertes trompeuses jusqu’à investir dans une campagne de marketing pour promouvoir son engagement environnemental sans avoir changé ses processus internes polluants ou problématiques. Il est primordial pour une entreprise d’être juste et honnête en communiquant ses actions RSE, car le prix est très cher payé quand le public se sent manipulé ou trahi. En effet, une étude récente de Jong, Huluba et Beldad (2020) a prouvé à quel point la sincérité et la crédibilité jouent un rôle central dans la communication RSE. « L’avantage concurrentiel est atteint uniquement en prenant un engagement substantiel et transparent envers l’environnement. » L’intégrité de l’organisation est en jeu et les conséquences de faire de l’écoblanchiment varient selon le degré de transparence utilisé dans sa communication. Lorsque les consommateurs sont convaincus qu’une organisation a délibérément menti sur sa performance environnementale, les répercussions sur la réputation peuvent être graves et affectent le chiffre d’affaires.  En effet, cette perte de confiance peut se traduire par des intentions d’achats qui diminuent, par des évaluations de produits négatives sur son site internet, par un boycottage, par une campagne organisée sur les médias sociaux, etc. Il est aussi important de comprendre que l’écoblanchiment a d’autres conséquences néfastes. Par exemple, il mine le mouvement vert et bloque les vrais progrès environnementaux .  De plus, certaines entreprises peuvent décider de ne pas se commettre à diminuer leurs impacts négatifs de production, lorsqu’elles voient des compétiteurs utiliser du marketing de vanité que pour l’image. Cette pratique engendre aussi le scepticisme des consommateurs . En effet, plusieurs consommateurs sont prêts à payer plus pour des produits responsables, mais perdent confiance lorsqu’ils sentent que leurs efforts ne feront pas de différence.  Se faire manipuler ainsi diminue le pouvoir d’achat des consommateurs et leur fait aussi gaspiller leur argent, une double frustration. Donc, pour les entreprises désirant utiliser leur positionnement écologique comme un atout, il est important d’effectuer une vérification des allégations de durabilité de ses fournisseurs, afin d’éviter les surprises et travailler concrètement sur son cycle d’affaires.  En général, le mot d’ordre est de toujours de joindre le geste à la parole, d’être transparent dans ses communications et dans sa disponibilité d’informations sur le site internet, et d’être honnête dans ces motifs et ses intentions. Vous êtes intéressé par la démarche ou souhaitez en discuter avec moi? Contactez-moi à myra.tremblay@novago.coop.

  • Clarifier ce que la RSE n’est pas

    Par Myra Tremblay, MBA, conseillère en responsabilité sociale d'entreprise  La démarche en responsabilité sociale des entreprises (RSE) devrait toujours s’imbriquer dans la stratégie globale de l’entreprise car elle en vise sa pérennité.  Toutefois, certaines organisations ont encore du mal à y voir un réel avantage comparatif et tardent à se positionner.  Pire encore, plusieurs entreprises développent des tactiques plus ou moins éthiques visant surtout à redorer leur image de marque à travers une fanfare de marketing.  Comme la RSE a une portée profonde dans la réalité opérationnelle d’une organisation, il est important de comprendre ce que la RSE n’est pas, afin d’élaborer un plan éthique, authentique et aligné avec les valeurs corporatives. Une nuance importante La RSE c’est une pratique d’affaires qui découle des valeurs profondes de l’entreprise, et de son désir d’apporter du changement pour sa communauté, au-delà de ce qui est exigé par la loi.  Comme la RSE se manifeste à tous les niveaux de la chaîne de valeur, elle va au-delà de la philanthropie, qui est une redistribution des profits en fin de vie du cycle d’affaires. La RSE englobe non seulement ce que les entreprises font avec leurs profits mais aussi comment elles les génèrent.   Aucune redistribution de profits dans la collectivité ne pourra dissimuler comment ces profits ont été générés en premier lieu. Faire preuve d’intégrité est un élément clé de la RSE, et bien heureusement l’intégrité est déjà une valeur profonde véhiculée au sein de Novago. Donc, une organisation qui a de mauvaises pratiques sociétales fait preuve d’irresponsabilité sociale tout simplement. Et ce, peu importe ses dons à des œuvres de charité (philanthropie), ses projets de développements communautaires et ses actions en développement durable. Voici de mauvais exemples qui minent la réputation de la RSE : Utiliser l’argument écoresponsable pour améliorer son image sans améliorer sa chaîne de valeur. Ça c'est de l'écoblanchiment! Un rapport annuel vide de valeur ajoutée De la philanthropie pour détourner l'attention ou réalisée par obligation Un outil de marketing Mettre un emballage écologique autour d’un produit dangereux pour la planète pour le rendre plus éthique Des investissements communautaires pour faire oublier les déficiences de ses processus d'affaires Tous ces énoncés ci-dessus sont en fait des contre-exemples et ne sont pas de la responsabilité sociale d’entreprise authentique qui a pour but d’amener du changement concret.  En résumé, la RSE est une philosophie de gestion, et non un acte de communication ponctuel. Vous êtes intéressé par la démarche ou souhaitez en discuter avec moi? Contactez-moi à myra.tremblay@novago.coop.

  • Performance laitière 2021

    Performance laitière, découvrez les récipiendaires 2021 !  Performance Laitière, la reconnaissance laitière de Sollio Agriculture, reconnaît les fermes ayant atteint les kilos de composantes les plus élevés de leur production. Pour cette deuxième édition, c’est un nombre impressionnant de 44 fermes de Novago Coopérative qui se sont démarquées, soit six de plus que l'an dernier. Soulignons la performance impressionnante de Ferme Sauvageau de St-Thuribe, propriété de Tony Sauvageau, qui s’est, encore une fois cette année, hissé dans le sommet des résultats de Novago Coopérative, mais aussi en deuxième place du tableau pour l'ensemble des résultats au niveau provincial. Voici le classement des producteurs de Novago Coopérative ayant atteint un total de kilogrammes de gras et de protéines par vache par jour de 2,5 kg pour la race Holstein et de 2,1 kg pour les races 100 % colorées. Toutes nos félicitations aux fermes récipiendaires, Novago Coopérative est fière de vous accompagner dans l’atteinte de ces performances d’exceptions. FermeLocalitéKg ComposanteFerme SauvageauSt-Thuribe3,27Ferme Philippe LafontaineHérouxville2,93Ferme CaribouTerrebonne2,91Ferme TopSaint-André-Avellin2,89Ferme Dupas IncLa Visitation de l'Île-Dupas2,82Ferme André HamelinSaint-Luc-de-Vincennes2,81Ferme GermecHérouxville2,80Ferme KaribelSt-Paul-de-Joliette2,77Ferme ComaroPont-Rouge2,76Ferme Rose HavenLorrainville2,75Ferme AmantièreDeschambault-Grondines2,75Ferme Léo Jacobs et FilsPortneuf2,75Ferme Wilvoc HolsteinPlaisance2,72Ferme Louis, Kristian et Alain ForgetLaval2,71Ferme Vieux Saule Holstein incSaint-Esprit2,71Ferme Pittet inc.St-Tite2,71Ferme Rivière ChaudePont-Rouge2,68Ferme RocheleauPont-Rouge2,67Ferme Sylvain Laquerre incSt-Casimir2,67Ferme Montambault-TessierSt-Adelphe2,64Ferme FloromaPont-Rouge2,64Ferme FanicoChamplain2,64Ferme MC BeaujourRawdon2,64Ferme Denis Champagne et filsSt-Thomas-de-Joliette2,63Ferme Desleduc GMSLochaber2,62Ferme Yvon Richard et filsPont-Rouge2,61Ferme GalarneauBarraute2,60Ferme Domen-Baste HolsteinSt-Edmond2,59Ferme LouigySt-Casimir2,58Ferme J.M.S. AmitiéFerme-Neuve2,57Ferme Alain et René RodrigueSt-Tite2,57Ferme Réjean St-AndréSt-Roch-de-L'Achigan2,56Ferme GéobastienSte-Anne-des-plaines2,55Ferme Des Forest inc.Ste-Marcelline2,54Ferme Samson et filsSt-Félix-de-dalquier2,54Ferme henmajémyliSte-Germaine-Boulé2,53Ferme BelvacheSte-Anne-des-plaines2,53Ferme Beauvilait sencL'Épiphanie2,53Ferme GuilboSt-Roch-de-L'Achigan2,51Ferme Guy SimardSt-Ambroise2,51Ferme Des Mille-ÎlesLaval2,50Ferme Kildare 1 incSte-Mélanie2,22Ferme Jada Jersey sencSte-Anne-du-Lac2,16Ferme L&G BrassardLa conception2,10

  • La responsabilité d’entreprise au quotidien

    Par Myra Tremblay, MBA, conseillère en responsabilité sociale d'entreprise  Novago s’illustre dans l’une des industries les plus propices à l’amélioration continue en responsabilité sociale d’entreprise (RSE), car nous avons un immense impact à plusieurs niveaux. En effet, les sols, les ressources, les animaux, les eaux, les produits agroalimentaires, les consommateurs, le conseil d’administration, les membres, les employés et les autres parties prenantes... Ouf! Le potentiel est immense pour la coopérative. Vous le savez, face aux pressions croissantes exercées sur les terres et les ressources, une agriculture performante est plus indispensable que jamais.  Pour Novago, être socialement responsable a un double sens : par notre implication dans le cycle agroalimentaire - l’un des secteurs phares du développement durable - et par la nature coopérative de notre organisation. Sans même que vous vous en rendiez compte, la RSE s’intègre dans plusieurs de vos actions du quotidien. Par exemple, les experts-conseil ont un rôle important à jouer, en accompagnant les producteurs dans l’atteinte de leurs objectifs d’affaires et pour encourager des procédés durables qui assureront la sécurité alimentaire de nos régions.  L’agriculture durable offre aussi de nombreux avantages pour nos membres, permettant ainsi d’améliorer la rentabilité des fermes, le bien-être des animaux et la productivité des sols en évitant tout gaspillage, entre autres. Les prochaines étapes Mon principal objectif est de clarifier la notion de responsabilité d’entreprise pour Novago.  Comme conseillère en RSE, j’ai pour mission de structurer, développer et mettre en valeur les meilleures pratiques de notre coopérative en tant qu’entreprise socialement responsable, le tout dans un plan concret et utile. La première étape du mandat est de me familiariser avec la coopérative et de brosser un portrait actuel de la situation.  Ce diagnostic des actions en développement durable déjà mises en place chez Novago est le point de départ afin d’émettre des recommandations sur comment développer votre stratégie RSE. La deuxième étape sera de définir les priorités, afin de les inscrire dans le plan d’action RSE, qui sera arrimé avec la planification stratégique qui se conclura en mars 2022. La phase d’intégration verra la mise en branle des projets porteurs établis dans la coopérative, et ils seront par la suite suivi et mesurés. D’ici la fin de mon mandat à l’automne 2022, je souhaite présenter - de manière complète et structurée - les engagements que Novago prend face aux enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance.  C’est donc une très belle aventure qui débute, afin de mettre en valeur et développer de nouvelles actions qui positionneront Novago comme une entreprise responsable incontournable! Vous êtes intéressé par la démarche ou souhaitez en discuter avec moi? Contactez-moi à myra.tremblay@novago.coop.

