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- Pascal Forest - Président du conseil exécutif des Producteurs de légumes de transformation du Québec
Par Mélisa Tranchemontagne, technicienne aux communications Dans une série de huit reportages à la ferme, découvrez des producteurs et productrices agricoles membres de Novago Coopérative qui brillent dans les hautes sphères de l'agriculture québécoise et canadienne. Son parcours J’ai toujours cru en l’action collective et c’est quelque chose d’important pour moi. Autant avec l’UPA, dans laquelle je suis impliqué depuis tellement d’années que j’ai cessé de les compter, que dans les coopératives de producteurs. Je crois fondamentalement qu’en groupe, on est mieux représenté que seul. J’ai eu comme modèle mon père qui lui aussi était impliqué, et ça me tient à cœur de l’être aussi pour le bien collectif. Ses motivations J’ai la chance d’avoir des qualités innées de communicateur et de réseautage. C’est agréable de les mettre à profit pour l’ensemble des producteurs. La production est une chose, la vente et la mise en marché en sont d’autres tout aussi importantes. Tu peux être un excellent producteur, mais si tu es incapable de vendre tes produits, tu n’avances pas. Ensemble, c’est plus facile de faire avancer les projets et de négocier une convention annuelle, et c’est ce que nous réalisons avec l’association des Producteurs de légumes de transformation du Québec. Nos efforts sont grandement récompensés quand on mène de bonnes négociations et qu’on obtient de bons prix de vente. Ça me tient énormément à cœur que chaque producteur soit capable de bien vivre de sa production. Ses grandes fiertés Il n’y a pas de dossier précis qui me rende fier, c’est un travail en constante évolution. On travaille à l’année dans l’intérêt des producteurs, que ce soit par la recherche, les essais de cultivars, les enjeux de phytoprotection et la promotion de nos produits. Il ne faut jamais arrêter, on mène les choses continuellement avec rigueur et agilité, car on ne sait jamais de quoi sera fait demain. Les défis de la pandémie L’enjeu relatif aux travailleurs étrangers est certainement le plus grand défi lié à la pandémie avec lequel j’ai eu à jongler. Devant l’incertitude de la venue de ceux-ci, tous les intervenants du milieu se sont unis pour mettre une pression sur le gouvernement fédéral. Du jamais vu ! Avoir collaboré à l’obtention d’une exemption spéciale pour que les travailleurs migrants soient reconnus comme un service essentiel, c’est peut-être là l’une de mes plus grandes fiertés. Même si ce n’est pas toute la main-d’œuvre qui a pu se déplacer, cela a fait une différence. Nous surveillons aussi de très près ce qui se passe dans les usines de transformation. Il y a aussi les défis liés à la communication. J’y vois quelque chose de bénéfique au bout du compte. En plus d’économiser sur le temps et le transport, cela nous permet de voir des producteurs qu’on ne verrait pas aux rencontres en présentiel. En plus, cela nous permet d’être partout dans la province en seulement deux clics. On peut se compter chanceux que la pandémie ne soit pas survenue il y a une dizaine d’années, alors que la technologie n’était pas ce qu’elle est aujourd’hui. Bien sûr, j’ai hâte de pouvoir fraterniser de nouveau en compagnie de mes confrères et consœurs. Ses conseils à la relève J’aime que la relève soit impliquée dans les comités, les jeunes sont extrêmement motivés et participatifs. C’est facile pour eux avec la technologie, cela les rejoint facilement. Mon conseil pour eux, c’est de ne jamais abandonner. Il faut persister, même dans les moments les plus durs. C’est après ces moments difficiles qu’on savoure pleinement nos victoires.
- Martin Caron - Président de l’Union des producteurs agricoles
Par Mélisa Tranchemontagne, technicienne aux communications Dans une série de huit reportages à la ferme, découvrez des producteurs et productrices agricoles membres de Novago Coopérative qui brillent dans les hautes sphères de l'agriculture québécoise et canadienne. Son parcours J’ai débuté mon parcours dans la relève agricole, comme président de mon groupe local : Les futurs professionnels de l’agriculture. J’ai ensuite gravi les échelons jusqu’à la présidence au niveau régional. Le même genre de cheminement s’est déroulé du côté de l’Union des producteurs agricoles (UPA), d’abord avec le titre de président régional, puis vice-président au niveau provincial. Entre mes mandats, j’ai également été président d’autres organisations et je me suis impliqué au sein de La Coop Agrivert. Ses motivations Il y a deux éléments déclencheurs qui m’ont poussé à m’impliquer. Le premier, c’est le contact avec les gens. Mes parents faisaient de l’agriculture, mais n’étaient pas impliqués. J’ai besoin d’avoir un contact avec les autres et de créer des liens avec des gens qui vivent des enjeux similaires aux miens. Puis, il y a le désir de relever d’autres défis, d’en faire plus pour l’agriculture et sentir qu’on a le pouvoir de changer les choses. Je me considère comme un acteur plutôt qu’un spectateur. Un acteur de changement qui joue un rôle dans le développement de l’agriculture et de l’agroalimentaire au Québec. Ses grandes fiertés Augmenter le sentiment d’appartenance des producteurs agricoles envers l’UPA, c’est un défi qui me rend fier. J’ai déjà entendu lors de certaines rencontres, « vous autres l’UPA » et je me disais que l’UPA ce n’est pas « nous autres », c’est nous tous ! On a réalisé une campagne, notamment en Mauricie, qui disait « L’UPA, c’est moi ». Cela revient au rôle d’acteur mentionné plus tôt. C’est un travail de longue haleine de faire sentir aux producteurs qu’ils sont partie prenante des décisions qui sont prises par leur organisation syndicale. Y avoir contribué et y contribuer encore, c’est un dossier qui me rend particulièrement fier. Un autre aspect qui me tient à cœur, c’est de ramener l’humain à l’avant-plan. Parce que oui, le produit est important, mais il y a le producteur derrière. Avec les Journées portes ouvertes sur les fermes du Québec, nous avons aussi voulu mettre en lumière, notamment à l’aide de pancartes sur les fermes affichant un portrait de famille, les gens qui font de leur entreprise ce qu’elle est. Les défis de la pandémie Il y en a plusieurs, mais la communication avec les producteurs est un défi et un enjeu à la fois. Nous avons réalisé qu’il y avait une opportunité avec les différents outils technologiques. Une cellule de crise a été mise en place, également en lien avec la sècheresse de la saison dernière, en collaboration avec la Financière Agricole et le ministère de l’Agriculture. Cela nous a permis d’être mieux outillés pour communiquer avec les producteurs et d’exposer au ministère les enjeux qu’ils vivaient sur le terrain. Ainsi, on a pu se mettre en mode solution plus efficacement. Ses conseils à la relève Si nous voulons tracer de quelle manière nous souhaitons que l’agriculture évolue dans le futur, c’est en s’impliquant qu’on peut la façonner. Il y a un rapprochement que les jeunes doivent faire avec le consommateur. C’est en étant à l’affut des enjeux environnementaux et du bien-être animal que les jeunes seront en mesure de mieux vulgariser la profession agricole. Ainsi, ils pourront continuer à faire croître non seulement leurs entreprises, mais aussi les organisations agricoles.
- Promotion Oasis
Soyez prévoyants et obtenez 5% de rabais sur nos produits préférés pour affronter les chaleurs de l'été! Prémélange Oasis Pulpolac Pulpolac F3 Microprop NC 42 STBK Valide tout le mois de juin chez Novago Coopérative. Contactez votre expert-conseil pour plus de détails.
- Performance laitière 2020
Performance laitière, découvrez les récipiendaires 2020 ! Performance Laitière, la nouvelle reconnaissance laitière de Sollio Agriculture, reconnaît les fermes ayant atteint les kilos de composantes les plus élevés de leur production. Pour cette première édition, c’est un nombre impressionnant de 38 fermes de Novago Coopérative qui se sont démarquées. Soulignons de façon particulière la performance de Ferme Sauvageau de St-Thuribe, propriété de Tony Sauvageau, qui s’est hissé dans le sommet des résultats de Novago Coopérative, mais également dans l’ensemble du réseau. Voici le classement des producteurs de Novago Coopérative ayant atteint un total de kilogrammes de gras et de protéines par vache par jour de 2,5 kg pour la race Holstein et de 2,1 kg pour les races 100 % colorées. Toutes nos félicitations aux fermes récipiendaires : FermeLocalitéKg composantesFerme SauvageauSt-Thuribe3.04Ferme Dupas Inc.La Visitation de l'Île-Dupas2.87Ferme Domen-Baste HolsteinSt-Edmond2.85Ferme Philippe LafontaineHérouxville2.84Ferme KaribelSt-Paul-de-Joliette2.83Ferme ComaroPont-Rouge2.79Ferme FloromaPont-Rouge2.79Ferme GermecHérouxville2.75Ferme AmantièreDeschambault-Grondines2.75Ferme TopSaint-André-Avellin2.75Ferme CaribouTerrebonne2.72Ferme Vieux Saule Holstein inc.Saint-Esprit2.72Ferme RocheleauPont-Rouge2.67Ferme Wilvoc HolsteinPlaisance2.66Ferme Sylvain Laquerre inc.St-Casimir2.66Ferme Réjean St-AndréSaint-Roch de l’Achigan2.64Ferme HenmajémyliSainte-Germaine de Boulé2.64Ferme Des Forest inc.Sainte-Marcelline2.63Ferme Pittet inc.St-Tite2.60Ferme Denis ChampagneSt-Thomas de Joliette2.59Ferme Montambault-TessierSt-Adelphe2.59Ferme DesleducLochaber2.57Ferme de la CôteSaint-Esprit2.56Ferme Yvon Richard et filsPont-Rouge2.55Ferme Rive-Blanche inc.St-Thuribe2.55Ferme Louis, Kristian et Alain ForgetLaval2.54Ferme LouigySt-Casimir2.54Ferme GéobastienSt-Anne-des-Plaines2.53Ferme Beauvilait sencL’Épiphanie2.52Ferme FanicoChamplain2.52Ferme MC BeaujourRawdon2.51Ferme Léo Jacobs et FilsPortneuf2.51Ferme J.M.S. AmitiésFerme-Neuve2.51Ferme Des Mille-îlesLaval2.50Ferme D.E.C. inc.Saint-Roch de l’Achigan2.50Ferme Lauka HolsteinSaint-Marc-de-Figuery2.50Ferme Jada Jersey sencSainte-Anne-du-Lac2.12Ferme JalieSainte-Élisabeth2.10
- Novago Coopérative acquiert l'entreprise Frigon inc. de Louiseville
Novago Coopérative annonce l’acquisition de l’entreprise Frigon inc. de Louiseville, confirmant son rôle de leader en productions végétales et en commercialisation des grains sur la rive-nord du Saint-Laurent. La transaction, effective depuis le 15 avril, est motivée par les activités complémentaires des deux organisations et la volonté de garder la propriété du site de Louiseville dans des mains régionales. Novago Coopérative assure ainsi la continuité de l’ensemble des services déjà offerts par l’entreprise. « L'acquisition de Frigon inc. est significative pour Novago Coopérative. Elle nous permettra d'accroître notre présence sur notre territoire et de profiter de synergies importantes, tant au niveau du pouvoir d’achat que des opérations. Cette transaction confirme notre volonté de soutenir notre croissance en agriculture », annonce Jean-Nil Laganière, président de la coopérative. « Nous sommes heureux d’unir nos équipes et nos expertises. Le site de Louiseville deviendra stratégique pour Novago, qui a la volonté de le développer à son plein potentiel. Cette acquisition témoigne de notre engagement à fournir à nos membres une grande qualité de service et elle nous permettra aussi de développer de nouvelles opportunités. Nous avons hâte de travailler avec l’équipe de Frigon, au bénéfice des producteurs de la région », complète Dany Côté, directeur général de la coopérative. Le propriétaire de Frigon inc, Rémi Frigon, ajoute : « Novago se présente comme le meilleur acquéreur possible pour nous. Il s’agit d’une entreprise pérenne, solide et impliquée dans la communauté. J’ai confiance qu’ils sauront faire prospérer le fruit de nos efforts en assurant la continuité de nos opérations et en ayant à cœur nos employés et nos clients. De mon côté, je demeure impliqué dans une transition efficace, tout en ayant plus de temps pour d’autres projets et pour ma famille ». L’acquisition vise l’ensemble des activités et des actifs de Frigon inc. Les équipes et les services offerts à Louiseville demeurent inchangés et aucune perte d’emplois n’est prévue.
- Portrait d'administrateur Benoit Laquerre
Benoit Laquerre Ferme Sylvain Laquerre Inc. Saint-Casimir | Région Portneuf Productions laitière et végétales Histoire de l'entreprise À la Ferme Sylvain Laquerre, c'est une histoire de famille. Cinq membres y travaillent présentement. Benoit et son frère Maxime, qui sont la septième génération de Laquerre à opérer la ferme, peuvent toujours compter sur l'expérience de leurs parents, Sylvain et Noëlline. La conjointe de Benoit, Kathleen, avec qui il a deux enfants, Madysson (3 ans) et Logan (1 an), travaille également au sein de l'entreprise. Chacun y trouve son compte, pour Benoit la régie de troupeau est ce qu'il préfère. La Ferme Sylvain Laquerre est reconnue dans le milieu agricole, notamment pour ses performances et ses pratiques durables. Son implication Benoit Laquerre s'est impliqué à divers niveaux dans sa région. En tant qu'administrateur du Club Holstein de Portneuf jusqu'en 2012, puis comme administrateur du CAB Portneuf-Mauricie, il est également pompier à Saint-Thuribe. La place de la coopération « Mon père a tracé la voie comme administrateur de la Coop à Saint-Casimir pendant plusieurs années. Du plus loin que je me souvienne, nous avons toujours été des coopérateurs » a-t-il mentionné. De plus, Benoit a été expert-conseil de 2009 à 2014 pour La Coop Univert : il connait donc bien le milieu coopératif, comme producteur, mais aussi comme ancien employé d'une des coopératives fondatrices de Novago Coopérative. Ses forces comme administrateur Benoit estime être quelqu'un de réfléchi et que ses aptitudes d'analyse et de synthèse seront certainement des qualités qui le démarqueront comme administrateur. Son expérience sera aussi un atout important au sein du conseil.
- Portrait d'administratrice Marie-Luce Simard
Marie-Luce Simard Ferme Harricana Inc., Val D'Or | Région Abitibi-Témiscamingue Productions laitière et végétales Histoire de l'entreprise Marie-Luce Simard est copropriétaire de la Ferme Harricana Inc., située à Val D'Or dans la région de l'Abitibi-Témiscamingue avec son conjoint, Mathieu Bérubé. Le père de celui-ci ayant fait l'acquisition de la ferme dans les années 80, Mathieu devient associé de l'entreprise en 2000. C'est en 2012 que Marie-Luce et son conjoint acquiert l'entièreté conjointement. Principalement en production laitière, ils cultivent également des productions végétales. Marie-Luce et son conjoint sont aussi les heureux parents de Gabrielle, 16 ans et Émile 13 ans. Son implication Au fils des ans, Marie-Luce fut impliquée dans diverses organisations, comme au conseil d'établissement de l'école primaire de ses enfants et à titre de secrétaire du Club Holstein de l'Abitibi. Étant déjà ambassadrice chez Novago Coopérative, il allait de soit pour elle de poser sa candidature comme administratrice. « C'est important pour moi de m'impliquer afin que les membres notre région soit les mieux représentés possible. Le territoire est vaste en Abitibi et au Témiscamingue et les enjeux peuvent être différents. » nous a-t-elle mentionné. La place de la coopération La coopération a une place importante dans l'entreprise. « Nous sommes de très bons coopérateurs, non seulement pour l'achat de moulée et de semences, mais aussi quand vient le temps de faire des constructions et de la rénovation, c'est important pour nous d'acheter à la coopérative » dit celle qui vient de compléter la construction et modernisation de leur étable. Ses forces comme administratrice Elle se décrit comme une personne à l'écoute des autres et estime que cette qualité lui permettra de bien amener les enjeux et défendre les intérêts de ses pairs au sein du conseil d'administration. Ayant une bonne capacité à se projeter dans l'avenir, elle est du type à évaluer tous les scénarios possibles afin d'atteindre les objectifs fixés.
- Hommage à Claude Rivest
Hommage Claude Rivest C’est en 1994 que Claude Rivest a commencé son implication en coopération agricole, comme administrateur de La Coop L’Assomption. Il suivait ainsi la voie tracée par son père et son grand-père, des fondateurs de la coopération agricole dans Lanaudière. Il a poursuivi son mandat au sein de La Coop Profid’Or en 2011, à la suite de la fusion des deux organisations. Il a aussi mené à terme la fusion de Profid’Or qui a mené à la création de Novago Coopérative en 2018. Cette succession de changements majeurs et sa présence continue au fil des ans, démontrent bien sa personnalité. Il est un administrateur fonceur, qui n’a pas peur de ses idées. Il sait toutefois les amener avec tact et sait aussi quand se rallier. Claude n'a pas peur de se retrousser les manches pour relever les défis et si L’Assomption garde une place toute spéciale dans son cœur, il a su garder en tête les intérêts de tous les membres dans ses décisions. Ses grandes qualités d’administrateur ont d’ailleurs profité à de nombreuses organisations. De la Fédération des légumes de transformation à l’UPA et l’Expo Rive-Nord, il a toujours été aux premières loges pour défendre les intérêts des producteurs agricoles. Il s'implique aussi dans le plan de développement de la zone agricole de sa MRC et a siégé comme conseiller dans sa municipalité. Il est difficile de dresser la liste de toutes ses implications au fil des ans sans en oublier! Claude a été un administrateur en contrôle de ses dossiers, même les plus complexes. Sa mémoire corporative, ses aptitudes avec les chiffres et ses challenges ont apporté beaucoup de profondeur dans les discussions.
- Hommage à François Drainville
Hommage François Drainville C’est en 1993 que François Drainville a rejoint le conseil d’administration de La Coop Agrivert. Rapidement, il a gravi les échelons et a été nommé président de la coopérative, poste qu'il a occupé jusqu’en 2018. Pendant son mandat, il aura atteint les plus hautes sphères de la coopération agricole, en étant nommé administrateur au sein de La Coop fédérée, maintenant Sollio Groupe Coopératif. Il a donc été aux première loges de la grande croissance de notre fédération dans les dernières années. Si son apport au niveau provincial est indéniable, c’est dans la région de Lanaudière qu'il laissera sa plus grande marque. De nombreux projets jalonnent son parcours : le développement des quincailleries, la déconstruction de la meunerie et la construction du nouveau centre végétal, n’en sont que quelques-uns. D’ailleurs, partout dans le réseau, La Coop Agrivert avait une excellente réputation, autant pour ses succès commerciaux que financiers. Cela a d’ailleurs mené à l’obtention du prix de La Coop Étoile en 2013, un point culminant de sa présidence. Comme si ça ne suffisait pas, François a trouvé le temps de s’impliquer dans d’autres organisations agricoles et en politique, entre autres comme maire de l’Ile Dupas. Tout ça, en continuant de gérer une ferme laitière, en implantant la traite robotisée et en élevant trois garçons. Il est un administrateur rassembleur, sachant s’entourer d’une équipe ayant à cœur la réussite de la coopérative et de ses membres. Par son sens de l’humour, son influence et son côté humain très développé, il a su rallier les gens autour d’une vision commune. Au fil des ans, François a contribué à faire prospérer la coopération, mais surtout à créer un grand esprit de famille qui perdure encore aujourd’hui. Près de 30 ans plus tard, il quitte son siège d'administrateur pour faire place à la relève. Il peut être fier du chemin parcouru et de son leg. Espérons qu'il gardera la coopération proche de son cœur et que nous pourrons compter sur sa présence dans nos activités.
- Roger Massicotte - Président d'Agropur
Par Mélisa Tranchemontagne, technicienne aux communications Dans une série de huit reportages à la ferme, découvrez des producteurs et productrices agricoles membres de Novago Coopérative qui brillent dans les hautes sphères de l'agriculture québécoise et canadienne. Son parcours À l’âge de 12 ans à peine, je m’impliquais déjà au sein du Cercle des jeunes ruraux de Champlain, on peut donc dire que j’ai commencé très tôt. Je me suis impliqué comme administrateur du Cercle, puis auprès du Club Holstein de ma région, ensuite chez Holstein Québec, jusqu’à atteindre le poste de président d’Agropur que j’occupe aujourd’hui. Bref, je suis allé un peu partout dans des organisations où j’avais la possibilité d’aller chercher de l’information et de m’impliquer. Je crois que quand tu poses les bonnes questions, ça te fait cheminer naturellement dans les organisations. Ce n’est pas seulement toi qui choisis de t’impliquer, ce sont tes pairs qui voient en toi des forces pour les représenter. Ses motivations Je pense que le but de nos organisations, que nous soyons des entrepreneurs agricoles ou des coopératives, c’est de réunir nos forces pour développer des outils pour améliorer le sort de notre industrie. Je suis allé vers les coopératives parce que je suis un ardent défenseur du bien collectif et que c’est en s’impliquant qu’on arrive à le protéger. De cette façon, il y a des retours, à la fois pour son entreprise et pour la collectivité. Ses grandes fiertés Nous sommes actuellement dans un grand virage chez Agropur, une transformation majeure de l’organisation. Toute cette réorganisation nous permettra de réaffirmer notre position de leader au niveau national. Je suis fier de faire partie des instigateurs de ce virage qui rendra la structure plus agile et plus en mesure voir venir les coups rapidement. Les défis de la pandémie Nous sommes privilégiés d’être un secteur prioritaire et essentiel, mais il est évident que la fermeture des restaurants, des écoles, des hôtels et des institutions a changé la donne. Puis, il y a eu le télétravail qui nous a poussés à faire preuve d’adaptabilité. Ce changement dans nos habitudes de communiquer aura des effets sur le futur de nos communications. Bien que plusieurs de ces changements soient bénéfiques, j’ai espoir qu’on pourra se redonner de bonnes poignées de mains. Je demeure un éternel positif, qui croit que cette pandémie nous aura offert un pas de recul pour mieux prévoir l’avenir. Ses conseils pour la relève Le meilleur conseil que je pourrais donner, c’est de prendre le temps de s’impliquer. On est souvent pressé par le quotidien de la ferme, mais je pense que c’est important d’avoir l’ouverture d’esprit de prendre ce temps-là. Commencez par assister aux rencontres de votre région pour éveiller votre esprit à cette collectivité. Les meilleurs administrateurs sont les gens qui sont à l’écoute, qui posent les bonnes questions et qui ont une bonne capacité d’analyse. C’est en essayant de trouver des solutions positives — et pas en s’apitoyant sur son sort — qu’on règle des problématiques. Il faut prendre du temps pour l’avenir de notre collectivité agricole et pour nos générations futures, car nous ne sommes pas éternels.
- Novago remet 5,2 M$ à ses membres
Dans le cadre de son assemblée générale annuelle tenue le 25 mars dernier, Novago Coopérative a fait le rapport de la dernière année à ses membres, partenaires et employés réunis virtuellement pour l’occasion. « La pandémie a présenté autant des défis que des opportunités pour votre coopérative. Heureusement, tous les services offerts par votre coopérative ont été considérés comme essentiels. Nous avons donc pu continuer l’ensemble de nos opérations avec les ajustements requis pour respecter les normes sanitaires », explique Jean-Nil Laganière, président. Au terme de son année financière terminée le 30 novembre 2020, la coopérative a atteint des ventes de 337,7 M$. Un élément retient particulièrement l’attention : les quincailleries ont été prises d’assaut dès les premiers jours de la pandémie et ce trafic s’est maintenu tout au long de l’année. Les ventes sont donc en augmentation, alors que les dépenses sont en baisse, générant un excédent d’exercice au-delà des attentes. Ces résultats positifs permettent l’émission d’une ristourne de 3,4 M$, votée par les membres. L’assemblée a également décrété le rachat de parts privilégiées au montant de 1,8 M$. Ce sont donc 5,2 M$ qui sont remis à nos membres cette année. Au cours de la dernière année, la coopérative a également remis plus de 65 000$ en dons et commandites à divers organismes et activités. À ce montant s’ajoutent aussi les subventions du Fonds coopératif d’aide à la relève agricole. Cette année, ce sont plus de 110 000 $ qui ont été distribués parmi les jeunes agriculteurs participants au programme. Une coopérative centrée sur sa mission « Dans la tourmente, nous nous recentrons sur notre mission première, soit de contribuer au succès des producteurs agricoles. Un mandat clair nous a été donné par nos membres : notre priorité est de créer une coopérative solide et pérenne qui est outillée pour faire face aux défis de demain. Nous poursuivons donc cette période de consolidation et de restructuration. Ceci nous permettra d’attaquer la phase subséquente de notre développement, qui misera sur la croissance, l’efficience et l’optimisation », raconte Dany Côté, directeur général. « J’aimerais aussi qu’on retienne de cette assemblée que nous sommes privilégiés chez Novago de compter sur des équipes solides pour affronter tous les défis. Nos employés ont été particulièrement sollicités cette année, mais ils s’attaquent à la tâche avec détermination et agilité. Ils ont fait face à l’incertitude avec résilience et solidarité et nous sommes fiers de pouvoir compter sur eux », a complété monsieur Laganière. Le président de Novago Coopérative, Jean-Nil Laganière (au centre), accompagné du directeur général Dany Côté (à gauche) et de la secrétaire générale Valérie Ouellet (à droite), lors de l’assemblée virtuelle.
- Alain Forget - Vice-président d’Agropur et Conseiller exécutif sur le Conseil québécois de la coopération et de la mutualité
Par Mélisa Tranchemontagne, technicienne aux communications Dans une série de huit reportages à la ferme, découvrez des producteurs et productrices agricoles membres de Novago Coopérative qui brillent dans les hautes sphères de l'agriculture québécoise et canadienne. Son parcours Dans un premier temps, je suis producteur laitier et je m’occupe de la commercialisation de mon lait depuis que j’ai commencé à en faire. J’ai commencé par m’impliquer tranquillement au sein de mon syndicat des producteurs de lait, puis j’ai été nommé membre exécutif de la Fédération UPA Outaouais-Laurentides. J’ai aussi été vice-président des syndicats de base pendant près de trente ans. J’ai également été administrateur de sociétés parapubliques, telles que Laval Technopole, et donc impliqué, pendant plus de vingt ans, dans le développement économique de ma région. Il y a sept ans, un poste s’est ouvert sur le conseil d’administration d’Agropur. J’ai été élu et j’ai gravi les échelons jusqu’à la vice-présidence. Ses motivations C’est parce qu’il y a des producteurs qui se sont impliqués au fil du temps que les plans conjoints sont toujours valables au Canada. S’il n’y avait pas eu cette implication importante de la part des producteurs, et ce, à tous les niveaux dans la hiérarchie et dans la structure, les plans conjoints seraient aujourd’hui disparus, comme à peu près partout dans le monde. En termes d’économie régionale, c’est fondamental dans le développement du Québec. S’il y a un désintéressement des producteurs envers leur propre industrie, c’est tout le monde qui en souffre. Je sens que ça fait la différence d’être impliqué dans la mise en marché, d’avoir un rôle comme producteur et comme transformateur, car on est capable de générer et de comprendre ce qu’est un plan conjoint et d’en tirer tous les bénéfices en négociant collectivement. Ses grandes fiertés C’est une question difficile, puisque j’ai plusieurs fiertés. Créer le Syndicat de la relève agricole dans Lanaudière-Laurentides en est certainement une. Réussir à créer un zonage agricole avec Laval Technopole, qui fait en sorte qu’aujourd’hui on peut encore y faire de la production agricole, est aussi une très grande fierté. Sur le plan syndical, c’est de partager l’information avec les autres producteurs et de les former pour qu’ils deviennent de meilleurs administrateurs. Puis, chez Agropur, une grande restructuration s’effectue présentement : c’est majeur pour le bien collectif et c’est stimulant d’y contribuer. De l’extérieur, ça peut être difficile de bien comprendre les décisions qui sont prises, mais sur le long terme, je suis convaincu que les actions prises sont les bonnes. Les défis de la pandémie Oh oui ! La COVID-19 c’est toute une gestion du risque ! Le développement du marché est différent. Une partie de la décision de la vente de iögo a été motivée par ceci. En termes de développement de marché, il faut parfois prioriser. Certaines décisions peuvent paraître impopulaires, mais il faut penser à long terme. Sur une note positive, la pandémie nous offre de nouvelles options et de nouveaux outils de communication qui nous permettront de mieux communiquer avec nos membres. Ses conseils à la relève La relève est d’une importance fondamentale. Mes deux fils sont impliqués avec la relève agricole dans la région Outaouais-Laurentides. Louis est aussi impliqué au sein du Syndicat des producteurs de lait. Mon père aussi était un homme impliqué. Il nous a fait comprendre qu’il faut connaître et comprendre l’information pour savoir où on s’en va. Et ça, ça ne se fait que par la participation. L’implication est importante pour protéger ce qu’on a acquis et pour nous permettre de développer nos propres entreprises.