  • Une démarche RSE : un incontournable pour le futur

    Par Myra Tremblay, MBA, conseillère en responsabilité sociale d'entreprise  Nous avons abordé dans notre dernier texte la différence entre la RSE, qui vise à nous positionner comme une entreprise socialement responsable, et le développement durable, qui vise la pérennité des écosystèmes, de ses ressources et de ses habitants tout en étant économiquement viable comme entreprise. Lorsque le concept du développement durable est bien compris au sein d’une organisation, il devient un axe structurant de toute stratégie corporative et n’est plus considéré comme un ‘nice to have’ gravitant autour des activités. Évidemment, le développement durable requiert d’avoir des modes responsables de production, de distribution et d’offre de services, qui doivent avoir le moins d’impacts négatifs possible. Il mène aussi à changement de mentalité jusqu’au bout de la chaîne de valeur, car le consommateur final a aussi des comportements de plus en plus responsables.  En effet, l’acheteur devient donc plus exigeant dans ses choix, car il est plus conscient des bénéfices qui y sont associés, et ce, même si un produit ou service coûte plus cher. Vous le constatez maintenant : il est à l’avantage de toute organisation de prêter une sérieuse attention à la responsabilité d’entreprise et d’accélérer son cheminement. Une vision à court, moyen et long termes Quand on aborde le développement durable, c’est toujours avec une vision à long terme de l’impact de nos activités. Quant à elle, la responsabilité sociale d’entreprise est une stratégie déployée dans l’immédiat pour atteindre nos objectifs à long terme de développement durable.  La RSE mise sur la pérennité de l’organisation et ses actions sont donc posées dans le court et moyen termes.  Si Novago souhaite se doter d’une stratégie RSE, c’est pour démontrer notre engagement pour le bien-être de la société et de l’environnement, tout en solidifiant notre capacité organisationnelle à fonctionner efficacement dans le futur, de manière éthique et transparente.  Une stratégie solide intègre les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) à toute décision et se traduit par des actions concrètes dans un plan bien structuré. Malgré l’évidence d’agir maintenant, plusieurs entreprises tardent à développer leur stratégie RSE, y voyant peu d’avantages concurrentiels versus le temps exigé pour la concevoir.  C’est en fait tout le contraire qui surgit : la RSE est un réel avantage stratégique. Elle permet, entre autres, de se différentier sur les marchés, de mieux gérer ses risques réputationnels, d’optimiser ses opérations, d’améliorer sa performance économique et d’assurer une meilleure cohésion sociale, grâce à un dialogue permanent avec ses parties prenantes. La RSE transformative , celle qui a de réels effets positifs sur la société, crée de la valeur partagée à même nos activités .  L’objectif est donc de faire d’une pierre, deux coups, en générant à la fois du profit et de la valeur partagée pour la collectivité ! Vous êtes intéressé par la démarche ou souhaitez en discuter avec moi? Contactez-moi à myra.tremblay@novago.coop.

  • Folle Farine, celle qui est si fine

    Par Mélisa Tranchemontagne, conseillère en communication L’avant Folle Farine Il y a bientôt 30 ans, Diane Destrempes et Denis Champagne faisaient l’acquisition, de la portion grandes cultures, de la ferme des parents de ce dernier. Le lopin de terre de 20 hectares, situé à Lanoraie dans la région de Lanaudière, permettait alors au couple de conserver leur emploi respectif à l’extérieur. C’est après avoir fait croître l’entreprise graduellement et s’être formés en gestion agricole au Cégep régional de Lanaudière qu’ils ont décidé de consacrer leur carrière exclusivement à la Ferme Diane et Denis Champagne. À cette époque, le couple était bien loin de se douter qu’un jour il produirait également des farines biologiques. Cultivant jusqu’à plus de 1200 hectares, principalement en maïs, soya et quelques céréales, l’entreprise s’est munie d’un plan de séchage et d’entrepôts. La ferme entreposait alors jusqu’à 8000 tonnes de maïs-grains. En plus des productions traditionnelles, le couple semait une parcelle restante en sarrasin, ce qui lui permettait de produire sa farine pour faire de bonnes galettes tout l’hiver et de fournir famille et amis. Un peu plus tard, Diane et Denis installèrent également un petit kiosque de vente à la ferme au bord de la route 138. La transition vers une régie biologique et la production de farine Au début des années 2010, la tendance du marché, l’envie de pratiquer une agriculture durable, et une hausse du coût des intrants et des locations de terre ont mené le couple à réfléchir. C’est en 2014 que la transition de l’entreprise vers une régie biologique s’est amorcée. Considérant la période de 36 mois requise pour effectuer ce changement aux champs, plusieurs locations à court terme ont été mises de côté pour concentrer les efforts sur les terres avec un plus grand potentiel. Depuis 2017, la totalité de la production est biologique et la superficie cultivée réduite à 650 hectares. C’est à ce moment que Diane eut une idée. « On a maintenant de beaux grains de sarrasin biologiques, mais notre farine ne peut pas être certifiée bio à cause de l’endroit où nous faisons moudre nos grains. Pourquoi on ne s’achèterait pas un petit moulin pour les moudre nous-mêmes ? » Si Diane a les idées créatives, Denis, lui, a le côté entrepreneur bien développé. Il n’en fallait pas plus pour que le duo se procure son premier moulin de bois, provenant de France. Alors en mesure de transformer eux-mêmes leurs grains biologiques en farine bio, ils commercialisèrent leur farine de sarrasin maintenant certifiée. Les ventes allaient bon train, l’engouement était présent ; alors, pourquoi ne pas produire d’autres variétés de farine et augmenter la production de grains y étant destinée ? Ils ont donc intégré le blé, l’épeautre, le maïs, puis le seigle graduellement. C’est à ce moment qu’est née « Folle Farine ». On ne naît pas meunier, on le devient. C’est donc avec beaucoup de lecture, d’autoformation et d’essais et erreurs qu’ils ont réussi à trouver leurs formules gagnantes. La mise en marché de Folle Farine   Forts de leur expérience en gestion d’entreprise, encore fallait-il qu’ils sachent bien s’entourer pour les nouveaux défis devant eux, tels que le marketing, la mise en marché et la distribution. Pour les aider à prendre leur envol sur des bases solides, ils ont fait appel à la Boîte à Start Up de Berthierville, qui les a épaulés dans leur projet. Le nom de Folle Farine est quant à lui le fruit d’une recherche de nom de commerce qui a abouti sur une citation qui inspira les propriétaires : « Folle farine, celle qui est si fine que, l'air l'enlevant, elle s'attache aux murs des moulins ». Au début, c’est vertigineux ! « Quand tu as l’habitude de vendre des camions de grains de 40 000 kg et que tu te retrouves à vendre à coup de sac d’un kilogramme de farine, c’est un autre monde », souligne Diane. Il y a aussi les défis de parts de marché : entrer dans les épiceries peut s’avérer difficile. « Bien sûr, tu commences par ton coin, les épiciers que tu connais, et ensuite tu t’implantes dans ta région », se rappelle le couple. Avec près d’une cinquantaine de points de vente dans sa propre région, l’entreprise réussissait à bien tirer son épingle du jeu, mais au fur et à mesure que l’entreprise s’agrandissait, certaines parties devaient être déléguées. En 2020, une représentante a été engagée pour développer les parts de marché, élargir le territoire jusqu’à Montréal, Laval, la Mauricie et la Rive-Sud, et créer un lien avec un distributeur externe. La pandémie, défis ou opportunités ? Sans faire de jeu de mots, Diane le confirme : « Oui, la pandémie a amené de l’eau au moulin. » Elle se rappelle qu’en avril 2020, lorsqu’il manquait de farine sur les tablettes des épiceries, il y a eu une augmentation considérable des ventes de leurs produits en ligne. C’est une fierté, puisqu’une bonne partie des consommateurs qui ont découvert leurs produits sont devenus des clients réguliers. Cela a aussi amené des défis, car le petit moulin ne produisait que 20 kilos de farine à l’heure. Il fonctionnait cinq jours par semaine, du matin au soir, et ce, sans arrêt grâce à deux ou trois employés en alternance. Il a donc fallu acheter un autre moulin et un tamiseur plus gros. L’avenir et la relève, une histoire de famille Aujourd’hui, Folle Farine est présente dans plus de 100 points de vente, en ligne ainsi qu’à la boutique de la ferme au 327 Grande-Côte Est à Lanoraie, avec six variétés de farines biologiques : Farine blanche non blanchie Farine d’épeautre intégrale Farine de blé intégrale Farine de maïs Farine de sarrasin Farine de seigle La construction d’un entrepôt pour permettre de stocker une petite quantité de farine, sans négliger la fraîcheur, est en cours. La Ferme Diane et Denis Champagne continue d’opérer en productions végétales, mais les propriétaires passent tranquillement le flambeau à leurs deux neveux. Ceux-ci ont déjà leur entreprise de grandes cultures biologiques et ont entamé l’acquisition de plusieurs des terres au cours des dernières années. La plus jeune des deux filles de Diane et Denis, Marjorie, a quant à elle rejoint Folle Farine. Elle est déjà bien impliquée dans les différentes sphères de l’entreprise. Le souhait du couple est de lui laisser une entreprise bien installée, dont elle pourra prendre la relève quand viendra le temps. Parlant de relève, si Diane a un conseil à donner à ceux ou celles qui sont en démarrage d’entreprise de transformation en parallèle de leur entreprise actuelle, c’est de gravir les marches une à une et de bien s’entourer. Afin de poursuivre sa mission d’entreprise responsable, l’évaluation d’un projet d’économie circulaire avec d’autres entreprises de la région est en cours. En collaboration avec le Conseil de développement bioalimentaire de Lanaudière, dont Diane est administratrice, différentes avenues sont présentement analysées afin d’optimiser les rebuts — qui sont tout de même compostés pour le moment — en les utilisant à d’autres escients et en les rentabilisant. Une chose est sûre, grâce ses idées innovantes, nous n’avons certainement pas fini de retrouver les produits de grande qualité de la famille Champagne sur nos tablettes et dans nos cuisines !

  • Comprendre la responsabilité sociale d’entreprise

    Par Myra Tremblay, MBA, conseillère en responsabilité sociale d'entreprise  La responsabilité sociale d’entreprise (RSE) est un terme discuté et étudié globalement depuis une vingtaine d’années et est donc relativement nouveau dans le monde des affaires. La RSE englobe plusieurs concepts importants comme la solidarité sociale, la protection de l’environnement et l’efficacité économique. S’il peut être facile de s’y perdre, je tenterai dans les prochaines lignes de vous expliquer tout ça simplement. Il est normal qu’une organisation désirant explorer la RSE se demande par où commencer. Débutons d’abord en clarifiant que la responsabilité d’entreprise , c’est avant tout des tactiques et des stratégies d’entreprises visant à contribuer au développement durable . Au même titre que l’innovation, les technologies propres, l’implication communautaire, la conception de produits responsables et la création de valeur collective, la RSE est l’un des piliers qui supporte le concept englobeur du développement durable. RSE et développement durable : quelle différence Née en 1980, l’expression « développement durable » fait référence à un développement qui répond aux besoins du présent, sans pour autant compromettre la capacité de développement des générations futures. Le développement durable a trois piliers qui sont indissociables : la performance économique, le progrès social pour la collectivité et de la préservation de l'environnement. De nos jours, il est pratiquement impossible de planifier des activités économiques sans tenir compte des impacts sociaux et environnementaux de ceux-ci. C’est vital dans une industrie comme la nôtre qui gère beaucoup de matières premières, de bétail et d’énergie. En effet, la surexploitation des ressources naturelles, la croissance démographique et les changements climatiques ne sont que quelques des très nombreux défis auxquels nous faisons tous face. Le développement durable s’est donc présenté comme une obligation de revoir notre économie et notre consommation de ressources, affectant tous les cycles d’affaires. Les entreprises sont encore au stade de participation volontaire dans le mouvement du développement durable. Toutefois, la présence de nombreux standards internationaux, les pressions du mouvement citoyen, les investissements exigeant maintenant de la reddition de comptes responsable et la volonté d’avoir une économie pérenne mèneront dans quelques années à une applicable obligatoire : autant bien s’y préparer tout de suite! Au cours des prochains mois, j’analyserai les différentes options s’offrant à Novago pour adopter une approche stratégiquement responsable de ses activités. Comme c’est une démarche d’amélioration continue, je publierai plusieurs billets à chaque étape du processus, pour vous faire part de mes découvertes, des brillantes idées qui sont ressorties des discussions et ateliers à venir, et plus encore. Vous êtes intéressé par la démarche ou souhaitez en discuter avec moi? Contactez-moi à myra.tremblay@novago.coop.

  • Avis de nomination | Gilles Lavoie

    Il nous fait plaisir d’accueillir monsieur Gilles Lavoie à titre de conseiller stratégique en approvisionnement aux productions végétales. Après une formation en agriculture à l'ITA de La Pocatière, M. Lavoie a œuvré pendant 37 ans dans le mouvement coopératif. De 1990 à 1993, il a d'ailleurs été coordonnateur des opérations au sein de Profid'or, l'une des coopératives fondatrices de Novago Coopérative. Au fil des ans, il a occupé diverses fonctions aux productions végétales à La Coop fédérée, maintenant Sollio Agriculture, notamment comme représentant de territoire, directeur d'usine et directeur du service des fertilisants. Nouvellement retraité de Sollio, il agira comme conseiller stratégique en approvisionnement aux productions végétales pour Novago à temps partiel. Bienvenue ou plutôt rebienvenue Gilles !

  • 12 experts-conseils de Novago célébrés lors du Gala de reconnaissance de Sollio Agriculture

    12 experts-conseils de Novago célébrés lors du Gala de reconnaissance de Sollio Agriculture Le Gala de reconnaissance des experts-conseils de Sollio Agriculture a dévoilé les récipiendaires de ses prix de reconnaissance jeudi dernier, le 11 novembre. Soulignons d'abord les nominations de Marie-Pier Lachapelle dans la catégorie Révélation de l'année - Ruminants et de Isabelle Roy dans la catégorie Expert-conseil de l'année - Agroenvironnement. Ce sont neufs confrères qui ont été reconnus pour leurs années de service : 20 années de service • Jean-Jacques Desrosiers , expert-conseil avicole • Pierre-Luc Brouillette , agr., coordonnateur agriculture durable 25 années de service • François Lefebvre , M. Sc., agr., superviseur technique agricole 30 années de service • Guy Pelletier , agr., chef d'équipe ruminants • Claude Grégoire , expert-conseil en productions végétales • André Bellemare , expert-conseil en productions végétales 35 années de service • Jacques Paiement , directeur monogastrique et grains • Jean-Pierre Aumont , T.P., coordonnateur grains 40 années de service • Richard Therrien , expert-conseil avicole Ensemble, ils cumulent 265 ans d'expériences ! Vincent Chrétien , agr., expert-conseil ruminant-végétal et conseiller Optiboeuf, s'est quant à lui vu décerner le prestigieux Prix de la bienveillance. Parmi toutes les coopératives du réseau, Vincent a remporté ce prix notamment pour ses implications dans la communauté et auprès des producteurs agricoles qui sont aussi nombreuses que diversifiées et démontre son amour sincère pour l’agriculture et ses artisans. Félicitations à tous les nommés et gagnants ! https://www.youtube.com/watch?v=5akJoO4jWbU

  • Vincent Chrétien remporte le Prix de la bienveillance 2021 au Gala des experts-conseils de Sollio Agriculture

    Le Gala de reconnaissance des experts-conseils de Sollio Agriculture a dévoilé les récipiendaires de ses prix jeudi dernier, le 11 novembre 2021. Vincent Chrétien , agr., expert-conseil ruminant-végétal et conseiller Optiboeuf, s'est vu décerner le prestigieux Prix de la bienveillance. Parmi toutes les coopératives du réseau, Vincent a remporté ce prix, notamment pour ses implications dans la communauté et auprès des producteurs agricoles qui sont aussi nombreuses que diversifiées. Au fil des ans, Vincent est devenu une véritable référence en agriculture en Abitibi-Témiscamingue. Ses clients savent qu’il est une personne de confiance sur qui on peut compter. Par ses conseils et ses connaissances, il contribue aussi à l’innovation et à la valorisation des pratiques durables, et qui amèneront les producteurs agricoles à devenir meilleur. Vincent, c’est le genre de personne qui donne sans jamais rien demander en retour. Il s’implique dans sa communauté avec cœur et conviction pour les causes qui lui sont chères. Que ce soit pour lancer un mouvement de collecte des déchets dans les parcs et rivières de sa région, ou encore pour aider un producteur qui ne peut pas recevoir sa moulée à cause de travaux routiers, il répond toujours présent. Il est évidemment très proche des membres qu’il dessert. Il partage régulièrement sur les médias sociaux les bons coups des membres et donne régulièrement des entrevues aux médias de sa région, permettant de vulgariser et faire rayonner l’agriculture en Abitibi-Témiscamingue. Il se sert aussi des médias sociaux pour porter l’attention des producteurs sur certains enjeux agronomiques et les aider à devenir plus performants. Il participe assidument aux nombreuses activités agricoles de sa région, que ce soit une exposition agricole ou des activités de producteurs. Comme si ce n’était pas assez, Vincent est également impliqué comme pompier volontaire à Macamic, où il élève ses deux petites filles avec sa femme. En résumé, la bienveillance de Vincent ne s'exprime pas en grands coups d'éclat, mais plutôt dans les gestes du quotidien, sa présence, son écoute et son amour sincère des producteurs et de sa région. Félicitations pour cette reconnaissance grandement méritée ! https://www.youtube.com/watch?v=5akJoO4jWbU

  • Quel genre de marge nous réserve 2021 ?