- Cathy Fraser - Vice-présidente SOCODEVI et administratrice Sollio Groupe Coopératif
Par Mélisa Tranchemontagne, technicienne aux communications Dans une série de huit reportages à la ferme, découvrez des producteurs et productrices agricoles membres de Novago Coopérative qui brillent dans les hautes sphères de l'agriculture québécoise et canadienne. Cathy Fraser Vice-présidente SOCODEVI et administratrice Sollio Groupe Cooopératif Son parcours Mes parents s’impliquaient beaucoup, alors on peut dire que c’est dans ma nature propre de le faire. Petite, à l’école, je m'impliquais déjà. Je pense notamment à une pièce de théâtre où la professeure devait restreindre mes ambitions à diriger l’ensemble de la pièce. Cela a toujours été difficile pour moi de rester passive. J’aime prendre part aux décisions. J’ai commencé par m’impliquer au conseil d’établissement de l’école de mes enfants et aux activités relatives à la semaine de l’alimentation. C’est finalement un expert-conseil de passage à la ferme qui m’a incitée à m’impliquer en coopération agricole. Puis, de fil en aiguille, des postes se sont ouverts. J’ai posé des questions et démontré mon intérêt, ce qui m’a menée aux postes que j’occupe présentement. Ses motivations Toute chose est bonne à dire, le secret réside dans la façon dont nous le faisons. C’est en parlant et en émettant son opinion que l’entreprise dans laquelle on s’implique nous ressemblera davantage. En participant aux échanges et aux discussions, on devient partie prenante des décisions qui sont prises. Ses grandes fiertés Le plan d’action pour une meilleure représentation des femmes avec Sollio Groupe Coopératif me rend particulièrement fière. Il existait avant moi, mais nous avons su le différencier et le mener à terme. Nous y avons impliqué non seulement des femmes, mais aussi des hommes, tout le réseau, et la haute direction pour arriver avec un plan qui répond à notre objectif. Après plusieurs tables de concertation, on remarque que beaucoup de femmes souffrent du « syndrome de l’imposteur » et n’osent pas s’impliquer. La diversité est pourtant importante et c’est en identifiant les forces qui nous sont propres et en les mettant de l’avant que nous pouvons faire une réelle différence. Les défis de la pandémie Les défis de communication sont grands, mais nous amènent aussi des points positifs inattendus. Les réunions virtuelles ont amené certaines femmes, qu’on ne voyait pas auparavant dans les assemblées et activités, à participer. Cela nous a permis de voir de nouveaux visages et nous amènera certainement à revoir plusieurs activités de façon hybride dans le futur. Ses conseils pour la relève Osez vous impliquer ! Spécialement pour les femmes, donnez aussi de la flexibilité à votre partenaire si les choses ne sont pas faites à votre manière lorsque vous vous absentez. Offrez-vous un peu de lâcher-prise, ça ne fait pas de mal. Aussi, impliquez-vous dans une organisation qui rejoint vos intérêts et vos valeurs. Puis, si jamais ce n’est pas votre place, changez d’organisation. Vous vous sentirez plus utile si vous vous investissez dans quelque chose que vous aimez.
- L’heure des bouleversements : que peut-on contrôler et comment ?
L’heure des bouleversements : que peut-on contrôler et comment ? Par François Lefebvre M.Sc. agr., superviseur technique avicole La pandémie a changé la face du monde : une contraction de l’activité humaine s’en est suivi et le désordre aussi. Du côté de l’agriculture, un service essentiel pour nourrir le monde, des coupures ont été faites dans le nombre d’animaux prêts à abattre et dans le nombre d’animaux prêts à élever. Les revenus ont eux aussi été coupés. Dans la volaille, les revenus ne rencontrent pas les coûts de production pour élever les animaux. La situation devient de plus en plus lourde pour tous les intervenants de la chaîne de production. Que faire ? Arrêter ? Les investissements sont trop importants pour cela. On espère que ça va mieux aller, mais le souffle devient de plus en plus court. Dans la volaille, déjà avant la pandémie, les coûts d’exercice de la profession avaient commencé à augmenter. Avec l’obligation d’une tenue de livres pour des actions spécifiques et des audits de normes d’élevage au niveau fédéral, on doit consacrer plus de temps à l’administration qu’auparavant. De plus, l’utilisation de certains antibiotiques de première ligne en santé humaine a été bannie de la production. Certains antibiotiques étaient utilisés pour contrer les infections bactériennes dès l’âge embryonnaire des poussins. Résultat : un plus haut taux de mortalité en élevage, ainsi qu’une augmentation du pourcentage d’oiseaux à euthanasier, faute de quoi les soigner. Plus de travail au niveau des suivis de troupeaux et moins de revenus : c’est un coût supplémentaire qui n’a pas été relayé aux consommateurs. Il faudra que ça vienne. Que peut-on contrôler ? Dans cette situation, on n’a pas le choix de faire de son mieux et viser à recevoir des oiseaux dans des conditions environnementales parfaites. Après avoir bien nettoyé et préparé sa bâtisse pour un nouvel élevage, il faut la préchauffer suffisamment avant l’arrivée des poussins pour avoir au moins 90 degrés Fahrenheit au plancher dans l’aire de départ de ceux-ci. À la réception des oiseaux, on se doit d’être très attentif à leur comportement en les observant lorsqu’ils mangent, boivent, chantent, courent et dorment. On ne doit observer aucun regroupement, car cela indique un inconfort des oiseaux causé par un environnement trop frais ou froid. Des oiseaux qui se regroupent vont manger et boire moins. Ils peuvent aussi être sujets à un stress physique qui ouvre la porte aux maladies. Ensuite, il faut s’assurer d’avoir une eau impeccable sur le plan de la qualité et de la propreté. Il faut nettoyer ses tuyaux d’eau avec minutie entre deux lots. Puis, il est important de traiter son eau pour qu’elle soit — et demeure — salubre même en présence d’oiseaux malades qui boiront aux mêmes tétines que les oiseaux sains. Malheureusement, il y aura toujours des oiseaux infectés présents lorsqu’on reçoit des poussins pour un nouvel élevage, d’autant plus qu’il n’y a plus d’antibiotiques donnés aux couvoirs. Il faut contrer la propagation de ces infections à tout le troupeau en utilisant une eau traitée avec une charge de désinfectant. Quels indicateurs nous démontrent que les choses sont bien faites ? En pesant les oiseaux à l’arrivée, puis à sept jours, ils doivent avoir pris 4,3 fois leur poids entre les deux pesées. Les oiseaux à l’arrivée vont peser entre 42 et 43 grammes en moyenne. Ils devraient donc avoir un poids de 180 à 185 grammes à sept jours. L’uniformité du troupeau est aussi un bon indicateur de la situation de départ. Un troupeau normal aura autour de 80 % à 85 % d’uniformité à l’arrivée. À sept jours, si on fait bien les choses, on devrait être autour de 80 % aussi. Si des troupeaux qu’on a mesurés se retrouvent à des niveaux de 60 % d’uniformité à sept jours, cela indique que l’environnement qu’on procure aux poussins n’est pas adéquat. Il faudra y remédier en ajustant les différents facteurs mentionnés plus haut. Faisons de notre mieux avec toutes les connaissances professionnelles qui nous caractérisent. Le bouleversement de la pandémie impose une contraction d’actions de l’humanité entière qui sera sûrement suivie d’une expansion. Soyons patients : courage, le meilleur est à venir !
- Le portrait journalier pour évaluer l’impact économique
Le portrait journalier pour évaluer l’impact économique Par Alex Lapointe, agr., expert-conseil ruminants Novago Coopérative Depuis quelques années, les fermes laitières ont commencé à se transformer en entreprises laitières. La principale différence dans ce changement a été l’importance du volet économique dans la prise de décision. En 2021, aucune décision majeure ne peut être prise sans avoir évalué d’abord l’impact sur la gestion technico-économique des entreprises à court, moyen ou à long terme. La première raison expliquant l’augmentation de l’importance du volet économique est sans aucun doute la diminution des marges économiques et des soldes résiduels de la plupart des entreprises agricoles. Cette diminution peut avoir été causée par des investissements majeurs dans le but de faire partie du groupe des entreprises agricoles de demain ou encore par l’accroissement des coûts n’ayant pas apporté l’accroissement d’efficacité ou de productivité escompté. Les experts-conseils du réseau des coopératives ont une multitude d’outils leur permettant d’évaluer l’impact économique de plusieurs décisions. Un de ces outils se nomme le portrait journalier, cet outil a pour but de prendre une « photo » des paramètres de production et d’évaluer l’impact économique de la ration sur la marge par kilo de gras produit. Cet outil se décline en plusieurs versions ayant chacune leurs particularités et leurs buts. La première, étant à mon avis la plus utilisée, est le portrait journalier de lactation. Ce portrait a pour but principal d’évaluer les coûts de la ration des vaches laitières, mais surtout la marge par kilo de gras ainsi que la marge RTM annuelle. Cette évaluation permet d’observer l’impact d’un changement d’ingrédient pour un autre dans la ration ou l’impact d’une augmentation de production liée à l’augmentation de la qualité de la protéine dans la ration par exemple. La deuxième version du portrait journalier est la version adaptée à la production laitière robotisée. La particularité de cette version est la distinction entre la ration partiellement mélangée (RPM) et les quantités de moulées distribuées aux robots. L’évaluation économique est la même que la première version, mais elle permet de séparer les coûts de la RPM ainsi que les coûts du robot. Cela permet donc de cibler des postes d’amélioration ou des forces de chacune des entreprises. Cette version est quant à elle expliquée plus en détail dans l’article de Hugues Ménard, T.P., conseiller spécialisé de Sollio Agriculture, « Bien mesurer la rentabilité en robotique ». La troisième et dernière version est le portrait journalier troupeau. Cette version améliorée du portrait journalier de lactation permet non seulement d’évaluer la marge alimentaire des vaches en lactation, mais aussi de calculer la marge alimentaire du troupeau, c’est-à-dire : la marge calculée après avoir nourri les vaches en lactation, les sujets de remplacement, les vaches taries et les vaches en transition. Cela permet d’obtenir la marge alimentaire par kilo de gras qualifiée de troupeau. Cette marge englobe tous les frais alimentaires reliés à la production laitière. Ce portrait est plus précis et il permet d’explorer certains postes de dépenses qui pourraient être améliorés, sans que ce soit pour autant le poste des vaches en lactation. Par exemple, cette version du portrait journalier permet de démontrer concrètement combien coûte par année l’élevage d’un trop grand nombre d’animaux de remplacement. Discutons d’un cas concret, une ferme livrant quotidiennement 82,3 kg de gras avec 60 vaches (1,37 kg de gras/vache/jour) ayant 64 taures en inventaire (96 % de taux d’élevage). Notez que le taux d’élevage nécessaire ne peut être comparé entre chaque ferme puisqu’il dépend de plusieurs facteurs intrinsèques à chaque ferme. Le portrait journalier permet de comparer deux situations et d’évaluer à combien s’élève l’économie ou le retour sur l’investissement. Dans notre exemple, la ferme a une marge troupeau par kg de gras livré de 10,50 $/kg. Diminuer le taux d’élevage à la moyenne provinciale indiquée sur Lactascan, qui est de 69 %, représente une économie annuelle de 15 609 $ ou un impact positif sur la marge troupeau par kg livré de 0,52 $/kg pour finir à 11,02 $/kg. Plusieurs autres facteurs peuvent être évalués grâce aux portraits journaliers. Si vous voulez faire une évaluation rapide de l’état économique de votre troupeau, contactez votre expert-conseil pour faire un portrait journalier. Vous serez en mesure de connaître vos coûts, mais surtout votre marge par kilogramme de gras livré à la ferme. C’est en sachant d’où part votre entreprise que nous pourrons vous aider à l’élever !
- Novago participe à l’acquisition du couvoir et des fermes de reproduction de Groupe Réal Côté
Novago Coopérative, Sollio Agriculture et quatre autres coopératives partenaires annoncent officiellement la clôture de la transaction avec Groupe Réal Côté. Les activités acquises, soit celles du couvoir et des fermes de reproduction de l’entreprise d’Ange-Gardien, continueront à être opérées de façon distincte sous le nom Couvoir Côté. « Pour Novago Coopérative, ce partenariat constitue un investissement stratégique dans la chaîne de valeur avicole, afin de consolider notre position dans l’industrie. Cela démontre aussi l’importance de l’industrie avicole dans notre portefeuille d’activités et la volonté de l’organisation et des membres d’assurer sa pérennité », a expliqué Dany Côté, directeur général de Novago Coopérative. Le Couvoir Côté est un joueur solide de l’industrie avicole depuis 60 ans. L’entreprise dispose d’installations à la fine pointe, notamment un couvoir d’une capacité de 20 millions de poussins par année construit en 2018, et elle peut compter sur une équipe aguerrie qui restera en place après la transaction. L’objectif du Couvoir Côté est de continuer à servir ses clients en leur offrant les produits de qualité et le service attentionné qu’ils recherchent. La marque et la philosophie d’entreprise de Couvoir Côté resteront, ce qui permettra d’avoir une offre différenciée pour répondre aux besoins spécifiques de la clientèle.
- Les additifs d'ensilage | EnersileGold & EnersileDuo
Les additifs d'ensilage Je sélectionne ELITE pour une gestion optimale de mon ensilage. ENERSILEGOLD E.Faecium - L.Plantarum - L. Lactis ✅Action rapide ✅Fermentation améliorée ✅Réduction clostridiums ✅Efficace dans toutes les structures d'entreposage Ensilage de maïs - Ensilage d'herbe EnersileGold agit dès l'application pour abaisser le pH de l'ensilage. Son action rapide permet de stabiliser le fourrage pour conserver la matière sèche et la protéine. EnersileGold permet de diminuer les clostridiums présents dans l'ensilage, créant ainsi une diminution de l'acide butyrique. ENERSILEDUO L.Plantarum - E.Faecium - L.Buchneri ✅Stabilité aérobie ✅Action rapide ✅Préservation matière sèche ✅Efficace dans toutes les structures d'entreposage Ensilage de maïs EnersileDuo améliore la stabilité aérobie de l'ensilage de maïs à la reprise. Il est très efficace contre l'échauffement du fourrage. Il agit rapidement pour abaisser le pH, cette vitesse de fermentation permet de conserver la matière sèche de l'ensilage. EnersileDuo permet une stabilité accrue de l'ensilage pour une production optimale.
- Bien-être animal en production porcine
Bien-être animal en production porcine Faire le bon choix d’enrichissement par Marie-France Bégin, experte-conseil en production porcine, RP2R Avec la venue du nouveau programme de bien-être animal, maintenant nommé Porc Salubrité/Porc Bien-Être, plusieurs détails sont à améliorer dans nos fermes. L’enrichissement du milieu de vie des porcs fait maintenant partie de ces critères qui nous permettront de réduire le stress chez les animaux et d’améliorer notre image auprès des consommateurs. Si plusieurs améliorations sont, à première vue, abordables et faciles à mettre en place, il faut tout d’abord considérer certains critères d’utilisation. Premièrement, l’enrichissement doit être sécuritaire pour les porcs, c’est-à-dire qu’il ne doit pas causer de blessures et doit être sans risque pour la santé des animaux. Conséquemment, les pneus, les contenants vides de produits non comestibles ou tout autre objet pouvant blesser l’intérieur de la bouche des animaux sont à proscrire. Deuxièmement, il faut penser aux bris d’équipements que certains objets peuvent causer dans un parc. Par exemple, une boule de quilles pourrait facilement casser une latte et une bûche de bois pourrait briser le mécanisme d’une trémie. Évidemment, les équipementiers sont en mesure de vous fournir certains choix de produits ; en voici une sélection :
- Un engrais vert après le nivellement : un incontournable
Agriculture durable Un engrais vert après le nivellement : un incontournable Par Pierre-Luc Brouillette, agr., coordonnateur en agriculture durable Dans nos derniers articles, nous avons abordé les avantages du nivellement. Il est cependant important de protéger notre investissement par la suite ! En effet, lorsque le sol est nivelé après la récolte, les engrais verts permettent de stabiliser la structure de ce dernier. Les racines des engrais verts permettent de faire un travail d’ameublissement et de protection contre l’eau et le vent, réalisé naturellement par la masse racinaire. Lorsque cela est possible, il vaut mieux mélanger plusieurs espèces d’engrais verts : des céréales afin de faire rapidement compétition aux mauvaises herbes, et des légumineuses pour apporter de l’azote. Des mélanges plus complexes sont aussi possibles. Les choix culturaux Lorsque l’engrais vert peut être semé en juillet ou août, les légumineuses sont un choix judicieux. Elles ont la capacité de fixer l’azote de l’air qui est disponible en grande quantité. Plusieurs résultats sur la fixation symbiotique de l’azote nous ont montré que, selon l’espèce, les légumineuses fixaient des quantités plus ou moins importantes d’azote. Un projet de recherche de l’Institut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA) a comparé des systèmes culturaux de différentes espèces de légumineuses, cultivées seules ou en association avec d’autres cultures. Ainsi, pour le soya, le haricot sec, le pois sec, la vesce velue, la luzerne annuelle et le trèfle incarnat, trois espèces ont été semées en association avec le blé (vesce velue, trèfle incarnat et pois fourrager) et trois en culture intercalaire avec le maïs (luzerne, trèfle incarnat et vesce velue). Des cultures de maïs et de blé — qui ne sont pas fixatrices d’azote — ont servi comme témoins. Les parcelles avec légumineuses ont permis des augmentations de rendements de 0,6 à 1 t/ha pour le blé et de 1,3 à 3,2 t/ha pour le maïs, en comparaison avec des parcelles non fertilisées avec de l’azote. Dans les sols fertilisés avec de l’azote, les gains en rendements de blé et de maïs ont aussi été importants sur les retours de légumineuses. De façon générale, les équivalents en engrais azoté ont été les plus élevés selon cet ordre : vesce > luzerne annuelle > mélanges blé/vesce et maïs/vesce > trèfle incarnat > soya. Ce sont ces mêmes précédents de légumineuses qui ont retourné le plus d’azote dans le sol et augmenté significativement les rendements du blé et du maïs. Ces résultats démontrent que ces légumineuses ont contribué à la nutrition azotée du blé et du maïs, diminuant ainsi le besoin en engrais azoté entre 10 et 80 kg N/ha pour le blé, et entre 12 et 65 kg N/ha pour le maïs. En fin de saison Les conditions sont habituellement meilleures pour travailler le sol en août ou au début de septembre, avant l’implantation des engrais verts, plutôt qu’en octobre ou en novembre. Il arrive souvent que le nivellement se termine fin septembre ou début octobre. Dans ces conditions, les céréales d’automne sont idéales (seigle ou blé d’automne). Ces engrais verts dérobés peuvent être semés très tard dans la saison. Ces céréales repoussent aussi au printemps et produisent une grande biomasse. Il faut toutefois s’assurer de pouvoir détruire les céréales d’hiver à temps avant la culture principale. Il est à noter que l’abondance de résidus peut rendre les semis et la transplantation difficiles. Selon les observations sur le terrain, le seigle qui est détruit au printemps semble avoir un effet allopathique sur le maïs. Il faut prévoir environ deux semaines entre la destruction mécanique et un nouveau semis. Sources : Guide de gestion globale de la ferme maraîchère biologique et diversifiée, Module 5, Chapitre 9 : https://bit.ly/2ZYp1S6 Bénéfices des légumineuses dans les rotations de cultures, IRDA
- Des producteurs laitiers qui se démarquent
Des producteurs laitiers qui se démarquent Par Simon Magny, T.P., directeur ruminants et élevages spécialisés Chez Novago Coopérative, nous sommes fiers d’être les partenaires de plusieurs fermes laitières à la productivité exceptionnelle. Plusieurs de nos membres ont vu leurs efforts récompensés dans la dernière parution de L'évolution de la production laitière québécoise 2019 de Valacta. Commençons tout d’abord avec quatre producteurs qui ont atteint le très sélect Club des 300 de Sollio Agriculture. Ils ont tous maintenu une MCR moyenne de plus de 300 en 2019. MCR Ferme Baste Holstein, Saint-Barthélemy322,7Ferme Sauvageau Inc., Saint-Thuribe312,3Jada Jerseys SENC, Sainte-Anne du Lac307,7Ferme Germec, Hérouxville302,7 Soulignons la performance de la Ferme Baste Holstein, qui entre dans le Club des 300 pour la première fois cette année. Du côté de l’IPT, plusieurs membres se démarquent également. Ceux-ci se sont classés parmi les 10 meilleurs de leur région respective. Québec Capital-NationaleIPT Ferme Comaro, Pont-Rouge880Ferme Rocheleau, Pont-Rouge874Ferme Sauvageau, Saint-Thuribe866Ferme Sylvain Laquerre, Saint-Casimir847Ferme Rive Blanche, Saint-Thuribe840Ferme Amantière, Deschambault834Ferme Rivière Chaude, Pont-Rouge824 Mauricie Ferme Pittet, Saint-Tite906Ferme A. R. Rodrigue, Saint-Tite882Ferme Germec, Hérouxville848Ferme Y. Lampron & Fils, Saint-Boniface817 Outaouais Ferme Desleduc GMS, Thurso934Ferme Top, Saint-André-Avellin889Wilvoc Holsteins, Plaisance863 Abitibi-Témiscamingue Ferme Henmajemyli, Sainte-Germaine895Ferme Macten, Macamic828Ferme Galarneau, Barraute798Ferme Harricana, Val-d'Or775Ferme Ronick, Sainte-Gertrude-Manneville759Ferme Baril-Bon-Lait, Lorrainville758Ferme de L'Aunis, Laverlochère750 Laval 9049-5912 Québec inc., Laval837Ferme des Mille-Îles, Laval700 Lanaudière Ferme Karibel, Saint-Paul905Ferme Réjean St-André & Fils, Saint-Roch-de-l'Achigan856Ferme Cristallina, Saint-Barthélemy834Ferme Beauvilait, L'Épiphanie823Ferme Caribou, Terrebonne821Ferme Guilbo & Fils, Saint-Roch-de-l'Achigan793 Laurentides Jada Jerseys, Sainte-Anne-du-Lac799 Soulignons que la Ferme Desleduc GMS atteint la 12e place au niveau provincial, alors que la Ferme Pittet se mérite la 3e place au niveau des stabulations libres. En terminant, nous ne pouvons passer sous silence la Ferme Desleduc GMS SENC, qui se classe 21e parmi les 25 meilleurs troupeaux canadiens. Nous sommes fiers de compter parmi les partenaires de votre ferme. Bon succès !
- La régie en transition
La régie en transition Par Hugues Ménard, conseiller spécialisé en production laitière, Sollio Agriculture La période de transition en est une de grande importance dans la carrière d’une vache laitière. C’est une période durant laquelle la vache passe d’un repos quasi total, d’un statut non productif, à un statut productif qui demande tout un ajustement des réglages. Beaucoup de recherches ont été faites sur la transition en production laitière au fil des ans et pour cause, comme on le dit couramment, « c’est le nerf de la guerre ». Ces recherches nous amènent à penser la régie et l’alimentation en transition en fonction de quatre cibles : immunité, calcémie, glycémie et santé du rumen. On pense au renouvellement des papilles ruminales, passage d’un bilan énergétique à positif à négatif, gérer hypocalcémie, éviter les rétentions placentaires, etc. Tous les changements métaboliques autour de ces quatre cibles génèrent du stress chez la vache; un stress « normal ». Il n’existe pas énormément de données concernant l’impact du stress sur les vaches. Toutefois, on peut penser qu’un peu de stress est gérable, mais que le cumul de différents stress finit par avoir des conséquences et qu’il mène aux désordres métaboliques que l’on voit en grande partie dans la période autour du vêlage. Nous savons que la vache est un animal qui aime la régularité tant au niveau de ses activités que de son alimentation. Or, en quelques mois, la vache subit plusieurs changements quant à son alimentation et son environnement : tarissement, préparation au vêlage, vêlage, ration fraiche et début de lactation. Tout ça dans une période durant laquelle on veut minimiser le stress ! S’il existe un niveau de stress inévitable en période de transition, il faut tenter de le minimiser en assouplissant le plus possible tous ces changements. Comment faire ? Revenons à la base, voyons ce qui plait aux vaches. D’abord pour cerner le sujet, on peut diviser les facteurs de stress que la régie peut engendrer en cinq catégories : La durée du temps passé avec les mêmes congénères dans un enclos Le déplacement entre les enclos La différence de parité Le surpeuplement Le stress causé par la chaleur En 2011, Shirmann et ses collègues ont démontré que, durant les quelques jours suivant les changements de groupe, les déplacements à la mangeoire doublent, le rythme d’alimentation augmente de 10 % ( slug feeding ), la rumination diminue de 9 %. La structure sociale prend trois à sept jours avant de revenir à la normale. Évidemment, les vaches soumises et les primipares sont les plus affectées. Une autre étude démontre une diminution du nombre de cas de désordres métaboliques en fonction du nombre de jours passé dans un même enclos (Fig. 1). fig 1 désordre métaboliques Afin de minimiser l’impact des changements de groupe, on évitera donc de changer une vache seule à la fois. On aura avantage à faire des changements par paire, au minimum, ou par petits groupes dans les moments calmes de la journée (en fin de journée, et non pendant l’alimentation par exemple). Il est également préférable de faire des changements de parcs contigus surtout entre tarissement et préparation au vêlage. Le mieux, comme le font certains producteurs, c’est encore de tarir les vaches en petits groupes en même temps et de garder ces vaches ensemble jusqu’à leur vêlage. Par contre, cette option nécessite plus d’enclos et d’espace. De la même façon, la compétition entre les primipares et les vaches les plus âgées aura un impact sur le temps de repos (20 %), la rumination (plus de 20 %), la consommation (10 %) et par conséquent sur la lactation à venir. Il y a donc avantage à séparer les vaches primipares des autres vaches en transition. Enfin, peu importe la stratégie de regroupement, le surpeuplement aura aussi un impact réel. Principalement si les primipares ne sont pas séparées des autres, on voit une diminution de la production de celles-ci et des vaches dominées lorsque l’occupation des logettes et cornadis (espace-mangeoire) dépasse 80 %. Il est donc suggéré de ne pas dépasser ce taux d’occupation en transition et début de vêlage (3 semaines), et de ne pas dépasser 100 % (post-vêlage) si les parités sont séparées. On peut aussi créer un endroit isolé dans un enclos de vêlage qui permettra aux vaches de se soustraire aux autres pour vêler en paix (Fig. 2). Fig. 2 enclos de vêlage (Miner Institute) Finalement, le dernier et non le moindre : le stress thermique ! On en a parlé abondamment, et avec raison, ces dernières années. Cependant, on s’intéresse principalement à son impact sur les vaches en lait en oubliant que cela a aussi des conséquences sur tous les membres du troupeau, comme les vaches taries et les petits veaux. L’impact sur les vaches taries est d’autant plus important puisqu’il perdure. En effet, les résultats d’études présentés en février par le Hoard’s dairyman montrent plusieurs effets du stress thermique sur les vaches taries et en préparation. D’abord, comme on peut s’en douter, les vaches qui souffrent de la chaleur avant le vêlage produiront moins de lait après le vêlage. On a aussi remarqué que le fait de rafraichir des vaches en préparation favorisait la prolifération des glandes mammaires (Tao et coll.) ce qui explique en partie la différence de production. Les vaches stressées par la chaleur consommeront aussi moins avant le vêlage, mais plus important encore, il y a un impact sur la génisse à naitre. La gestation sera moins longue (ce qui explique peut-être pourquoi les vaches semblent toujours vêler avant leur temps l’été), et le veau sera plus petit et le restera jusqu’au sevrage (Tao et coll.). De plus, le transfert immunitaire se fera moins bien pour ces veaux, même avec un colostrum de qualité. Finalement, cette génisse, dont la mère a subi un stress thermique en fin de gestation, produira moins lors de sa première lactation. Sa production pourra parfois même en souffrir jusqu’à sa deuxième lactation. Voilà donc plusieurs raisons de s’assurer de bien rafraichir nos vaches en transition ! Du tarissement aux premières semaines de vêlage, la vache doit passer à travers plusieurs changements qui augmenteront inévitablement son niveau de stress. Certains sont inévitables, certains peuvent être atténués et d’autres peuvent être évités. En évitant les stress inutiles et en minimisant les autres, il y a de fortes chances que la période de transition se passe bien et que vos vaches vous disent merci en ayant une production optimale !