    Par Alex Lapointe, agr., expert-conseil en production laitière pour Novago Coopérative et Uniag Coopérative Alors que nous entamons le dernier trimestre de l’année 2021, la situation plus qu’instable à l’international aura causé cette année plusieurs maux de tête, non seulement aux acheteurs et aux vendeurs, mais également à plusieurs intervenants gravitant autour du milieu agricole. L’augmentation du prix des principales matières premières sur le marché international, comme la fève de soya, le maïs-grain, le blé, etc., a fait grimper le prix des intrants à la ferme. Bien que le marché soit régi par un grand nombre de facteurs, deux événements se distinguent et expliquent cette augmentation généralisée. Le premier consiste en une sécheresse historique qui a frappé l’Amérique du Sud en 2020. La saison des pluies, qui commence habituellement vers la fin septembre, a plutôt débuté vers la mi-octobre et s’est arrêtée plus tôt que prévu, causant ainsi des répercussions chez les producteurs sud-américains. Le deuxième facteur, presque aussi imprévisible que mère nature, s’est avéré être une énorme augmentation de la demande de fèves de soya chez nos compatriotes chinois. Ceux-ci ont dû repenser leur modèle d’affaire en production porcine, puisque plusieurs fermes de petite taille ont été décimées par la fièvre porcine africaine dans les dernières années. Le gouvernement chinois s’est tourné vers un modèle de mégaporcheries et a donc dû renflouer son stock de protéines destiné à l’alimentation animale. Suivant la loi de l’offre et de la demande, ce renflouement a créé une énorme pression sur le marché international. Maintenant que nous savons d’où provient l’augmentation des prix, concentrons-nous sur la question de la rentabilité en évaluant quelles sont les différentes options possibles pour les producteurs. Par exemple, est-il possible de diminuer la concentration des rations et de nourrir plus de vaches pour atteindre le quota? Faut-il plutôt garder la même concentration de ration et trouver d’autres solutions pour conserver le même solde résiduel que l’année précédente? Il y a presque autant d’options qu’il y a de producteurs laitiers! Toutefois, il est important de prendre en considération la rentabilité globale de l’entreprise. La hausse du prix des matières premières comme le soya ou le maïs-grain entraine également une hausse du prix payé au producteur à la récolte. Voici un scénario comparatif des années 2020 et 2021 d’une entreprise laitière. L’entreprise possède 100 kg de quota laitier ainsi que 200 acres en cultures végétales. Parmi ses 200 acres, considérons qu’une partie doit obligatoirement fournir les fourrages et le maïs-grain nécessaire pour la ferme. Pour des fins de comparaison, la superficie restante sera divisée en deux, entre du maïs-grain et du soya pour connaitre la quantité disponible pour la vente par l’entreprise. Le Tableau 1 définit les rendements de chacune des cultures ainsi que les prix vendables par l’entreprise, le cas échéant. À noter la différence de prix par tonne pour le soya et le maïs-grain entre les années 2020 et 2021. Scénario 1 L’année 2020, où la production moyenne du troupeau était de 35,4 litres avec 70 vaches pour atteindre le quota de 100 kg. Scénario 2 L’année 2021, sans aucun changement apporté dans l’alimentation, mis à part les coûts des ingrédients majorés avec les prix en vigueur. Les ingrédients achetés à la ferme seront donc plus chers dans la majorité des cas, mais les prix des cultures vendables également. Scénario 3 La stratégie alimentaire est de diminuer les concentrés soignés (diminution combinée de 0,750 kg de tourteau de soya et de maïs cassé compensé par 0,6 kg d’ensilage de foin) aux vaches et d’accepter une baisse de production à 32,6 litres. La ferme aura donc besoin de 76 vaches pour atteindre son quota, soit 6 vaches de plus que dans les deux scénarios précédents. En regardant la marge alimentaire annuelle des vaches en lactation pour chacun des scénarios, nous pourrons évaluer l’effet de l’augmentation des coûts sur le volet laitier des entreprises en 2021. Si l’on s’attarde uniquement au volet laitier, on peut en conclure que de baisser les concentrés pour amortir l’augmentation des coûts n’est pas une stratégie avantageuse. L’augmentation des fourrages consommés pour pallier le manque à gagner de concentrés vient créer une augmentation de coûts, et ce malgré la baisse de consommation volontaire de matière sèche entrainée par une baisse de production. Le nombre de vaches additionnel contribue à augmenter les coûts journaliers de l’entreprise pour remplir le même quota. Si le volet laitier n’est pas concluant pour le scénario de baisses de concentrés, nous verrons peut-être un renversement de situation en tenant compte du volet grandes cultures. Dans cet exercice de comparaison, les ventes occasionnées par la superficie restante de chaque scénario seront ajoutées à la marge annuelle de l’entreprise laitière. L’évaluation de ces trois scénarios permet de déterminer que malgré le coût des concentrés plus élevé en 2021, l’écart entre les prix des cultures vendables vient amoindrir l’effet de l’année 2021. Toutefois, ce qui est le plus remarquable est l’écart entre le scénario initial et le scénario des baisses de concentrés, qui reste presque identique même en vendant les superficies restantes à prix plus élevé. Les mêmes facteurs qui affectent négativement la marge alimentaire du volet laitier viennent également entraîner des répercussions négatives sur la marge générale de l’entreprise. Ceci s’explique par une plus grande proportion de vaches à nourrir pour atteindre le quota, ainsi qu’une ration moins optimale contenant une plus grande proportion de fourrages. Ces deux facteurs viennent diminuer considérablement la superficie vendable de l’entreprise, passant de 21,4 % de la superficie totale de l’entreprise à 17,4 %. Cette diminution maintient l’écart à tout près de 19 000 $ entre la situation de 2020 et celle de la baisse de l’utilisation de concentrés en 2021. Bien sûr, l’évaluation de ces scénarios présume que l’entreprise a suffisamment de superficies pour pouvoir vendre une certaine quantité de matières premières et bénéficier de l’augmentation du prix courant. Cela vient également confirmer que la stratégie de tenter de diminuer ses coûts d’alimentation et d’assumer une baisse de production n’est pas économiquement justifiable. D’autant plus que cette évaluation ne prend pas en considération le nombre de places supplémentaires nécessaires pour avoir plus de vaches en lactation ni l’augmentation de la tâche quotidienne reliée à celles-ci, les frais de vétérinaire, d’insémination, etc. Il est important de mentionner que ces comparaisons de scénarios dépeignent le portrait annuel d’une entreprise. En fait, ces décisions sont facilitées par une situation de liquidités d’entreprise favorable. Il est donc crucial de s’entourer de personnes aptes à répondre aux interrogations et à faire un plan de gestion de l’entrée d’argent en lien avec les ventes des récoltes automnales. La bonne gestion de cette entrée de liquidités permettra de choisir le scénario où les coûts des intrants démontrent une légère augmentation, sans pénaliser la production pour l’année suivante. Ces mêmes intervenants ou outils de gestion pourront aussi évaluer le risque de vendre un peu plus de grains provenant de la partie réservée à l’autosuffisance de la ferme pour bénéficier d’un prix favorable lors de la récolte, comme c’est le cas à l’automne 2021. Cela permettra entre autres d’améliorer le fonds de roulement de la ferme si nécessaire, en misant sur un prix favorable lors de la récolte, quitte à acheter une partie des intrants manquants lors d’une période creuse du prix. Évidemment, le principe de cas par cas s’applique. Il est impossible de prendre une situation et de la dupliquer sur une autre entreprise en espérant obtenir exactement les mêmes résultats. N’oublions pas que les facteurs qui affectent cette fluctuation sont quasi infinis et que leur impact sur le prix ne peut souvent qu’être constaté après coup. Il est donc bénéfique d’entourer vos entreprises d’experts compétents. Vos experts-conseils sont là pour évaluer les différents scénarios de programmes alimentaires ou pour vous aider lors de la planification des superficies ensemencées au printemps. Les institutions financières peuvent également être des ressources utiles, que ce soit pour leur expertise financière ou leur programme d’amortissement de certaines fluctuations des prix d’intrants.

  • Avis de nomination | Nathalie Maltais

    Il nous fait plaisir d’annoncer la nomination de madame Nathalie Maltais au poste de directrice adjointe au secteur opérations et logistique. Titulaire d’un baccalauréat en bio-agronomie de l’Université Laval et membre de l’Ordre des agronomes du Québec, Nathalie a débuté sa carrière comme experte-conseil en productions végétales à la Société coopérative agricole de Pont-Rouge en 1991. Elle a poursuivi sa carrière à la SCA du Sud de Montréal (maintenant Uniag – Napierville), dont 10 années comme responsable de l’usine de fertilisants et du centre d’exportation de soya de Grains Elite. De 2007 à 2016, Nathalie a œuvré comme coordonnatrice des centres de distribution de fertilisants de Sollio Agriculture au Québec. Elle a ensuite été promue comme directrice des opérations au sein de l’équipe d’approvisionnement de fertilisants de l’Est du Canada. Sa grande expérience au sein du réseau coopératif et son expertise des engrais et de la logistique seront des atouts importants pour Novago. Au sein de Novago Coopérative, Nathalie a pour mission de coordonner la logistique d’approvisionnement en engrais et la production de sacs et d’ensachage. Elle est également responsable de la conformité des sites en matière environnementale et participera à l’optimisation et au développement du site de Louiseville. Bienvenue Nathalie et bon succès dans tes nouvelles fonctions !

  • Avis de nomination | Myra Tremblay

    Il nous fait plaisir d’annoncer la nomination de madame Myra Tremblay au poste conseillère sénior en responsabilité d’entreprise pour Novago Coopérative, pour un mandat d’un an. Myra a complété un baccalauréat en administration et en gestion internationale de l’Université Laval, ainsi qu’un MBA de l’Université Haaga-Helia de Finlande, avec une spécialisation en transformation d’entreprise, en innovation et en responsabilité sociale d’entreprise. Depuis près de 15 ans, Myra a cumulé des expériences diversifiées en gestion de projets, en développement des affaires et en gestion de compte, tout en participant à de nombreuses missions à l’international. Elle a travaillé dans des milieux diversifiés, de l’évènementiel aux jeux vidéos en passant par le commerce en ligne. Au fil des ans, elle a développé une spécialité de pointe en stratégies d’impact social et en développement durable. Sa capacité d’analyse, sa versatilité, son sens des résultats et son leadership naturel seront des atouts importants pour  Novago. Au cours de son mandat, elle a pour mission de structurer, développer et mettre en valeur les meilleures pratiques de notre coopérative en tant qu’entreprise socialement responsable. Bienvenue Myra et bon succès dans tes nouvelles fonctions !

  • Portraits de membres et clients fidèles du BMR L'Assomption

    Par Renald Bergeron, conseiller en quincaillerie au BMR L'Assomption Depuis plusieurs années, j'apprends à connaître nos clients membres, je suis à l’écoute de leurs besoins afin de mieux les servir. Je m’intéresse aussi à leur développement. Leurs visites en magasin ne sont jamais banales, ils viennent chercher des produits/services et en plus un contact humain, ce qui me fait aimer ce travail. Dans le cadre de la semaine de la coopération, voici trois portraits de membres et clients fidèles de BMR Novago Coopérative L'Assomption. Cliquez sur le lien pour découvrir le portrait correspondant Josiane Cormier, de la Ferme Cormier Jocelyn et Mario, de la Ferme Jocelyn Urbain Maude Lahaise, de l'Écurie Black Jack Bonne lecture et bonne semaine de la coopération à nos fidèles clients et membres !

  • Jeunes ruraux à la maison Lanaudière, Mauricie et Portneuf

    Nous tenons à féliciter et à remercier tous les participants de l'édition 2021 des jeunes ruraux à la maison de Novago Coopérative. C'est un plaisir et un privilège d'être témoin de la passion que vous, éleveurs / producteurs laitiers, transmettez aux générations à venir. Voici les résultats pour les 5 classes ainsi que pour le championnat regroupant les régions de Lanaudière, la Mauricie et Portneuf. Un total de 28 génisses sur 10 fermes ont été jugées. Les jugements ont été réalisés part le juge Dominique Nault que nous tenons à remercier pour son implication et sa participation dans l'activité. Classe 1 |  Génisses nées entre le 14 mars 2021 et le 2 avril 2021 Jacobs Lambda Mandy | Jayden Doiron | Ferme Jacobs Germec Dream Alongside | Tristan Gervais | Ferme Germec Hama Victor Sheinya | Mathilde Lefebvre | Ferme André Hamelin Clérinda Seabiscuit Ange | Lauranie Jodoin | Ferme Clérinda Mileau Isabelle | Eugénie Maheux | Ferme Mileau Trudo Circus Sircus | Noemy Trudel | Ferme Dellinoise Classe 2 | Génisses nées entre le 1 mars 2021 et le 10 mars 2021 Hama Summerfest Vilaine | Camille Lefebvre | Ferme André Hamelin Germec Lactantia Parachute | Tomas Gervais | Ferme Germec Germec Granite Adagio | Antoine Gervais | Ferme Germec Almy Dumbledor Jeanne | Élizabeth Lamy | Ferme Almy Trudo Circus Kyright | Lory Trudeau | Ferme Dellinoise Clérinda Mirand Jouvence P. | Léa Thibault | Ferme Clérinda Classe 3 | Génisses nées entre le 9 janvier 2021 et le 20 février 2021 Petitclerc Lambda Sweetie | Nathan Petitclerc | Ferme Petitclerc TY-D Lambda Luscious | Ryan Doiron | Ferme Jacobs Germec Aretzella Milano | Antoine Gervais | Ferme Germec Caribou Hyperloop Tristane | Viviane Mathieu | Ferme Caribou Clérinda Cockpit Cassis | Antoine Paquette | Ferme Clérinda Classe 4 | Génisses nées entre le 15 décembre 2020 et le 1er janvier 2021 Lysem Master Candy Cane | Mathis Gélinas | Ferme Lysem Lysem Doe Anaelle | Mathis Gélinas | Ferme Lysem Hama Sidekick Eleanor | Camille Lefebvre | Ferme André Hamelin Germec Royale Alongside | Tristan Gervais | Ferme Germec Germec Medievale Keeper | Antoine Gervais Classe 5 | Génisses nées entre le 2 septembre 2020 et le 10 décembre 2020 Plein Soleil Yellow Hope | Eva Lacerte | Ferme Marilie Jacobs Mitchell Bicycle | Alyson Doiron | Ferme Jacobs Germec Tartinade Expander | Antoine Gervais | Ferme Germec Hama Acme Mariza | Jeanne Lefebvre | Ferme André Hamelin Mileau Hard | Emile Maheux | Ferme Mileau Germec28 Mother Alligator | Antoine Gervais | Ferme Germec Championnat  GRANDE CHAMPIONNE Petitclerc Lambda Sweetie | Nathan Petitclerc | Ferme Petitclerc CHAMPIONNE DE RÉSERVE Plein Soleil Yellow Hope | Eva Lacerte | Ferme Marilie MENTION HONORABLE TY-D Lambda Luscious | Ryan Doiron | Ferme Jacobs Encore une fois toutes nos félicitations aux participants !