- Burger de chevreau aux saveurs de Portneuf
Burger de chevreau aux saveurs de Portneuf Par Anne-Sophie Paquet de la Ferme Syldia Donne 4 burgers Ingrédients 4 pains à hamburger de votre boulangerie locale 1 livre de chevreau haché Micropousses du moment 4 tranches de fromage Grondines de la fromagerie des Grondines Sel, poivre au goût Mayonnaise au romarin 2 gousses d’ail émincées 2 branches de romarin frais, haché Le jus d’un demi-citron 2 jaunes d’œuf 1/2 cuillère à thé de moutarde sèche 1/2 cuillère à thé de sel 2/3 de tasse (165 ml) d’huile d’olive ou d’huile d’avocat Séparez la livre de viande de chevreau en quatre parties égales. Formez vos quatre boulettes et ajoutez-y sel et poivre au goût. Faites-les cuire à la poêle ou sur le barbecue. Pendant la cuisson, préparez votre mayonnaise en mélangeant dans un bol le jus de citron, les jaunes d'œuf, la moutarde et le sel au fouet. Ajoutez environ le premier tiers de l'huile lentement, goutte à goutte, en fouettant continuellement. Lorsque la mayonnaise commence à prendre, ajoutez le reste de l'huile en un filet, toujours en fouettant. Ajoutez l’ail et le romarin. Faites griller vos pains à hamburger, puis badigeonnez l’intérieur de votre mayonnaise maison. Ajoutez vos boulettes cuites ainsi qu’une tranche de fromage Grondines, puis garnissez de micropousses. Dégustez avec le sourire !
- Ferme Syldia | Faire connaitre la chèvre de boucherie
Ferme Syldia Faire connaitre la chèvre de boucherie Endroit : Neuville Propriétaires : Sylvain Paquet et Diane Martineau. Relève : Anne-Sophie Paquet Productions : Chevreau, bœuf, porc, poulet de grain, œufs, produits de l’érable et légumes saisonniers C’est lors de ses études en gestion d’entreprise agricole qu’Anne-Sophie Paquet, la fille de Sylvain Paquet et Diane Martineau, a su qu’elle voulait s’impliquer dans l’entreprise familiale. Ses parents ayant vendu le quota de leur production laitière, Anne-Sophie pensait à prendre la relève, mais hésitait quant à la production vers laquelle se diriger. Elle a d’abord pensé aux bœufs de boucherie, mais du haut de ses 5 pieds 1 pouce, elle trouvait cette production un peu trop massive pour elle. C’est à la lecture d’un article sur une éleveuse de chèvres de boucherie que sa curiosité fut piquée. À seulement 18 ans, elle achète ses cinq premiers chevreaux. Ces animaux délicats et faciles à manipuler l’ont séduite et sa production prend sans cesse de l’ampleur depuis. Quand on demande à Anne-Sophie quels sont les défis de l’élevage, elle souligne que le chevreau est un animal fragile et qu’il est donc primordial d’avoir une bonne régie de troupeau. Cependant, le principal défi de cette production demeure, selon elle, la mise en marché. Bien que la chèvre soit un animal très consommé partout dans le monde, elle l’est moins chez les Nord-Américains. Plusieurs efforts sont donc déployés pour faire connaitre cette production aux multiples attributs. Entre autres, le chevreau est une viande trois fois moins grasse que le bœuf. En termes de goût, on peut trouver des similitudes avec l’agneau, tout en étant plus délicat. Les Paquet-Martineau ont décidé de miser sur des produits transformés, comme la terrine et la saucisse, qui représentent une porte d’entrée plus facile sur les tables des Québécois. Des découpes sont également offertes pour ceux qui souhaitent apprêter la viande eux-mêmes. Anne-Sophie et ses parents ont choisi de miser sur une vente directe au consommateur. On retrouve leurs produits principalement dans leur nouvelle boutique à la ferme, mais également dans les marchés locaux. Comme ils sentent l’engouement des consommateurs pour des produits faciles à cuisiner et prêts à manger, ils envisagent de se doter d’une cuisine afin de faire la transformation eux-mêmes prochainement. Victimes de leur succès, ils devront également agrandir les bâtiments afin d’augmenter leur production. Parions que l’avenir sera à la hauteur des aspirations de ces passionnés !
- Ferme J.L. Leblanc | Diversifier sa production pour le marché asiatique
Ferme J.L. Leblanc Diversifier sa production pour le marché asiatique Endroit : Saint-Jacques, Lanaudière Propriétaires : Simon Leblanc, Isabelle Leblanc, Charles Leblanc et Francine Chartrand Productions : Choux chinois, courges et fraises Tout a commencé avec monsieur Jean-Luc Leblanc, que plusieurs ont connu comme professeur d’ingénierie rurale à la technique agricole du Cégep de Joliette. C’est sur les terres de son grand-père que Jean-Luc a commencé à produire des fraises et des cantaloups. Féru d’innovations, c’est avec l’aide de ses étudiants qu’il construisait de l’équipement tel que des planteuses, des machines à laver, et autres. Au fils des ans, il a également produit des concombres, des choux-fleurs et du melon coréen. La production de choux chinois est arrivée par elle-même dans la vie des Leblanc alors que deux Asiatiques travaillant sur le marché de New York étaient de passage dans la région de Lanaudière. Ils recherchaient justement des terres pour produire des légumes asiatiques. C’est donc en 2010 que la ferme a commencé à produire du chou chinois. Il faut savoir que ce type de production présente des défis bien particuliers. Les semences sont parfois difficiles à trouver et leur provenance n’est pas toujours bien identifiée. La culture est parfois capricieuse et si la maladie apparaît dans le champ, il peut être ardu de l’éradiquer. Chaque client a aussi ses propres spécifications quant aux variétés et aux coupes ; il faut savoir s’adapter aux exigences de chacun. Chaque année est une année d’apprentissage sur la ferme J.L. Leblanc. Ses propriétaires ont testé la production d’autres légumes pour le marché asiatique, comme les haricots, mais cela s’est avéré moins intéressant puisque la récolte doit se faire à la main. D’ailleurs, la main d’œuvre est un élément non négligeable dans le choix des productions à la ferme. Depuis plusieurs années, la majorité de leurs employés sont des travailleurs étrangers. Aujourd’hui, les Leblanc se concentrent sur la production de choux chinois et de courges pour le marché asiatique, et sur la production de fraises pour le marché local. D’ailleurs, avec l’autocueillette, le kiosque qui a pignon sur rue et la distribution dans les épiceries de la région, leurs fraises font le bonheur des Lanaudois !
- Ferme Luc et Lise St-Georges enr. | Une production saine et naturelle
Ferme Luc et Lise St-Georges enr. Une production saine et naturelle Endroit : St-Félix-de-Valois Propriétaires : Michel St-Georges et Lise St-Georges Production : Poulet nourri aux grains végétaux sans antibiotique C’est en 1964 que Luc et Lise St-Georges font l’acquisition d’une petite ferme dans Lanaudière. Ils commencent tranquillement à faire un peu de production avicole, mais concentrent leurs activités dans la production laitière pendant plusieurs années. En 1993, leurs deux fils font l’achat du quota et des vaches, tandis que Lise et Luc mettent leurs énergies sur la production avicole. C’est lors du décès de Luc en 2005 que leur fils Michel migre vers la production avicole : il vend alors ses vaches et son quota, et récupère les installations de ses parents. Autant dans le cadre de la production laitière que de la production avicole, le souhait de Michel a toujours été de produire lait et poulet de grande qualité, dans le respect de l’animal, et de la manière la plus naturelle possible. Dès la reprise du poulailler, il a donc mis à niveau les installations, notamment en bonifiant la ventilation et en changeant les mangeoires. Malgré ces améliorations, l’âge des installations commençait à se faire sentir. Toujours avec le désir de pousser sa production vers une production plus saine, l’aviculteur décide, avec sa mère copropriétaire, de construire un tout nouveau poulailler en 2016. La construction se veut solide et efficace. Qui dit investissement majeur dit changement majeur ; Michel se lance donc un défi supplémentaire. Habitué à l’élevage laitier sans antibiotique et avec des produits naturels, il décide de saisir cette opportunité pour produire du poulet sans antibiotique. De fil en aiguille, cette information est venue aux oreilles de la compagnie Gianone, qui lui a proposé de faire du poulet PNGVSA, soit du poulet nourri aux grains végétaux sans antibiotique. Il discuta de ce projet avec Stéphane Cuerrier, expert-conseil en production avicole chez Novago Coopérative, qu’il connaissait déjà et en qui il avait confiance, puis il se lança dans ce type de production. Bien sûr, Michel était conscient que cette production demanderait une régie plus constante. « Ça prend quelqu’un qui va voir ce qui se passe dans le poulailler, il faut être alerte, regarder les animaux, leurs fientes, identifier les problèmes quand il y en a et les résoudre », nous explique-t-il. Pas d’antibiotique, cela veut également dire une nourriture sans anticoccidiens, donc pas de facteur de croissance. Des huiles essentielles sont donc ajoutées dans la moulée, notamment pour aider les oiseaux à passer à travers les périodes critiques de leur croissance. La ferme de Michel et Lise compte présentement un poulailler dans lequel passent environ 33 000 poussins, soit 11 000 par étage. En plus de produire du PNGVSA, la ferme des St-Georges est également certifiée Human Care. Ceci les oblige à produire un maximum de 30 kilos au mètre carré. Encore une spécificité d’une production directement alignée avec les valeurs profondes de Michel. « Un poulet nourri sainement, traité naturellement et respectueusement, c’est certainement une façon humaine de produire et aussi de consommer », conclut-il avec fierté.
- L’enterococcus, un combat !
L’enterococcus, un combat ! Par François Lefebvre, M. Sc., agr. 27 septembre 2020 : toutes sortes de changements se passent actuellement avec ce qui semble être une 2e vague de la COVID-19. Il y a une augmentation du nombre de cas qui devient alarmante. Au Québec, les zones passent rapidement du vert au jaune, puis du jaune au orange. Au rouge, c’est le niveau critique le plus élevé. Quel est ce coronavirus ? D’où vient-il ? Comment agit-il ? Change-t-il de forme ? Combien de fois ? Qui affecte-t-il ? Quels en sont les symptômes ? Comment le prévient-on ? Est-ce qu’on peut le traiter ? Beaucoup de questions, mais peu de réponses encore aujourd’hui. À peu près, la même situation se passe en ce moment avec l’enterococcus dans les lots de poulets au Québec. Qui est-il ? Il est donc bien fatiguant ! Comment se traite-t-il ? Provient-il d’une race, d’un couvoir, d’un pondoir, d’une meunerie ? Quel est le meilleur médicament pour le traiter ? Est-ce que les traitements fonctionnent ? Pourquoi chez nous ? Encore une fois, beaucoup de questions, peu de réponses, sinon des observations… Dans un article écrit par la Dr Louise Mercier ce mois-ci ( Coup de plume ), elle cite un rapport du MAPAQ qui stipule qu’en 2019 il y a eu une augmentation importante des cas d’enterococcus par rapport à 2018. En fait, c’est devenu l’observation principale. Cette année, déjà au mois de mai, la situation était encore plus sérieuse (RAIZO mars-avril-mai 2020). Au laboratoire du MAPAQ, ils en avaient plein les bras de ces cas ! Ils ont également remarqué une évolution dans la manière dont cette maladie s’exprime. Au départ, on parlait plus de poulets « assis en Harley-Davidson », phénomène causé par la formation d’un abcès dans une vertèbre de la colonne. Maintenant, on parle d’oiseaux qui boitent et de la présence d’infections avec pus à différents endroits autour du cœur ou aux articulations des pattes. Les condamnations à l’abattoir augmentent aussi, ce qui est probablement causé par cette même bactérie. Ces dernières années, les vétérinaires ont essayé toutes sortes de protocoles de traitement qui ont connu plus ou moins de succès selon les fermes touchées. Pour certaines fermes, les protocoles ont fonctionné ; pour d’autres, ils ont fonctionné un temps, puis la maladie est réapparue. Dans son article, Dr Mercier rapporte les observations d’un spécialiste américain qui consacre toute son attention à cette bactérie. Il a comparé des fermes aux prises avec des problèmes d’enterococcus avec des fermes sans ce problème, ayant la même source de poussins et de moulée. Dans les fermes à problèmes, il a pu observer que la bactérie s’installait dans l’intestin des oiseaux dès leur première semaine de vie, ce qui n’était pas le cas chez les fermes sans problèmes. Pour lui, c’est principalement durant cette période qu’il faut agir. Pour donner suite à ses observations, et comme l’utilisation d’antibiotiques ne semble pas avoir beaucoup de succès dans le traitement de l’enterococcus, Dr Mercier apporte un angle intéressant au problème. Elle compare la situation de l’enterococcus au syndrome de la cellulite dans le poulet. On ne traite pas la cellulite avec des antibiotiques, alors pourquoi ne pas utiliser la même approche avec l’enterococcus ? C’est-à-dire changer certains points de régie pour améliorer la situation comme nous l’avons fait pour la cellulite ? Voici les éléments suggérés : S’assurer que les poussins mangent de la moulée dès leur arrivée et qu’ils mangent sans cesse durant leur première semaine de vie, pour ne pas laisser la chance à l’enterococcus de trouver une place dans l’intestin. Le confort des oiseaux est extrêmement important, il va sans dire. Le poussin ne doit pas se retrouver à l’écart, à ne pas manger de moulée ou encore à manger de la ripe. S’assurer d’avoir un désinfectant dans ses lignes d’eau, car l’enterococcus les adore, et effectuer 2 à 4 « flushes » par jour dans la première semaine de vie des oiseaux. Si vous commencez à observer la présence d’enterococcus dans un lot, « flushez » tous les jours dès l’apparition des symptômes. Avoir une litière sèche, bien sûr. Un vide sanitaire de plus de 18 jours peut être nécessaire pour se débarrasser de l’enterococcus. En portant une attention particulière à ces points, il y a de fortes chances de se débarrasser de cette bactérie malveillante dans vos lots.
- Ferme J.-L. Bédard | Pionniers de l’élevage de wapitis
Ferme J.-L. Bédard Pionniers de l’élevage de wapitis Endroit : Saint-Raymond, Portneuf Propriétaire : Jean-Luc Bédard Production : Wapiti Cela fait bientôt 30 ans que Jean-Luc Bédard a débuté l’élevage de wapitis : un véritable pionnier dans l’élevage de cervidés au Québec. Ayant été entrepreneur forestier, il prend tôt sa retraite pour se lancer dans la production de sangliers, puis de wapitis. Il a tranquillement augmenté son cheptel jusqu’à une centaine de bêtes pur-sang. C’est sans contredit le gabarit et la beauté de l’animal qui ont d’abord séduit le propriétaire. Il est particulièrement fier de son troupeau, qui, grâce à une sélection rigoureuse et plusieurs années d’expériences et d’inséminations avec les meilleurs mâles reproducteurs en Amérique du Nord, est reconnu pour sa haute qualité. Le défi le plus important demeure toujours la mise en marché, car le wapiti demeure peu connu. M. Bédard a participé à plusieurs expositions agricoles et est allé chercher de l’expertise auprès de diverses associations, jusque dans l’Ouest canadien. La ferme est ouverte au public qui souhaite en apprendre plus sur sa production. La ferme de M. Bédard tire ses revenus de la vente d’animaux et de viande, en carcasse ou en découpe, et de la vente de capsules de bois de velours qui proviennent du panache des animaux. Ces capsules, très populaires en médecine chinoise, sont un supplément alimentaire naturel qui auraient des propriétés qui augmenteraient la condition physique générale. Est-ce difficile de travailler avec des animaux aussi impressionnants ? « Une fois équipé de bons systèmes de contention, c’est presque comme avoir des vaches », nous rassure M. Bédard. Ce n’est pas tout le monde qui peut se vanter d’avoir su dresser une femelle wapiti à l’attelage ! Croyez-le ou non, il a attelé Fleur de Mai - Mayflower pendant 19 ans, et il a même participé à la célèbre parade du Festival Western de St-Tite. Son fils Alain et sa conjointe Martine sont très impliqués dans la relève de l’entreprise. Aujourd’hui, Jean-Luc Bédard est toujours aussi passionné par ce type d’élevage et il demeure une référence incontestée dans le domaine. Il ne fait aucun doute que son expérience sera utile aux générations d’éleveurs à venir !
- René Brisson et Alex Lapointe reconnus au Gala Sollio Agriculture 2020
Le Gala de reconnaissance des experts-conseils de Sollio Agriculture, un important rassemblement regroupant plus de 350 experts et gestionnaires du milieu agricole au Québec et de l’Est de l’Ontario a dévoilé les récipiendaires de ses prix de reconnaissance le 10 novembre dernier. À défaut de pouvoir se réunir pour une journée de conférences et de formations, le Gala de reconnaissance des experts-conseils, tenu de façon virtuelle, s’est assuré de récompenser le travail exceptionnel réalisé par les équipes sur le terrain et en mode distanciation cette année. Une quinzaine de prix ont été octroyés à des professionnels s’étant démarqués dans la dernière année. Cette année, c’est avec beaucoup de fierté que monsieur René Brisson de Novago Coopérative s’est vu remettre le prix d’agent de commercialisation des grains de l’année. Monsieur Brisson s’est démarqué par le suivi rigoureux de ses dossiers, son approche client impeccable et son important volume transigé. Lors de ce même Gala, Alex Lapointe a été nommé recrue de l’année ruminants, alors que plusieurs autres collègues se sont démarqués comme nominés. Parmi les mises en candidature, nous retrouvons Denis Masse (expert-conseil de l’année productions végétales), Juan Pedro Sarramone (expert-conseil de l’année ruminants), Annabelle Beaupré, (experte-conseil de l’année ruminants), Hugo Léonard (expert-conseil de l’année ruminants-végétal) et Marie-Pier Lachapelle (recrue de l’année ruminants). https://youtu.be/Phg6GhcUz9g
- Novago Coopérative remet près de 12 000$ à des organismes locaux
DANS LE CADRE DE LA SEMAINE DE LA COOPÉRATION, QUI SE DÉROULAIT DU 11 AU 17 OCTOBRE 2020, NOVAGO COOPÉRATIVE A APPUYÉ 19 ORGANISMES COMMUNAUTAIRES POUR LES AIDER À POURSUIVRE LEUR MISSION. Les quincailleries BMR et Agrizone de Novago Coopérative supportaient chacune un organisme œuvrant dans leur municipalité. Au total, près de 12 000 $ ont été amassés et remis à des organismes locaux dans les régions de Portneuf, de la Mauricie, de Lanaudière, de l’Outaouais, des Laurentides et de l’Abitibi-Témiscamingue. « L’esprit de coopération est inscrit dans l’ADN de Novago Coopérative, c’est pourquoi nous avons décidé de faire une levée de fonds pour redonner à des organismes locaux, dans le cadre de cette semaine bien particulière pour nos membres et nos employés. Au plus fort de la pandémie, Novago a été jugée service essentiel. Nous croyons que ce privilège vient avec le devoir de redonner au suivant », souligne Dany Coté, directeur général de Novago Coopérative. VOICI LA LISTE DES ORGANISMES QUI SE PARTAGERONT LA COLLECTE DE FONDS ORGANISÉE PAR NOVAGO COOPÉRATIVE : • La Clef Familiale (Saint- Barthélemy) • Centre d’action bénévole Émilie-Gamelin (Joliette), de la Moraine (Saint-Narcisse), des Riverains (Champlain) et de Mékinac (Saint-Adelphe) • Fondation école Yamachiche St-Léon (Yamachiche) • Maison des jeunes Do Ados (Saint-Jacques) et L’Appart (Saint-Tite) • Centre d’alphabétisation L’Ardoise (Saint-Casimir) • Centre de Femmes Montcalm (Saint-Lin-Laurentides) • CERF Volant de Portneuf (Pont-Rouge) • Action Santé-L’Envolée d’Abitibi-Ouest (La Sarre) • Popote et Multi-Services (Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier) • Maison La Trace (L’Assomption) • La Passe-R-Elle (Mont-Laurier) • Fondation Mélanie-Moïse (Saint-Basile) • Club Optimiste Thurso (Thurso) • M-Ados jeunes (Buckingham) • Carrefour Jeunesse-Emploi du Témiscamingue (Ville-Marie)
- Respecter le cycle naturel des poussins pour obtenir une croissance extraordinaire
Respecter le cycle naturel des poussins pour obtenir une croissance extraordinaire Par François Lefebvre, M. Sc., agr. Quel est le cycle de la vie ? Garder le juste milieu est bien souvent difficile et il en résulte alors des cycles. Le cycle des saisons, le cycle des glaciations et des réchauffements planétaires, le cycle des expansions et des contractions terrestres, le cycle des décès et des naissances. Bien que certains soient difficiles à comprendre, ces cycles font tous partie de la vie. Des chercheurs de l’Université de Géorgie ont cherché à comprendre le cycle naturel du comportement des poussins. Comment agissent-ils ? Qu’est-ce qui est normal ? Qu’est-ce qui influence cette normalité ? Comment favoriser cette normalité du comportement inné du poussin ? Des caméras ont été utilisées pour étudier le comportement des oiseaux et le mettre en relation avec la mesure de la consommation d’eau prise chaque minute de chaque 24 heures. À travers le temps, cette recherche a démontré une très haute corrélation entre la consommation d’eau et la prise alimentaire. Mesurer la quantité d’eau bue indique également le niveau de consommation alimentaire des oiseaux. Normalement, un oiseau de 40 grammes à l’arrivée aura pris à peu près 140 g de plus à sept jours, mangé 150 g de moulée (conversion de 1,1) et bu 340 millilitres d’eau. Cette croissance extraordinaire des oiseaux est seulement possible s’ils ont accès à de l’eau en abondance. Un oiseau ne mangera pas convenablement, et donc ne grossira pas, s’il ne boit pas. Les études de l’Université de Géorgie démontrent que durant les premiers jours de vie, les oiseaux boivent trois portions d’eau pour une portion de nourriture (3 ml d’eau pour 1 g de moulée). Si l’on compare sur la durée de vie, on parle d’un ratio de 1,8 ml pour 1 g ; donc énormément d’eau en début de vie ! Comment y arriver ? Simplement en respectant le cycle naturel de la vie des poussins. Il a été observé par ces chercheurs que les oiseaux élevés sous une lumière constante (24 h/24) ont un cycle circadien très fort. Ce cycle interne naturel des oiseaux détermine le niveau d’activités de ces derniers. Ce cycle est fortement influencé par la lumière, mais aussi par d’autres facteurs comme le bruit, l’heure de la tournée et la température de la bâtisse. Un programme de lumière installé par l’éleveur influencera directement la perception qu’a l’oiseau du jour et de la nuit. Si les oiseaux sont soumis à 24 heures de lumière, ils créeront tout de même leur propre cycle circadien de 24 heures. Vous avez probablement déjà remarqué que les oiseaux fonctionnent en groupe. Au départ, tous les oiseaux sont au repos ou dorment. Ensuite, certains se lèvent et commencent à courir, ce qui a pour effet de réveiller les autres et de les inciter à faire de même ; ils vont boire et manger, et recommencent à courir ; puis, ils finissent par s’arrêter et se coucher. C’est un cycle. Cela commence dans les 4 à 8 heures après leur arrivée. Un cycle dure entre 30 et 45 minutes dans les premiers jours. Quand l’oiseau vieillit, ce cycle augmente en durée, allant de 60 minutes à 7 jours.
- Défis et expansion pour la ferme SG Noël
Par Mélisa Tranchemontagne, technicienne aux communications Simon Noël fait partie de la troisième génération d’agriculteurs sur la ferme SG Noël à La Sarre. À seulement 28 ans, il a plus que triplé le nombre de bêtes du cheptel depuis qu’il a rejoint l’entreprise, dont il est aujourd’hui le propriétaire unique. La passion de l’agriculture en héritage Bien que Simon ait toujours eu un intérêt pour l’agriculture, en 2009, il quitte son Abitibi natale pour faire un cours en réfrigération à Québec. L’appel de la terre étant plus fort, il rentre au bercail en 2011. C’est à ce moment qu’il s’implique dans l’entreprise de son père en production bovine. Il complète un AEC en gestion d’une entreprise agricole en 2014, « mais le vrai métier, c’est sur le terrain que ça s’apprend, avec du coaching et de l’expérience », nous explique-t-il. Dès 2015, il commence à s’investir financièrement et procède à l’achat de parts dans la ferme. Il complète le rachat en devenant propriétaire à 100 % en 2019. Une expansion fulgurante À l’origine, lorsqu’il s’est investi dans l’entreprise, le cheptel comptait 125 vaches à bœuf. En à peine quatre ans, le nombre de bêtes est passé à 225. Puis, en 2019, Simon participe à un programme de rachat d’animaux et se rend chez un producteur bovin à Ste-Germaine-Boulé. Le propriétaire, monsieur Ghislain Breton, possède de belles installations et un bon troupeau d’Angus Simmental, tout comme lui. Monsieur Breton souligne alors à Simon qu’il est dommage qu’il soit déjà aussi bien installé, puisqu’il aurait pu racheter sa ferme. Après sa visite des installations et des animaux, cette phrase lui trotte toujours dans la tête. Il recontacte rapidement le propriétaire et après quelques discussions, il décide d’acheter la maison, les bâtiments, les terres et l’ensemble du troupeau. La ferme SG Noël compte maintenant deux sites et 450 têtes. Les défis du territoire ou l’avantage des grands espaces Au site initial de La Sarre, les bouvillons sont principalement à l’extérieur et à la période d’automne, les 400 veaux se retrouvent dans les installations intérieures du deuxième site. Il faut noter que les deux sites sont à 30 minutes de distance. Ceci est évidemment un défi pour les périodes de vêlages ! Afin de ne pas courir deux lièvres à la fois, la période des vêlages dure quatre mois, soit de mars à avril pour le site de La Sarre et de mai à juin pour le site de Ste-Germaine-Boulé. Simon continue de compter sur l’aide précieuse de son père pour le site de La Sarre, et de monsieur Breton, ainsi que de deux employés, pour le deuxième site. C’est sans oublier le soutien inconditionnel de sa conjointe, Audrey, qui malgré son travail très prenant d’ambulancière, s’occupe de la comptabilité et qui participe activement à la ferme. Au niveau des cultures, la production de céréales se fait sur environ 100 acres pour fournir leur troupeau et ils achètent la portion manquante de grain. Ils ensemencent leur prairie pour avoir du foin. Les bovins sont en grande majorité au pâturage, en plus de faire un peu de pâturage extensif. Les animaux changent de bande aux semaines ou aux deux semaines, en fonction des parcelles de champ. C’est justement cette grandeur du territoire qui leur permet d’obtenir une bonne moyenne au niveau des gains de masse. « Lorsqu’on considère que le territoire ne permet pas de produire de maïs, il faut miser sur les atouts de notre environnement », explique Simon. Après une croissance d’entreprise aussi fulgurante, l’agriculteur ne chôme pas. Il est également papa de deux petites filles, Rose, deux ans et demi, et Emma, quatre mois ainsi que beau-père de Marik, 14 ans. Il se consacre entièrement à son entreprise et à sa famille, qui le tiennent bien occupé ! Avec un propriétaire qui a autant de leadership et l’entrepreneuriat dans le sang, il ne fait aucun doute que nous entendrons parler de la ferme SG Noël encore longtemps !