  • Santé avicole : parlons Enterococcus et bronchite Delmarva

    Par François Lefebvre, M. Sc., agr., expert-conseil avicole, avec la collaboration du Dr Jean-François Doyon, vétérinaire. L’Enterococcus, la mystérieuse L’Enterococcus, qui est une bactérie, est apparue il y a à peu près 20 ans en Europe. Elle a ensuite migré aux États-Unis, avant d’arriver au Canada avec l’Ontario comme porte d’entrée. Elle est arrivée avec malheureusement plus de questions que de réponses. Il y a effectivement une longue liste de facteurs de risques. Bien qu’il s’agisse d’une bactérie normale de l’intestin, des variants pathogènes sont apparus et bouleversent le cours des choses en pénétrant à travers l’intestin pour se retrouver à l’intérieur du corps. Ces variants attaquent souvent les têtes de fémur et/ou créent un abcès au niveau de la colonne vertébrale. Ces conditions amènent l’oiseau à boiter ou à paralyser et à ne plus être capable de marcher. De l’infection aux viscères peut aussi être observée. Les rumeurs disent que cette bactérie pourrait provenir des reproducteurs. Si cela est possible, on observe aussi que certaines fermes sont abonnées à la maladie, pendant que chez d’autres, aucun cas n’est observé. Ce sont pourtant les mêmes parents… Pourquoi ? On ne sait trop. Il y a certainement des conditions environnementales diverses chez certaines fermes qui favorisent l’établissement de la maladie. Quelles sont-elles ? Il est difficile d’y répondre. Face à cette maladie, qui n’arrête pas d’augmenter année après année selon les observations du laboratoire de santé animale du MAPAQ, il y a bien quelques éléments observés sur le terrain qui semblent aider à s’en sortir. L’utilisation de l’antibiotique pénicilline donne de bons résultats pour le traitement de cette maladie, mais les autorités du regroupement des éleveurs préfèrent s’en éloigner autant que possible, voire arrêter de l’utiliser. Les autres observations, comme celles rapportées par Dr Doyon, favorisent un lavage en profondeur des bâtisses et des équipements. Un lavage bien fait rapporte souvent des dividendes. Un vide sanitaire de 14 à 21 jours aide aussi, comparativement à 7 à 10 jours. Une autre stratégie proposée est de chauffer les bâtisses quatre jours à 100 degrés Fahrenheit, puisque cette bactérie n’aime pas la haute chaleur. Enfin, un bon nettoyage des lignes d’eau avec du savon, suivi de proxy-clean ou d’acide peracétique, nous assure aussi d’une bonne condition pour s’éloigner de cette maladie. La bronchite Delvarma, la virulente La deuxième maladie abordée fut une bronchite infectieuse, plus précisément la Delmarva. Celle-ci est causée par un virus, plus précisément un coronavirus. Ça vous dit quelque chose ? La particularité de ce coronavirus est qu’il change constamment, se propage très facilement et est très prévalent, surtout dans les lots qui ne sont pas vaccinés. Les oiseaux, même s’il n’existe pas de vaccin spécifique pour la Delmarva, excrètent beaucoup moins de virus lorsque les troupeaux sont vaccinés. Cette souche ne se retrouve pas seulement dans le poulet de chair, mais aussi chez les reproducteurs, les poules pondeuses et les dindons. Un rapport du réseau aviaire (RAIZO, décembre, janvier et février 2021) rapporte bien une augmentation des observations de cette bronchite durant cette période au Québec. Source : Rapport du réseau aviaire décembre 2020, janvier février 2021, RAIZO, Agriculture, Pêcheries et Alimentation Québec Nous savons que ce virus change constamment et qu’il n’y a pas de vaccin spécifique pour le combattre. C’est donc à partir de cette observation et de son expérience avec la production porcine que Dr Doyon nous a présenté un modèle de combat possible pour cette bronchite. Le modèle proposé est similaire à celui utilisé pour combattre la SRRP, une maladie chez le porc causée par un virus et qui se propage facilement d’un troupeau à l’autre. Une région à forte densité de population aviaire, comme celle de St-Félix-de-Valois dans Lanaudière, se prête parfaitement à ce genre d’approche. Le modèle utilisé dans le porc s’appelle CLÉ, pour Contrôle Local et Éradication de la maladie. Ce modèle et son application ont constitué un succès sans précédent dans le contrôle de cette maladie du SRRP. Celui-ci est constitué de normes minimales de biosécurité à respecter selon les stades de production, de l’exposition de tous les porcs à une souche vaccinale (il faut éviter les populations naïves sans vaccin), et d’une éradication des souches sauvages des maternités. Pour appliquer ce modèle, il faut un consensus des vétérinaires et des producteurs de la région, afin qu’ils travaillent ensemble pour se débarrasser de la maladie. Un coordonnateur devient nécessaire pour organiser le tout et assurer le succès du modèle. Voici quelques clés de succès qui pourraient être utilisées pour une application dans la volaille : Gestion en tout plein/tout vide des sites Vide sanitaire de plus de 14 jours Chauffage de litière à 100 degrés Fahrenheit pendant 4 jours Améliorer les mesures de biosécurité à la ferme Vaccination par aérosol au couvoir et/ou en élevage des oiseaux Lavage, désinfection et séchage des bâtiments atteints d’une crise Diagnostic plus fréquent des oiseaux de la zone pour observer les mouvements du virus. Deux problèmes avec des pistes de solutions communes Il est intéressant de noter que plusieurs de ces clés se retrouvent autant pour la bronchite que pour le traitement ou la prévention de l’Enterococcus. C’est la base d’une régie bien faite pour traiter ou éviter ces maladies, surtout lorsqu’il n’y a plus beaucoup d’antibiotiques possibles. Ces deux maladies sont dures et tenaces, et représentent des pertes économiques très importantes à plusieurs niveaux, allant de la reproduction à l’abattage. Nous avons tous à gagner à faire quelque chose de différent pour changer les résultats. Pour voir ou revoir l’enregistrement de la présentation du Dr Jean-François Doyon, contactez votre expert-conseil en production avicole.

  • L’agriculture de précision : pour des terres sur la coche

    Par Stéphane Payette T.P., expert-conseil en productions végétales, avec la collaboration de Jonathan Beaudry B. Sc., expert-conseil géomatique et agriculture de précision, et Mathieu Lafortune de la Ferme J.C. Lafortune et fils L’art de cultiver la terre dépasse maintenant l’horizon des chevaux-vapeur. C’est sous l’œil du satellite et des touches du clavier de l’expert-conseil Jonathan Beaudry que la Ferme J.C. Lafortune et fils de Saint-Roch-de-l'Achigan améliore encore plus la productivité de ses sols. Les rendements enregistrés par l’équipe de Mathieu Lafortune sont déjà excellents. Bien qu’une augmentation soit toujours appréciée, le but premier de se tourner vers les services de Jonathan touche un autre aspect de la gestion. « Notre objectif est d’accumuler le plus de données possible sur les champs. Ce que nous visons, c’est mettre le bon produit à la bonne place, dans la bonne zone de gestion. Ce n’était pas tant d’améliorer les rendements, que de faire une saine gestion des dépenses, en évitant tout gaspillage d’intrants », amorce Mathieu. Après quelques années à relever lui-même les topographies des sols de l’entreprise laitière et de grandes cultures, M. Lafortune a donné le contrat à Jonathan d’établir ses plans de nivellement. « Je le faisais manuellement par section de champ. Je sortais mes topos en temps réel. Maintenant, Jonathan passe avant moi et fait le champ au complet. Par la suite, nous nous appelons et nous discutons des correctifs à apporter. » « Cela nous évite de séparer le champ en sections et permet une meilleure fluidité de la jonction entre les zones », précise Jonathan Beaudry. Le travail de nivelage s’en trouve optimisé. « Surtout si tu as un terrain avec une forte pente et un autre avec une pente légère. Tu risques de te retrouver avec un surplus d’eau. L'avantage de confier cette tâche à Jonathan, c’est que tout est calculé à l’avance. Tu sais aussitôt ce que tu devras faire », mentionne Mathieu. « Tout est sur la coche ! », ajoute Jonathan. La Ferme J.C. Lafortune complète actuellement sa première phase de nivelage. Un travail de finition qui a moins d’impact sur les rendements, car les travaux sont moins intenses qu’en début d’opération où la structure des sols est bouleversée. La chaux est mieux distribuée et les taux de semis sont ajustés. L’application de la chaux à taux variable figure également sur la liste des améliorations que les Lafortune apportent à leurs champs et les résultats ne se sont pas fait attendre. « Je vois déjà une réduction des quantités. Lors de la première correction, je constatais que certains champs recevaient 50 % moins de chaux. Aujourd'hui, ça peut baisser à 25 % », observe Mathieu. Pour la deuxième année, certains champs de maïs seront semés avec des taux variables. L'objectif est le même que pour la chaux. « Nous voulons optimiser nos semences et mieux les répartir. J’ai dit à Jonathan quels champs je voulais semer et il a créé mes cartes avec des taux variables de semis. » Pour y arriver, Jonathan Beaudry utilise les cartes de rendements prélevés dans l’ordinateur de la moissonneuse-batteuse de la ferme. « Nous établissons des zones où nous ajustons les taux de semis selon le modèle suivant : 30 % au taux le plus bas, 40 % dans la zone moyenne et 30 % avec un taux plus élevé », explique Jonathan. Concrètement, la moyenne de la ferme se situe à 35 000 plants par acre : certaines zones vont descendre à 32 000 plants, alors que les meilleures grimperont à 38 000 plants. Pour ce qui est des fertilisants, l’application à taux variable n’est pas au menu, mais rien ne dit que Mathieu ne demandera pas au service de géomatique de Novago de lui dresser un plan pour la correction de potasse, dans un avenir pas si lointain ! Mathieu Lafortune (à gauche) et Jonathan Beaudry (à droite) travaillent ensemble depuis les débuts du service de géomatique offert par Novago coopérative.  Photo : Stéphane Payette

  • 7 trucs pour performer tout l'été

    Par Julie McDonald, agr., experte-conseil équin, Sollio Agriculture Que ce soit pour le plaisir ou au niveau compétitif, l’été est généralement une saison plus exigeante pour les chevaux. Les randonnées sont souvent plus longues et plus fréquentes, tout comme les multiples épreuves qui s’intensifient d’une semaine à l’autre sur le circuit de compétition. Pour permettre aux chevaux de maintenir un bon niveau de performance durant toute la saison, il est essentiel d’ajuster leur programme alimentaire en fonction de l’intensité des entraînements, de la fréquence du travail, de la forme physique du cheval et des conditions extérieures. Choisir le bon type de foin. Lorsque notre cheval travaille beaucoup, ses besoins nutritionnels augmentent. Miser sur un foin plus riche en nutriments devient alors avantageux. Par exemple, on opte pour un foin de graminées de deuxième coupe plutôt que d’une première, ou on intègre une portion de luzerne qui contient plus de protéine et de calcium. Choisir l’aliment complet selon nos objectifs. Il existe différents types de moulée pour les chevaux à l’exercice. Les sources d’énergie (fibres, gras, amidon/sucres) varient d’un aliment à l’autre. On se réfère à l’Indice Énergétique Cheval (IEC) pour déterminer lequel convient le mieux selon la discipline pratiquée, le besoin calorique et le comportement de notre cheval. Balancer la ration avec un supplément minéral . Les minéraux et les vitamines jouent un rôle clé dans la performance du cheval, que ce soit au niveau de la contraction musculaire ou de la récupération. Dépendamment de la quantité de moulée servie, il est possible que l’ajout d’un supplément soit nécessaire pour combler les besoins. Pour s’en assurer, on lit attentivement le mode d’emploi sur l’étiquette de l’aliment servi ou on fait appel à un expert-conseil. Évaluer la condition de chair fréquemment. Au cours de l’été, on prend le temps de palper son cheval pour s’assurer qu’il maintient bien son poids. En cas contraire, on ajuste la quantité de foin et d’aliments servis. Vérifier la consommation d’eau. Plus le cheval travaille fort dans des conditions chaudes, plus il doit s’hydrater. Un cheval de 500 kg à l’exercice modéré doit boire entre 36 et 92 litres d’eau par jour <1> . Celle-ci doit être fraîche et propre en tout temps et l’accès à un bloc de sel peut en stimuler la consommation. Servir des électrolytes. Lorsque le cheval transpire ou travaille dans des conditions chaudes, il est essentiel de lui servir des électrolytes pour favoriser son hydratation et optimiser sa récupération musculaire. Prévenir les ulcères gastriques. Très fréquents, on estime qu’environ 60 % des chevaux à l’exercice et 90 % des chevaux de course en souffrent <2> . Pour aider à les prévenir, on offre le foin à volonté autant que possible, on diminue les sources de stress et on intègre un supplément spécialisé tel que le GastriBalance au programme alimentaire. Indice énergétique Cheval Outil exclusif pour choisir l’aliment Célébrité idéal en fonction des objectifs de santé et de performance uniques à votre cheval. Quatre échelles décrivant le profil énergétique des aliments Célébrité : Calories : Indicateur calorique. Plus la valeur est élevée plus l’aliment contribue à la prise de poids efficace ou au maintien de la condition de chair malgré l’effort. HCNS : Quantité de sucres et d’amidon provenant des ingrédients. Ces glucides contribuent à la récupération efficace du glycogène musculaire après l’effort. Ils doivent être servis en quantité raisonnable et en plusieurs repas par jour vu leur effet acidifiant ainsi que leur impact sur le taux de sucre et d’insuline sanguin. Gras : Quantité de gras provenant de matières grasses végétales telles que l’huile de soya et la graine de lin. Nutriment très dense en calories qui ne cause pas de réponse insulinique et qui permet d’accroître l’endurance musculaire en favorisant la mobilisation des tissus graisseux. Fibres : Quantité de fibres provenant d’ingrédients hautement digestibles tels que les écales de soya ou la pulpe de betterave. Leur fermentation permet la production d’acides gras volatiles, utilisés comme source d’énergie constante. N’affecte pas le comportement du cheval. IEC : Flèche indiquant quel type d’énergie est déployé par l’aliment Célébrité et pour quel genre d’activité ou d’effort il est indiqué. <1> NRC. Nutrient requirements of horses. Sixth revised Edition. 2007 <2> Bell et al. 2007

  • Expo de Trois-Rivières 2021 : Félicitations à nos membres !

    Félicitations à tous les participants du Junior 3R et des différentes classes des jugements ayant eu lieu à l'Expo TR 2021. Plusieurs élevages s'y sont distingués, nous tenons à souligner la présence de plusieurs de nos membres parmi le classement. Nous savons que ces résultats sont le fruit de beaucoup de rigueur et de préparation. Nous vous invitons à consulter les résultats : JUNIOR 3R Holstein Concours de présentation BOVINS LAITIERS  Toutes les classes Mention spéciale aux récipiendaires des bannières d'expositions : Bannière d'éleveur junior FERME JEAN-PAUL PETITCLERC & FILS INC (PETITCLERC) ST. BASILE, QC ................................................................................................................................................................. Bannière d'exposant BLONDIN SIRES, FERME BLONDIN SAINT-PLACIDE, QC ................................................................................................................................................................. Bannière d'éleveur FERME JACOBS INC (JACOBS) CAP SANTE, QC Novago Coopérative est fière d'être partenaire de votre succès ! Encore une fois, bravo à tous les participants. Crédit photo : Expo TR - The Bullvine

  • Frigon inc., une acquisition qui fait notre fierté

    Par Mélisa Tranchemontagne, conseillère en communication En avril dernier, nous annoncions l’acquisition de l’entreprise Frigon inc. de Louiseville, confirmant ainsi notre rôle de leader en productions végétales et en commercialisation des grains sur la Rive-Nord du Saint-Laurent. Ce dossier spécial est l’occasion de vous présenter l’histoire de l’entreprise, son équipe, ainsi que les installations faisant maintenant partie prenante de notre coopérative. Un peu d’histoire C’est en 1996 que Rémi Frigon se porte acquéreur de l’entreprise familiale Cyrille Frigon inc., dont il deviendra le propriétaire unique en 1998. Son père étant agriculteur et vendeur de semences, c’est le volet fournisseur d’intrants qui attire davantage Rémi. Au fil des ans, le visionnaire et diplômé des HEC amènera l’entreprise à diversifier ses activités. Bien que les kilomètres qui séparent les bureaux qui ont vu naître l’entreprise à ceux des bureaux actuels soient peu nombreux, le chemin parcouru, lui, est impressionnant. En 1999, l’entreprise acquiert les installations de Maski Cube inc., une ancienne usine de cubage de foin et de luzerne. Dans les années qui suivront, le site deviendra l’emplacement actuel de l’entreprise. Plus d’un million et demi de dollars seront alors investis pour en faire un centre de séchage et d’entreposage performant. Les anciennes granges de foin changeront également de vocation en étant transformées en entrepôts de semences. Les bureaux physiques de l’entreprise, alors installés dans un champ à un kilomètre du nouveau site, seront déménagés pour rejoindre le nouvel emplacement. Fait cocasse : comme il était impossible de passer par la route, le bâtiment a été déménagé à travers les champs pour venir s’asseoir sur ses fondations actuelles au 1351, boulevard Saint-Laurent Ouest à Louiseville. En 2004-2005, un autre tournant important pour l’entreprise, Frigon Inc. se fait accréditer comme receveur de blé par les cultures commerciales du Québec. Des investissements de plus 1,5 million de dollars sont alors réalisés pour doubler la capacité d’entreposage, soit 6000 tonnes supplémentaires. Un crible, un ébarbeur, une ligne d’expédition et un nouveau laboratoire d’analyse sont également ajoutés. Au fil des ans, plusieurs opportunités et associations auront permis à l’entreprise de croître et de bâtir sa notoriété. Puis en 2015, l’ouverture d’un nouveau centre d’engrais à la fine pointe de la technologie permettra de produire un plus gros volume en un temps record. Ces améliorations, l’ajout d’un robot mélangeur, d’un dôme d’entreposage et les agrandissements du plan totaliseront des investissements de plus de 1,6 million de dollars. Frigon inc. étant en constante croissance depuis ce temps, c’est le souhait de consacrer plus de temps à sa famille qui amène le propriétaire, Rémi Frigon, à passer le flambeau. « Novago était le meilleur acquéreur possible pour nous. Il s’agit d’une entreprise pérenne, solide et impliquée dans la communauté. J’ai confiance qu’ils sauront faire prospérer le fruit de nos efforts en assurant la continuité de nos opérations et en ayant à cœur nos employés et nos clients. De mon côté, je demeure impliqué dans une transition efficace, tout en ayant plus de temps pour d’autres projets et pour ma famille », a-t-il expliqué. Un peu plus d’un mois après la vente, l’ex-propriétaire est empli de fierté quant à la rétention de la clientèle et est heureux de faire partie de la transition dans la réorganisation des activités. Quant à la place de cette nouvelle entité au sein de Novago Coopérative, le site de Louiseville deviendra stratégique et sera développé à son plein potentiel. « Cette acquisition témoigne de notre engagement à fournir à nos membres une grande qualité de service et elle nous permettra aussi de développer de nouvelles opportunités. Nous travaillons déjà dans ce sens avec l’équipe de Louiseville », complète Dany Côté, directeur général de notre coopérative. Une équipe complémentaire L’équipe d’employés en place chez Frigon inc. est respectée dans l’industrie, et Novago Coopérative est fière de ces ajouts à son équipe. Il est évident qu’un tel changement est important dans la vie de nos nouveaux collègues. C’est pourquoi nous misons sur une approche respectueuse, progressive et conviviale, en étant à l’écoute de leur réalité et de leurs besoins. Avec l’équipe de Louiseville, nous pouvons compter sur des employés qualifiés, professionnels et polyvalents, tant sur le plan de la commercialisation des grains que des productions végétales. L’expérience dans le domaine de la logistique et du transport est également au rendez-vous. L’équipe compte notamment des connaissances en mécanique avec divers équipements spécialisés. Offrir un service à la clientèle de grande qualité étant au cœur des priorités, nous ne pouvons que faire cause commune pour mener à bien notre mission de servir les producteurs agricoles. Des installations à fort potentiel Le site offre des installations ayant des vocations en productions végétales et en commercialisation des grains. Le centre de grains, qui possède une capacité d’entreposage de 15 000 tonnes, permet de recevoir le maïs, le soya, l’orge, l’avoine et le blé lors des récoltes. Ce centre comprend trois réceptions à grains, dont une qui peut recevoir des boîtes à grains ou des remorques trémies, ce qui permet d’offrir un service adapté à tous. Le laboratoire complet possède les équipements pour tester le classement du grain, ainsi que la protéine, la toxine et l’indice de chute dans le blé. De plus, il y a sur place une probe électronique Héron 300, un modèle haute technologie d’échantillonnage de grains, qui assure un classement précis. Le centre d’engrais a été rénové en 2015 et dispose d’un système Yargus automatique pour la fabrication d’engrais. Le centre comprend 16 compartiments d’engrais en vrac, un compartiment pour engrais spécifiques et un système d’imprégnation liquide. Tout le système de fabrication est géré par un ordinateur et tous les compartiments sont munis d’une balance en constante communication avec le système informatique. Si un trouble est détecté sur la chaîne de fabrication, le système arrête automatiquement, ce qui garantit l’exactitude de la recette d’engrais. Ce système et ses procédés font du centre d’engrais Frigon l’un des plus précis et des plus performants au Québec. La flotte compte plus de trente épandeurs d’engrais en vrac, un épandeur haute précision par GPS (Sulky), deux applicateurs d’azote liquide et plusieurs différentes remorques pour livrer l’engrais en vrac. Du côté de l’arrosage à forfait, les équipements comprennent une arroseuse principale de 110 pieds de rampes d’arrosage et un système de GPS. Nous sommes aussi équipés d’une remorque d’une capacité de 6 000 gallons d’eau et d’un système de prémix. Le site de Louiseville offre aussi un service d’épandage de chaux (calcique, magnésienne et gypse) avec deux trois-roues montés sur des pneus de haute flottaison pour éviter la compaction du sol. La chaux peut être étendue à taux variable par point GPS. Deux convoyeurs à courroie sont également disponibles. Six camions complètent la flotte, en plus de quatre remorques à benne basculante quatre essieux. On compte aussi deux remorques plateforme et deux remorques trois essieux. De plus, une de ces remorques est spécialement conçue pour décharger la chaux directement dans les épandeurs. Par son emplacement stratégique au cœur de notre territoire de la Rive-Nord, le site de Louiseville deviendra un site important du développement agricole futur de Novago. Il ne fait aucun doute que notre alliance est promise à un bel avenir !