- Boréalait, la passion du lait de la production à la transformation
Par Mélisa Tranchemontagne, technicienne aux communications Elle, c’est Évelyne Rancourt, agronome de formation, mais avant tout une femme à la créativité débordante et ayant l’entrepreneuriat dans le sang. Lui, c’est Benoit Larochelle, technicien en production animale et électricien de formation, mais surtout un homme d’action qui carbure à la concrétisation de projets. Passionnés par la production laitière, ils forment le duo complémentaire qui se cache derrière la fromagerie Boréalait à St-Félix-de-Dalquier. L’avant Boréalait En 2008, Benoit a repris la ferme de ses grands-parents maternels, dont il est copropriétaire avec sa mère et son frère. Le petit troupeau de vaches Holstein, installé dans l’étable de 1970, ne produisait alors que 10 kilos de quota. Le changement vers la race Jersey s’est fait d’abord pour s’accommoder de l’espace disponible, mais aussi parce que Benoit apprécie cette race pour son gabarit, son côté rustique, sa curiosité et les caractéristiques de son lait. Le troupeau compte maintenant une cinquantaine de vaches en lactation et les installations de la ferme ont été modernisées. De son côté, Évelyne a travaillé pendant plusieurs années chez Desjardins, mais toujours avec ce désir de devenir entrepreneure. En 2013, elle suit un cours en lancement d’entreprise, ce qui lui permettra de faire un premier plan d’affaires. Avec plusieurs modifications, ce plan deviendra la toute première ébauche du projet de la fromagerie. C’est en 2015, après quatre enfants et la restructuration de son poste à la caisse, qu’elle décide enfin de quitter son emploi et d’assouvir son désir de se lancer en affaires. Bien que plusieurs idées aient été soulevées, en passant de la restauration au centre de jardin, l’amour commun de Benoit et Évelyne pour la production laitière les mène tranquillement à la création de Boréalait. La fromagerie qui leur permettra de jumeler leur passion pour la production laitière en transformant eux-mêmes leur lait en produits dérivés. Le chemin vers la transformation En septembre 2017, Benoit souhaite entreprendre la construction d’un nouveau bâtiment pour la ferme. Le projet de la fromagerie ayant bien germé dans leurs têtes, les travaux de construction de l’étable attendront et c’est finalement la fromagerie qui sera bâtie la première. Après avoir suivi les formations requises, avoir obtenu le permis d’usine de transformation laitière et avoir terminé l’autoconstruction, l’ouverture officielle a lieu en février 2019. Bien que le couple ne nie pas qu’il y ait eu des embuches, le parcours menant à la réalisation de leur projet s’est déroulé dans les temps. Autant personnellement que professionnellement, toutes les étapes se sont mises en place naturellement à des moments charnières afin d’en permettre la réalisation. La gamme de produits Lorsqu’ils ont ouvert boutique, le premier produit phare fut le fromage en grains. Bien que ce soit relativement long et technique à réaliser, ils ont décidé de lancer ce produit aimé de tous comme produit d’appel. Aujourd’hui, le fromage en grains est produit exclusivement les mercredis et vendredis. Il est en vente directement à la boutique et dans quelques points de vente très locaux de la MRC d’Amos. En plus de la version nature, on compte des variantes à saveur de fines herbes, et une association avec une boucherie locale a donné naissance à une saveur BBQ unique. Boréalait produit également du fromage en bloc. Évelyne et Benoit avaient également en tête d’embouteiller leur lait et de le commercialiser dans des bouteilles de verre. Un vendredi soir de décembre 2019, avant même que leur boutique soit ouverte, Évelyne a reçu une ébauche du graphisme des bouteilles. Par curiosité, elle l’a partagée sur la page Facebook de Boréalait. Leur page, qui comptait alors principalement des amis et de la famille, a explosé en passant de 150 abonnés à plus de 2000 en l’espace d’une fin de semaine. Boréalait embouteille — manuellement, il faut le préciser ! — cinq fois plus de lait que ce qui était prévu initialement. Le dernier produit à être apparu sur les tablettes de la fromagerie est en fait leur premier coup de cœur. En 2007, lors d’un voyage en France, Évelyne tombe en amour avec un yogourt fermier en pot de grès. Elle est complètement séduite par le goût et en ramène à Benoit en lui disant qu’un jour elle aimerait faire un produit similaire au Québec. En 2016, lorsqu’elle retourne en France pour suivre une formation sur les fromages à pâte lactique, c’est encore une fois le yogourt qui gagne son cœur. Son produit chouchou s’est donc ajouté à la gamme de produits offerts, avec des saveurs comme nature, érable, miel, fraises, framboises, bleuets et pêches-érable. Il est aussi dans les plans d’introduire dans leur gamme de produits le lait au chocolat ainsi que des fromages affinés d’ici Noël prochain. Crise actuelle et engouement pour l’achat local Benoit et Évelyne le confirment : « Depuis l’ouverture, nous sommes vraiment choyés. La vague d’amour des consommateurs de la région est vraiment présente. La crise que nous vivons présentement ne fait que confirmer cet engouement et a augmenté la fierté des consommateurs vis-à-vis l’achat local. Nous ne saurions l’expliquer, mais il y a eu une forte augmentation d’achat directement à la fromagerie. Au niveau du lait embouteillé, le chiffre d’affaires a quadruplé depuis la fin mars . » Ils sentent que les gens sont heureux de se déplacer et d’acheter directement chez le producteur-transformateur. Leurs clients leur témoignent qu’ils se sentent en sécurité, car les mesures sanitaires sont respectées. Les employés vont chercher le produit pour le client et cela sécurise l’acheteur de savoir que ce qu’il acquiert n’est pas passé par plusieurs intermédiaires avant de se rendre à sa table. Une chose est sûre, la créativité d’Évelyne et l’initiative de Benoit mèneront certainement les deux entrepreneurs à diversifier encore plus leur entreprise et à continuer d’offrir des produits frais et de qualité avec la même passion.
- Il fait chaud? Trois situations où le Micro Prop NC42 et le Solution Foin viennent à la rescousse
1. Pour garder la RTM fraîche lors des chaudes journées d'été. Les problèmes liés à une RTM instable qui fermente et qui est chaude sont nombreux : Baisse de consommation Baisse de production Baisse des composantes du lait (gras et protéine) Moins bonne persistance Perte de condition de chair Risque accru de problèmes de reproduction Évitez tous ces casse-têtes en servant une RTM stable qui reste fraîche, même pendant les canicules, en ajoutant 2 à 3 kg de Micro Prop NC42 par tonne de RTM ou de Solution Foin pour une forme liquide. Le mode d’action est simple : Ils empêchent le développement des moisissures et des levures qui sont responsables de la dégradation de la RTM. 2. Pour prévenir les moisissures dans le haut du silo. Le nouvel ensilage qui est tout au-dessus du silo est moins compacté et donc plus vulnérable au développement des moisissures (chauffage!). Traité au souffleur avec du Micro Prop NC42 (granulaire) ou du Solution Foin (liquide), ces 4 derniers mètres d’ensilage resteront frais et très appétents pendant les premiers jours suivant la mise en silo, pendant que l’ensilage qui est dessous fermente et se stabilise plus rapidement en absence d’air. La consommation de l’ensilage qui ne chauffe pas demeure optimale dès les premiers jours et vous prévenez les baisses de performance qu’occasionne la consommation d’ensilages instables et chauds. 3. Pour presser du foin qui n'est pas tout à fait sec. Solution Foin permet de gagner des heures précieuses en pressant le foin à un taux d’humidité plus élevé, soit jusqu’à 26% d’humidité. En effet, Solution Foin stoppe le développement des levures, moisissures et autres organismes tout aussi sympathiques qui sont responsables du phénomène d’échauffement des balles, du pourrissement et de la formation de poussières dans le foin entreposé un peu trop humide. Donc, un foin pressé même à 25% d’humidité traité adéquatement avec Solution Foin : Aura une meilleure valeur alimentaire. Sera plus appétent. Sera consommé en plus grande quantité. Risque beaucoup moins de contenir des mycotoxines. Ne contiendra pas de poussière. Pourra être servi sans danger aux chevaux. La consommation d’un foin traité au Solution Foin n’entraîne aucun effet négatif sur la santé ni sur les performances du cheval et des ruminants. Au contraire, pour quelques sous de plus par balle, son utilisation permet de préserver la qualité nutritive et de prévenir le développement de poussière même si le foin a été pressé un peu plus humide, souvent pour le sauver de la pluie qui aurait grandement diminué sa valeur. Ces deux produits sont non corrosifs, et l’ingrédient actif est même une source d’énergie pour les animaux. Parlez-en à votre expert-conseil!
- Agricultrice à l'ère des réseaux sociaux
Par Mélisa Tranchemontagne, technicienne aux communications La productrice laitière Mylène Bégin est copropriétaire de la Ferme Princy à Sainte-Germaine-Boulé en Abitibi. Avec plus de 22 000 abonnés sur son compte Instagram, elle nous parle de son expérience et du lien qu’elle fait entre l’agriculture et les médias sociaux. Pour commencer, peux-tu nous faire un bref historique de votre ferme, ainsi qu’un portrait de votre troupeau et de vos installations ? Mon frère et moi faisons partie de la 4e génération d’agriculteurs sur la ferme, qui a vu le jour en 1942. Nous en sommes aujourd’hui copropriétaires avec mon père. Notre troupeau compte 120 bêtes, dont 55 vaches en lactation. Au niveau des installations, les vaches en lactation sont en stabulation entravée et la relève en stabulation libre sur des copeaux de bois. Les veaux débutent dans des parcs individuels, pour être ensuite transférés dans un parc en groupe alimenté à la louve, jusqu’au sevrage à 70 jours de vie. Nos vaches taries sont attachées jusqu’au dernier mois de gestation, où elles sont transférées dans des parcs de vêlage individuels. L’étable des vaches en lactation a été construite en 2001 et des travaux sont en cours pour rénover complètement les stalles, mangeoires et matelas. En 2017, une nouvelle construction a été ajoutée pour les génisses et la bâtisse originale a également subi un grand rajeunissement. Tu es très présente sur les réseaux sociaux, plus précisément sur Instagram avec ton compte @meumy_n_princy. Peux-tu nous expliquer comment cela a commencé ? J’ai ouvert mon compte Instagram lors d’un voyage laitier en Alberta : je voulais partager mon expérience de là-bas avec les gens d’ici. Ce voyage a été suivi d’une visite à la World Dairy Expo du Wisconsin. J’y ai rencontré des Australiens qui m’ont eu aussi invité à travailler à leur ferme et à participer à l’ International Dairy Week (IDW) chez eux, en Australie. À mon retour au Québec, je voulais aussi partager notre type d’élevage et nos techniques aux gens que j’avais rencontrés là-bas. Cinq ans plus tard, tu te retrouves maintenant avec plus de 22 000 abonnés. Que partages-tu maintenant sur ton compte ? Par le biais de publications, sous forme de photos, de textes et de stories, je démystifie plusieurs mythes reliés à l’agriculture, surtout en lien avec à la production laitière. Par exemple, pourquoi sépare-t-on la vache du veau dès la naissance ? Ou, pourquoi est-il impossible de retrouver des antibiotiques dans le lait canadien ? Je partage bien simplement et humblement mon quotidien à la ferme. Je crois que l’aspect du partage en direct attire certainement l’attention de la communauté. Les gens sont amateurs de télé-réalité, on le voit bien avec la popularité d’émissions comme L’amour est dans le pré . Comme la population est de plus en plus concernée par le bien-être animal et l’environnement, je fais aussi la promotion des pratiques respectueuses que nous mettons en application au quotidien. Également, je souhaite faire connaitre que de hautes études sont reliées à l’agriculture et qu’une femme peut très bien pratiquer ce métier et en faire tout autant qu’un homme. Quelle mission t’es-tu donnée à travers cette plateforme ? Une des missions principales que je me suis donnée est de conscientiser les gens à l’achat de produits laitiers affichant le logo de la vache bleue des Producteurs laitiers du Canada. Dans mes stories, je tente de faire comprendre que ce logo encourage bien plus que l’achat local. Il fait non seulement rouler l’économie d’ici, mais il diminue également les besoins liés au transport, ce qui impacte directement l’environnement. J’exprime que si l’on veut faire un petit geste pour notre planète, ce n’est pas en s’engageant dans une diète à base végétale et en important des avocats du Mexique, du soya du Brésil et des amandes de la Californie que nous allons réellement y arriver. C’est en encourageant nos producteurs de fruits et de légumes saisonniers, de volailles, de bœuf, de porc et toutes les autres productions bien d’ici que nous ferons un grand pas vers l’avant. Nous sommes riches en diversité alimentaire au Québec et au Canada grâce à nos terres fertiles et aux éleveurs passionnés, il faut en profiter ! Peux-tu nous parler un peu des amitiés qui sont nées à travers tes réseaux sociaux ? À quoi ressemble la communauté agricole 2.0 et que t’apporte-t-elle ? Plusieurs belles amitiés se sont créées grâce aux réseaux sociaux. La toute première personne dont j’ai fait la connaissance est Maude Fontaine (@maudeefarmer) de la Ferme Fontabel en Estrie. Nous nous sommes rencontrés à la Royal Winter Fair de Toronto en 2015 et à la IDW en janvier 2016 en Australie. À l’été 2019, j’ai pris des vacances pour aller rencontrer deux autres productrices avec qui la connexion amicale était présente sur les médias sociaux. Je suis d’abord allée voir la construction en cours chez Jeanne Dumont (@agcowmom) et son conjoint, à la ferme Denis Goyette, en Montérégie. La connexion a été immédiate, c’est comme si nous nous connaissions depuis des années. Alors que je les connaissais depuis une heure à peine et malgré le fait que j’étais en vacances, je leur ai donné un coup de main pour faire la traite. Nous avons ensuite partagé un souper et une soirée agréable tous ensemble. Jeanne et sa petite famille sont également venues me rendre visite en Abitibi en janvier dernier. Le lendemain, je suis allée faire la rencontre de Myriam Ledoux (@dairy_farmher) de la Ferme Maranie Holstein, toujours en Montérégie. Quoi de mieux pour aller faire la rencontre d’une mordue de belles vaches que d’assister ensemble au jugement Holstein de l’exposition agricole de Saint-Hyacinthe ? De ces jasettes entre passionnées est née une belle amitié. Lorsque la situation actuelle le permettra et que les travaux reliés à la ferme nous en laisseront la chance, nous nous ferons un événement toutes les quatre avec grand plaisir. Nous sommes en contact régulièrement pour nous donner des nouvelles, mais aussi des trucs relativement à nos réalités d’agricultrices. Bien que nous soyons éloignées par le nombre de kilomètres qui nous séparent, Instagram nous a permis de nous rapprocher en partageant quotidiennement notre passion commune pour l’agriculture. C’est beau de voir l’amitié, le partage et l’entraide qui est ressortie de ces rencontres virtuelles. Mais tout n’est pas toujours rose… je crois que tu as été victime de cyberintimidation de différents groupes et individus ? Comment as-tu géré cela ? Au début, je ne comprenais tout simplement pas ce qui se passait. Le premier commentaire du genre a été écrit sous une publication photo où je tenais une génisse dans mes bras afin de la transférer d’un parc individuel au parc de groupe. Le commentaire était le suivant : « Et vas-tu l’apporter de cette façon à l’abattoir ? ». C’est là que j’ai compris que le public manquait peut-être d’informations. Pourtant, plus je faisais de publications en lien avec la production, plus je recevais des messages d’insultes. Le pire moment a été lorsque CBC News m’a approché afin de faire un article sur moi pour « célébrer » mes 10 000 abonnés. La visibilité de cet article étant à l’échelle nationale, j’ai commencé à recevoir environ 200 messages de nature haineuse tous les jours, et ce jusqu’à ce que l’article tombe aux oubliettes et que les extrémistes passent à autre chose. Je me levais une heure plus tôt le matin, seulement pour filtrer tous les messages d’attaques du genre « menteuse », « violeuse », « sadique », « sans cœur », « meurtrière », etc. Je peux vous garantir que ça démarre bien mal une matinée. J’ai pensé à tout fermer et à abandonner mon compte, mais j’ai plutôt décidé d’en faire mon cheval de bataille : les gens ont besoin de se faire informer de la bonne façon et non par le biais de campagnes basées sur la peur et la violence. De plus, je ne voulais pas leur laisser le sentiment de victoire. Donc, pour le bénéfice de la population non agricole qui est intéressée par mon histoire, j’ai décidé de continuer ce que je fais. Justement, est-ce que tu sens que tu as réussi à éduquer certaines personnes qui ne viennent pas du milieu sur des mythes reliés à l’agriculture ? Certaines personnes me contactent avec une information mensongère, mais elles m’approchent remercier de les avoir éclairées sur le sujet et elles reconnaissent l’expertise des agriculteurs. Malheureusement, la majorité des gens qui viennent m’écrire des insultes sont fermés et préfèrent garder l’idée de l’élevage et de la production qu’ils ont vu dans un quelconque documentaire en ligne, plutôt que de s’informer auprès de sources fiables. Je reste toujours ouverte à répondre aux questions des gens, pourvu que les échanges restent dans le respect. Le partage de tes connaissances et le message que tu transmets font certainement une différence, félicitations pour ton engagement !