  • Être dans le trèfle jusqu’aux genoux

    Par Stéphane Payette T.P., expert-conseil en productions végétales, en collaboration avec Lyne Beaumont agr., conseillère semences Elite, Sollio Agriculture. L’adage « être dans le trèfle jusqu’aux genoux » représente beaucoup plus que la nostalgie des verts pâturages luxuriants des printemps ancestraux. En 2021, il représente aussi un gage de fortune pour celui qui aura eu la sagesse d’implanter une prairie productive. Nager dans le foin, le vrai foin, celui qui pique, n’est pas chose aisée. Une fois passés les aléas de nos hivers modernes capricieux, nous devons veiller à fournir à nos plantes fourragères les éléments nutritifs dont elles ont besoin. L’azote (N) est l’ingrédient vedette de cette chronique, secondé par le potassium (K), le soufre (S), puis le bore (B). Les nouvelles données indiquent que plusieurs prairies sont sous-fertilisées en azote. En fonction du nombre de coupes et du potentiel de rendement, l’apport d’azote de 90-120 kg N/ha peut être augmenté jusqu’à 200 kg N/ha. Évidemment, un pareil apport d’azote cible des champs élites. Les prairies visées par ces niveaux élevés sont composées à 90 % de graminées semées, telles que la fléole (mil), le brome, la fétuque, le dactyle et le raygrass. Une trop forte présence d’herbe comme la sétaire ou la panic limitera l’apport d’azote, afin de permettre de conserver des taux rentables. Les recommandations de votre expert-conseil, basées sur des observations aux champs et des données de fertilisation, vous aideront à obtenir les meilleurs résultats. Avec la complicité de Sollio Agriculture, nous pouvons miser sur la formule N-prairie légumineuses (40-0-50 5,6 S et 0,5 B) qui sera appliquée à 200 kg/ha. Nous avons également la N-Prairie graminée (50-0-0 10,2 S) à 133 kg/ha. Ces propositions de fertilisation vous offrent une stratégie rapide et efficace. Pourquoi ajouter la potasse, le soufre et le bore ? Afin d’assurer aux prairies un apport complémentaire crucial. L’azote joue un rôle primordial dans le développement cellulaire des plantes. Son impact sur les rendements est important. Le potassium assure la pérennité des luzernières et aidera les graminées à traverser les périodes de sécheresse. Sans oublier le bore, point de salut pour notre légumineuse préférée. Quant au soufre, il agit sur les acides aminés, la chlorophylle, ainsi que la fixation de l’azote. Un bon plan de fertilisation vous aidera à prendre soin de vos prairies et à respecter les quatre B : Bonne dose Bon endroit Bonne quantité Bonne période Parlez-en à votre expert-conseil, c’est son rôle de vous guider. N’oubliez pas qu’une fois la première coupe terminée, il faut déjà penser à la deuxième… Source : OMARFA, Gaétan Parent (AAC-Québec), Isabelle Breune (AAC-Sherbrooke), Stéphanie Durand (Club Agroenvironnemental de l’Estrie-Sherbrooke).

  • Novago Coopérative remet 55 000$ en denrées alimentaires

    Initiative De nous à vous de Sollio Groupe Coopératif : Novago Coopérative remet 55 000 $ en denrées alimentaires à la communauté Joliette, le 15 juin 2021 – Novago Coopérative est fière de contribuer, de nouveau cette année, à l’initiative De nous à vous de Sollio Groupe Coopératif en faisant un don d’une valeur de 55 000 $ en produits cultivés ici par des entrepreneurs agricoles des régions de Portneuf, la Mauricie, Lanaudière, les Laurentides, l’Outaouais et l’Abitibi-Témiscamingue. Ces produits seront distribués directement à des banques alimentaires situées sur le territoire de Novago Coopérative afin de venir à aide à des familles dans le besoin. Avec cette deuxième édition, De nous à vous  contribue notamment à améliorer la diversité et la fraîcheur de plus de 600 000 repas pour des personnes dans le besoin et permettra à l’organisme Au cœur des familles agricoles, qui veille à la santé mentale des travailleurs agricoles et leur famille, de mieux répondre à la demande dans la région. Un total de 510 000 $ remis aux différentes communautés du Québec et de l’Est ontarien Grâce au vaste réseau de membres, de coopératives et d’entreprises de Sollio Groupe Coopératif, un total de 510 000 $ seront remis en denrées alimentaires et en argent aux différentes communautés du Québec et de l’Est ontarien. D’une part, elle permet une remise de denrées alimentaires fraîches d’une valeur marchande de 430 000 $ provenant d’entrepreneurs agricoles d’ici qui seront distribuées au moment des récoltes à des moissons du réseau des Banques alimentaires du Québec et aux Cuisines solidaires de la Tablée des Chefs. D’autre part, des dons en argent totalisant plus de 80 000 $ sont remis à différents organismes tels qu’Au cœur des familles agricoles et l’Association des jeunes ruraux du Québec et la Junior Farmer’s Association of Ontario. Depuis 2020, ce sont plus de 1 million de dollars qui ont été remis pour soutenir les communautés dans le cadre de De nous à vous . « Grâce à cette initiative qui met de l’avant l’entraide et la coopération, Sollio Groupe Coopératif et les dix-huit coopératives agricoles du Québec et de l’Est ontarien qui ont participé cette année, nous pouvons non seulement aider les gens dans le besoin, mais également soutenir les familles agricoles d’ici. De nous à vous est un reflet parfait des valeurs qui nous animent et de notre mission de tous les jours : contribuer à nourrir le monde », déclare M. Gaétan Desroches, chef de la direction de Sollio Groupe Coopératif. « Il allait de soi pour Novago Coopérative de s’associer de nouveau à l’initiative De nous à vous . Particulièrement après cette année tumultueuse, où les besoins en termes de sécurité alimentaire sont importants. Nous sommes fiers que cette contribution permette de nourrir les familles d’ici avec des produits cultivés avec passion par des producteurs et productrices agricoles membres de notre coopérative. » ajoute Dany Côté, directeur général de Novago Coopérative

  • Le stress thermique, toujours et encore plus d’actualité

    Par Catherine Royer, T.P., experte-conseil en production laitière Depuis quelques années au Québec, les étés chauds se succèdent. Selon les experts, les hausses de température durant cette période n’iront pas en diminuant. C’est pourquoi l’impact de la chaleur sur nos animaux ne doit pas être pris à la légère. Les conséquences qui en découlent entrainent des pertes de revenus potentiels pour vos entreprises. Dans des conditions normales, la vache est en mesure de dissiper la chaleur excédentaire par son métabolisme dans l’environnement selon divers modes de transfert thermique (lactation, digestion, rumination, gestation, etc.). Cette thermoneutralité se situe entre 5 et 20 degrés. Lorsque l’animal sort de cette zone, il doit dépenser de l’énergie pour se refroidir ou se réchauffer. C’est à ce moment qu’il tombe en stress thermique. Le stress thermique dépend aussi du pourcentage d’humidité. Plus il est élevé, plus la zone de thermoneutralité rétrécit. On peut considérer qu’il y a un risque de stress thermique lorsque l’indice de température et d’humidité est supérieur à 68. La meilleure façon de savoir si votre animal souffre du stress de chaleur est l’accélération de sa respiration et sa température interne. Impact physiologique pour la vache Stress thermiqueITHTaux respiratoire/respiration min.Température rectale degrés CelsiusLéger68-71>60>38,5Modéré72-79>65>39Sévère80-89>85>40Très sévère90-98120-140>41 Collier et Zimbleman, 2012 Impacts sur la vache laitière  Le nombre de jours consécutifs de chaleur diminue les composantes et la production Diminution maximale 6 % pour le gras et 4 % pour la protéine ; Perte de lait de 10 à 35 % qui peuvent coûter 1,60 à 5,60 $ par jour par vache. Baisse du taux de conception L’ovocyte et l’ovule sont plus susceptibles au stress de chaleur. Impacts sur la vache tarie Amaigrissement durant la période de tarissement et perte de poids excessif post-vêlage Réduction du nombre de jours en gestation, tarissement plus court Effet négatif sur le poids des veaux à la naissance et sur les fonctions du placenta Stress thermique utérin qui réduit la performance en première lactation *Les effets du stress thermique peuvent se faire ressentir jusqu’à deux mois après l’événement. 5 trucs pour diminuer le stress de chaleur  Eau fraiche à volonté : abreuvoir avec débit suffisant de 15-20L/min. Vider et nettoyer les abreuvoirs régulièrement. Déplacer de l’air où les vaches passent le plus de temps ; on vise à avoir un vent de 8 km/h + ou – 1,5 (carrier 2019). Exemple : ventilateur de 36 pouces à 8 pieds de haut, espacé de 20-24 pi avec un angle de 15 à 20 degrés. Rafraichir les animaux en les arrosant ou en ajoutant des brumisateurs si la ventilation est suffisamment efficace pour assécher le poil. Augmenter la régie de la mangeoire : faire plus qu’un repas, nettoyer la mangeoire et gérer efficacement les refus. Si l’ensilage a tendance à chauffer, ajouter de l’acide propionique pour contrer la chaleur. Stratégies nutritionnelles : ajouter des précurseurs de glucose (amidon, robostart), ajouter des tampons pour augmenter la BCA (bicarbonate de sodium ou potassium), contrôler le niveau de fibre dans la ration (ajout d’une fibre soluble comme la pulpe de betterave ou encore du Pulpolac), offrir des fourrages plus digestibles et ajouter un apport supplémentaire d’antioxydants (prémélange oasis). Le stress thermique a de lourdes conséquences sur vos animaux et, par le fait même, sur votre entreprise. Perdre 0,1 kg de gras par vache par jour, sur une période de plus de deux mois, avec une baisse de 20 % de la production de lait, entraine des pertes financières importantes. C’est pourquoi, durant cette période, il est encore plus important d’avoir une régie rigoureuse et de mettre en place des solutions pour contrer ces hausses de température. Présentement, les stagiaires travaillent sur un projet qui a pour but d’évaluer certains outils technologiques que nous pouvons utiliser à la ferme pour détecter des problèmes de ventilations. Si vous souhaitez avoir plus d’informations sur le stress de chaleur ou les produits que vous pouvez utiliser pour réduire son impact, contactez votre expert-conseil.

  • Pierre Lampron - Président des Producteurs laitiers du Canada

    Par Mélisa Tranchemontagne, technicienne aux communications Dans une série de huit reportages à la ferme, découvrez des producteurs et productrices agricoles membres de Novago Coopérative qui brillent dans les hautes sphères de l'agriculture québécoise et canadienne. Son parcours Au départ, si je me suis impliqué, c’était pour voir de plus près comment fonctionne la mise en marché. Puis, de fil en aiguille, j’ai gravi les échelons, mais toujours dans le secteur laitier. D’abord localement, en Mauricie, puis tranquillement au provincial et finalement au niveau national, jusqu’à la présidence des Producteurs laitiers du Canada. C’est simple : plus j’avançais, plus j’avais le goût d’aller plus loin. C’est certain que pour ça, il faut être animé par une passion, sinon tu ne peux tout simplement pas le faire. Ça prend du temps et il faut prendre ce temps-là. Ses motivations Je voulais ouvrir mes horizons, voir des producteurs en dehors de mon village. Mais au fond, après avoir côtoyé des producteurs de partout au Canada et ailleurs dans le monde, je me suis rendu compte qu’on est tous les mêmes. Même si la production est différente, on a tous la même passion et des valeurs communes. Ses grandes fiertés L’essor du logo de la vache bleue est une grande fierté (on le retrouve sur plus de 8 200 produits laitiers au Canada). On observe une tendance du consommateur vers l’achat de produits locaux, qui a d’ailleurs été mis à l’avant-plan avec la pandémie. Le logo de la vache bleue est sans contredit une excellente, voire la meilleure, façon d’identifier les produits laitiers d’ici. Nous avons aussi travaillé très fort pour que les producteurs laitiers obtiennent la compensation promise à la suite des accords commerciaux conclus par le gouvernement fédéral. Les défis de la pandémie Du jour au lendemain, il a fallu faire preuve d’agilité. Avec les restaurants et les institutions fermés, le marché a changé drastiquement vers les épiceries. Il faut également toujours être sur le qui-vive, s’assurer que les usines de transformation sont sécuritaires et éviter les éclosions. Nous avons mis en place une stratégie d’atténuation, ainsi que des mécanismes de communication virtuelle réguliers. Un des points positifs, c’est qu’avec les outils technologiques à notre disposition, on gagne du temps et nos dossiers avancent autrement, mais tout aussi sûrement. Ses conseils à la relève Il faut que la relève sache qu’il y a toujours moyen de s’impliquer sans négliger son entreprise. C’est possible de structurer son travail en conséquence et de trouver des solutions pour compenser le fait qu’on s’absente parfois. Il faut y aller à son rythme. Au début, on peut se sentir coupable de s’absenter, mais décrocher, ça fait du bien ! Donc si j’avais un conseil à donner aux jeunes, c’est de prendre le temps de prendre du temps. En se décollant le nez de son quotidien, c’est là qu’on voit des opportunités qu’on n’aurait pas vues autrement. Et ultimement, ça permet à notre entreprise, et à nous même, de s’élever davantage.

  • Claire Desaulniers et Alphonse Pittet - Un duo engagé

    Par Mélisa Tranchemontagne, technicienne aux communications Dans une série de huit reportages à la ferme, découvrez des producteurs et productrices agricoles membres de Novago Coopérative qui brillent dans les hautes sphères de l'agriculture québécoise et canadienne. Claire Desaulniers et Alphonse Pittet Conseillère à la table provinciale pour les travailleurs étrangers temporaires et président du Conseil québécois des plantes fourragères Leurs parcours Claire Desaulniers : Il y a 25 ans, quand j’ai rejoint la ferme officiellement, j’ai reçu une lettre de la part des Agricultrices de la Mauricie pour me souhaiter la bienvenue et m’inviter à m’impliquer. Je n’avais pas réalisé qu’il s’agissait d’une participation volontaire et je m’étais sentie mal à l’aise, croyant avoir oublié de payer une cotisation obligatoire. C’est comme cela que ça a commencé, tout bonnement, puis j’y ai pris goût et intérêt. Je me suis impliquée dans divers comités et organisations, notamment à l’UPA et avec le Réseau Agriconseil. Aujourd’hui, je siège sur la table de concertation sur les employés étrangers, afin de faire connaître la réalité des fermes en production animale qui font l’embauche de travailleurs étrangers temporaires, un dossier qui me tient beaucoup à cœur. Alphonse Pittet : Il y a environ 50 ans, en Suisse, d’où je suis originaire, un cours nommé « Instructions civiques » nous apprenait comment s’organisait la vie démocratique dans le pays, comment les individus peuvent influencer le changement, localement, régionalement, dans les cantons, puis au niveau fédéral. Que ce soit comme citoyen ou comme producteur agricole, ça a allumé une étincelle en moi. Déjà à 18 ans, je siégeais au conseil d’administration de la coopérative agricole de mon village, où je faisais certainement baisser la moyenne d’âge. C’est de cette façon que j’ai pris goût à comprendre comment fonctionne les organisations et à m’investir au sein de conseils d’administration. Puis, au fil des ans, mon parcours a suivi son cours dans plusieurs organisations telles que le CIAQ, le PATLQ (Valacta). J’ai également agi à titre de membre fondateur de Gesthumain, siégé au conseil provincial des CAB et j’en passe. Je préside maintenant le Conseil québécois des plantes fourragères et laissez-moi vous dire que les défis y sont présents, je n’y compte pas mes heures. Être en couple et impliqué Claire Desaulniers : L’une des choses intéressantes lorsqu’on s’implique à l’extérieur de son entreprise et que son conjoint fait de même, c’est qu’on a toujours quelque chose à se partager. Nos discussions ne tournent pas toujours autour des mêmes sujets. Bien sûr, quand les enfants étaient jeunes, le rythme était assez effréné. Cela nous force à créer nous-mêmes nos moments de quiétudes, comme aller manger aux champs ; j’aimais ça il y a 25 ans et j’aime encore ça aujourd’hui. C’est un petit bonheur tout simple qu’il faut s’accorder quand on a moins de temps pour les loisirs. Alphonse a toujours cru en moi et ça aide d’avoir un partenaire qui te pousse à t’élever. Nous avons le sens du devoir en commun.  Malgré les inconvénients liés à mes absences, il comprenait très bien mes engagements. Il savait pertinemment que lors d’une prochaine absence ce serait à mon tour de comprendre. Cela a fonctionné, parce que nos valeurs se rejoignent et qu’on se réalise dans nos implications. Alphonse Pittet  : Je ne peux qu’être entièrement d’accord avec ce que vient de dire Claire. C’est un couteau à double tranchant d’être partenaire dans la vie et en affaires. On peut facilement tomber dans le piège des discussions qui tournent autour du même sujet, comme un vieux disque qui s’use. Nous avons la chance d’avoir partagé beaucoup d’histoires, toujours en étant professionnels et en gardant les aspects confidentiels pour nous, mais ça amenait des sujets nouveaux et beaucoup d’apprentissages de part et d’autre. Nous avions certainement une bonne capacité physique et mentale, parce qu’il y a 20 ans, les réunions virtuelles n’existaient pas. S’endormir au petit matin et se lever à l’aurore, nous l’avons fait souvent. Leurs grandes fiertés Claire Desaulniers : Spontanément, la présidence du réseau Agriconseil a été l’une des réalisations qui me rend la plus fière. Je sais que j’ai été un élément profitable pour cette organisation. Le climat a toujours été convivial, ça n’a jamais été un lieu de tempête, mais plutôt un espace créatif et empreint de discussions ouvertes, ce qui rejoint mes valeurs. Alphonse Pittet  : Ce qui me rend le plus fier dans l’ensemble de mes réalisations, c’est de ne pas avoir été un leader qui impose et dirige, mais plutôt qui influence positivement. Souvent, quand j’avais une idée en tête, on y arrivait au fil d’arrivée. Plutôt que de l’imposer aux autres, j’invitais les membres de l’organisation à se l’approprier. Nous en sortions tous gagnants. J’en suis témoin aujourd’hui avec joie, puisque plusieurs intervenants de l’industrie me mentionnent que mes recommandations passées ont fait leur bout de chemin et sont toujours en place aujourd’hui. Les défis de la pandémie Claire Desaulniers : En lien avec les travailleurs étrangers temporaires, la pandémie a tout bousculé. Je me suis sentie comme s’il s’agissait de la première fois que je présentais une demande. Nous avons vécu beaucoup de stress et il a fallu s’adapter et faire preuve d’agilité. Nous avons mis en place des outils pour assurer notre sécurité et celle de nos travailleurs. Nous avons instauré des normes sanitaires et nous avons tenu les travailleurs informés de l’évolution de la situation tout au long du processus. Alphonse Pittet : Il y a un an, les réunions virtuelles étaient peu fréquentes. Nous avons certainement apprivoisé une bonne partie des outils technologiques disponibles depuis. Il en a résulté, une très grosse année d’avancement dans les projets. Le fait que nous n’ayons plus à nous déplacer, c’est une économie de temps considérable. Bien sûr, le contact humain et se donner une bonne poignée de main me manquent. Leurs conseils pour la relève Claire Desaulniers : Les apprentissages qu’on fait nous éduquent, nous transforment et nous permettent d’être de meilleurs entrepreneurs. Mais la plus grande valeur ajoutée de l’implication, pour moi, c’est le réseau qu’on bâtit. Nous créons des liens professionnels, mais aussi personnels. J’ai rencontré durant mon parcours des femmes précieuses, que je considère aujourd’hui comme des amies. Alphonse Pittet : Ce n’est pas le niveau d’implication qui est important, c’est d’aimer ce pour quoi on s’implique. Je recommanderais à un jeune de commencer par une petite implication. Que ce soit une implication agricole, dans un loisir ou l’école de ses enfants. Une chose est certaine, c’est que j’ai le sentiment d’avoir plus reçu que donné. On apprend beaucoup de nos pairs et à plusieurs niveaux. Cultiver un réseau c’est aussi probablement le meilleur antidote à la détresse psychologique.

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