- Rareté de foin, une alternative ?
Par Jean-François Lemay, agr., expert-conseil spécialisé Sollio Agriculture Avec les récoltes de fourrages affectées par la sécheresse et/ou les mortalité hivernales, il faut dans un premier temps, évaluer la situation afin de prévenir des situations de pénuries. Connaître les inventaires c’est la base: FOURRAGES et ANIMAUX. Nous avons les outils vous permettant de calculer avec une grande précision les tonnages récoltés ainsi que les besoins en fonction de votre inventaire d’animaux et du nombre de jours qu’il faudra les nourrir. Porter attention aux nombres de génisses quand on manque de foin. Avec une réforme de 30-35%, pour assurer le remplacement, planifier un nombre de génisses maximum autour de 70 à 80% du nombre total de vaches en inventaire. Selon le coût d’achat des vaches, la génétique de votre troupeau et le prix du marché, élever un peu moins et acheter des vaches au besoin peut aussi représenter une alternative temporaire intéressante pour économiser du fourrage. Bien sûr, selon les prix, la génétique, la santé etc… La première recommandation quand on manque de fourrage, c’est d’essayer d’en trouver, c’est certain. La plupart des fermes qui manque de fourrage sont déjà dans le processus. Du foin adapté à qui doit le consommer. Pour des taures gestantes, des taries ou des vaches en lait ? Quel genre de foin il me manque ? Est-ce que des rations trop riches pourrait être dilué, avec de la paille par exemple ? Autre question, si on trouve du foin, quel est le prix de ce fourrage livré à la ferme? Des balles rondes rendu à la ferme à 70$/ balle ? C’est du 280$-300$ / TMS, pour un aliment avec quelle analyse ? Quelle conservation ? Je dois calculer combien de perte ? Pour les rations qui sont limite en énergie, devrait-on servir plus de grain ( souvent moins cher que le foin acheté), sans engraisser les animaux, ceci permettrait de baisser les coûts et répondre aux besoins des animaux…NON? Une alternative : SYNCHRO F-PLUS Parmi les alternatives vous permettant du substituer une partie de fourrage de la ration, le Synchro F-Plus en cube (SYNCHRO F-PLUS) , disponible chez Sollio, est surement à considérer. Lorsqu’on compare le prix du foin avec celui des substituts, il faut aussi comparer les apports en nutriments et la perte de chacun afin de prendre la meilleure décision économique possible pour votre ferme. Il faut comparer le coût des rations calculées. Sur une base matière sèche, comme celle que vous regardez quand vient le temps de regarder une analyse de foin, le SYNCHRO F-PLUS est à 15.7% de protéine et 1.80 En(l) . En fait, c’est comme l’analyse en protéine d’un excellent fourrage de graminée avec plus d’énergie que de l’ensilage de maïs. Avec 20.5% ADF et 40% NDF, on constate que c’est un produit beaucoup plus riche en fibre que les grains. Il a été formulé pour augmenter la teneur en fibre digestible des rations et stimuler la consommation de matière sèche lorsque les fourrages sont plus fibreux ou lorsque les quantités sont limitées. Il peut être servi aux génisses de remplacement, vaches laitières, ovins et caprins laitiers. MODE D’EMPLOI Pour inclure le Synchro-F Plus dans une ration il faut s’assurer que les besoins en NDF soient rencontrés. La ration doit également fournir un minimum de fibre efficace en provenance des fourrages. Le Synchro F-Plus apporte de la fibre digestible donc permet de diluer une peu l’amidon des rations riches en ensilage de maïs par exemple ou de promouvoir augmenter la consommation de plus de matière sèche lors qu’il remplace des fourrages plus matures et fibreux. Le Tableau 1 donne les quantités pouvant être offerte lorsque les critères mentionnés ci-dessus sont rencontrés. Toujours s’assurer que les animaux aient accès à de l’eau propre et fraîche. TABLEAU 1 : F-Plus (kg/jour) Taures 6 – 12 mois : 0.5 à 1.5 Taures 12 – 24 mois : 0.5 à 2 Vaches Laitières : 0.5 À 3 Le SYNCHRO F-PLUS permet de : Remplacer des fourrages Diluer l’amidon d’une ration Ajouter de la NDF à une ration Manque de fourrage Remplacer des fourrages très fibreux par une portion de NDF plus digestible En début de lactation lorsque la capacité de consommation est limitée…. Vaches fortes productrices chez qui on voudrait essayer de gagner 1 kg de CVMS Rappelons-nous que l’élément clé est de commencer tôt à modifier les rations, afin de pouvoir étirer les fourrages en inventaires. N’oubliez pas également le Totalveau pour vos génisses 0-6 mois, un concept qui a fait ses preuves et qui est encore très populaire et performant. D’autres éléments comme l’écale d’avoine, l’écale de soya, la pulpe de betterave ou même le concept TOTALAC peuvent être des alternatives intéressantes. N’hésitez pas à contacter votre expert-conseil pour plus de détails.
- Novago Coopérative et Sollio Groupe Coopératif viennent en aide à la communauté avec des produits de chez nous
Dans le but de soutenir nos concitoyens en ces temps difficiles de pandémie de la COVID-19, Novago Coopérative contribue à l’initiative De nous à vous de Sollio Groupe Coopératif en faisant un don d’une valeur marchande de 37 500 $ de produits provenant des entrepreneurs agricoles de la région. Ces produits de nos membres seront distribués à des banques alimentaires situées sur notre territoire. Grâce au vaste réseau de membres, de coopératives et d’entreprises de Sollio Groupe Coopératif, la valeur marchande des denrées provenant de ce réseau s’élève à un total de 450 000$. En s’associant avec les banques alimentaires, dont la mission première d’offrir de l’aide alimentaire aux personnes fragilisées en situation de vulnérabilité, nous contribuons à mieux répondre aux besoins de nos communautés en cette période difficile et à assurer la sécurité alimentaire de la population. « Imprégnés de nos valeurs de coopération, Sollio Groupe Coopératif et seize coopératives agricoles du Québec et de l’Est ontarien ont permis non seulement d’amasser un montant d’argent pour l’initiative De nous à vous , mais aussi d’imaginer, à notre propre façon, de nourrir durablement notre monde avec des produits de chez nous tout en contribuant à l’économie régionale. Nous souhaitons vivement que nos actions aident nos communautés en ces temps difficiles », déclare M. Gaétan Desroches, chef de la direction de Sollio Groupe Coopératif. « Nous associer à une initiative comme De nous à vous allait de soi. En tant que coopérative agricole, nous sommes aux premières lignes pour saisir toute l’importance de la sécurité alimentaire. Être solidaires avec nos communautés fait également partie de notre ADN. Nous sommes heureux de contribuer à nourrir les familles d’ici avec des produits cultivés avec passion par les producteurs agricoles du Québec », conclue Dany Côté, directeur général de Novago Coopérative.
- XLR Solution : un nouveau produit à découvrir !
Par Laurence Dufour, agr., experte-conseil en production laitière Introduit il y a quelques mois dans notre offre de produits, le XLR Solution est un prémélange lacté pour génisses qu’il suffit de reconstituer et d’ajouter au lait entier. Ce mélange de minéraux, de vitamines et d’additifs permet de complémenter les déficiences du lait entier et de promouvoir la bonne santé des génisses. Le XLR Solution permet également un meilleur gain de poids musculaire et une plus grande consommation d’aliments solides lors du sevrage, comparativement à un veau alimenté seulement au lait entier. Olivier Désy, de la ferme Georjali à Saint-Barthélemy, utilise déjà ce produit depuis plusieurs mois. « Bien que cela nécessite une intégration à la routine en faisant boire les veaux pendant la traite, j’ai trouvé le produit vraiment facile d’utilisation. Le fait d’ajouter une solution au lait de la traite me permet d’avoir une température déjà idéale pour la préparation et l’appétence est au rendez-vous », confirme-t-il. Si vous souhaitez vous aussi en apprendre plus sur ce produit, contactez votre expert-conseil de Novago Coopérative!
- Mesures préventives en lien avec la Covid-19
Chers membres et clients, Comme vous le savez sans doute, le Québec fait face à une situation sans précédent, avec la mise en place de plusieurs mesures afin de limiter la prolifération du coronavirus COVID-19. La santé des membres de notre coopérative, de nos clients et de notre personnel est l’une de nos plus grandes priorités. La situation évolue d'heures en heures, mais voici quelques-unes des actions de prévention que nous avons mises en place : - Nous demandons à nos équipes de se laver les mains fréquemment, idéalement à toutes les heures - Nous lavons régulièrement tous les claviers, téléphones, poignées de portes, paniers et terminaux de paiement - Nous réduisons les contacts physiques au maximum - Nous tentons de réduire le partage des outils de travail entre collègues - Etc. Nous vous demandons également de contribuer à ces mesures en n'entrant pas dans le magasin si vous présentez des symptômes ou si vous revenez d’un voyage à l’étranger depuis les 14 derniers jours. Nous vous encourageons aussi à limiter les paiements comptants et à utiliser le mode de paiement PayPass lorsque cela est possible. Évidemment, nous vous invitons à respecter toutes les autres recommandations de la santé publique. Chaque petit geste compte : nous devons tous être solidaires et contribuer aux efforts collectifs. Un moment idéal pour essayer la commande en ligne! Nous vous rappelons que vous pouvez commander en ligne en tout temps sur le site bmr.co pour recevoir votre produit directement à la maison. La livraison est gratuite* sur tous les achats de 35$ et plus. Soyez assurés que nous nous engageons à gérer cette situation en tenant compte des répercussions sur nos communautés, nos membres, nos clients et notre personnel. Nous continuerons de vous informer des changements qui pourraient avoir des répercussions sur nos activités. Finalement, nous tenons à souligner l'apport exceptionnel de nos employés face à ces nouvelles mesures. Ils se retroussent les manches et fournissent tous les efforts nécessaires pour vous offrir un service de grande qualité dans ce contexte difficile. Nous les remercions chaleureusement de leur contribution majeure et nécessaire. Dany Côté, agr. Directeur général
- L’impact du nivellement sur les rendements
Par Jonathan Beaudry, B. Sc, expert-conseil en géomatique et agroenvironnement En collaboration avec Carl Thibodeau, agr., expert-conseil en productions végétales De nos jours, le monde de l’agriculture de précision propose plusieurs outils aux producteurs agricoles pour régulariser, uniformiser, voire accroître les rendements d’une terre. Dans cet article, je m’attarderai davantage sur les effets et les bienfaits d’un bon nivellement et de l’impact de ces travaux sur la productivité d’un champ. Il sera question des conséquences directes du nivellement sur les futures récoltes, mais aussi du délai de récupération des investissements en relation avec le coût des travaux et la hausse (souhaitée) des rendements. La gestion de l’écoulement des eaux est la base des opérations à exécuter quand on désire améliorer l’efficacité d’une terre. Bien que plusieurs facteurs puissent être à l’origine de la variation des rendements, les zones humides (cuvettes) constituent un des problèmes majeurs dans la baisse de productivité d’un champ. Dans l’exemple que nous vous présentons, les travaux de nivelage ont été effectués en 2017 sur une terre de 22,2ha, après la récolte de blé d’automne. En analysant les années 2015 et 2018 (Tableau 1 - maïs conventionnel), on s’aperçoit que les rendements ne grimpent pas en flèche, c’est-à-dire que la bonne zone de rendement ne donne pas plus de kg/ha à la suite du nivellement. Il faut donc s’attarder aux écarts entre les bonnes et mauvaises zones pour en observer les effets. On remarque qu’après le nivellement, les écarts entre les extrêmes ont diminué énormément, ce qui indique une plus grande uniformisation du rendement. Il s’agit donc d’un gain considérable dans notre zone à mauvais rendement, qui est passée de 7 580 kg/ha à 9 730 kg/ha. De plus, la moyenne du champ à l’étude a augmenté entre les deux années de maïs, pour obtenir un bénéfice net à la récolte de 840 kg/ha, signe que le nivellement a porté ses fruits. Même chose si l’on compare les deux ans de soya, bien que le rendement soit beaucoup moins élevé après le nivellement (dame nature étant probablement la responsable), on s’aperçoit aussitôt que l’écart entre les extrêmes a été réduit considérablement. Tableau 1 : Rendement (par zone) du champ à l’étude Si l’on observe attentivement l’image 1, on remarque que les zones à mauvais rendement (en rouge) sont littéralement en baisse suite au nivellement de 2017, et ce, même si les deux dernières années ont été particulièrement touchées par des épisodes de précipitations. Un autre indice que le nivellement a été bénéfique dans ce champ. Image 1 : Carte de rendement sur 5 ans Le prochain tableau représente le délai de récupération de l’investissement des travaux de nivellement, en années, mais aussi en revenus/dépenses, selon le coût des opérations à l’hectare. Les résultats exposés dans le tableau 2 sont tirés d’un calcul fait pour du maïs conventionnel, sur un investissement de 10 ans à 5 % d’intérêt, avec un prix de vente de 250 $/tonne. Il est donc facile de calculer le retour sur investissement d’un nivellement, qu’on le chiffre en années ou encore en dollars. Dans le cas qui nous intéresse, le gain en rendement était d’environ 830 kg/ha. Donc, en considérant que le coût des travaux avoisinait 1 000 $/ha, il faudra environ 8,5 ans pour amortir le tout, à raison d’un gain de 14 $/ha/par année. Les endroits où l’on retrouve des données en rouge indiquent qu’il faudra plus de 10 ans pour atteindre le résultat escompté. Tableau 2 : Délai de récupération sur investissement pour des travaux de nivellement En terminant, rappelons que le nivellement est un outil parmi tant d’autres en agriculture de précision, mais il demeure le plus important de tous ces outils. Il s’agit de la base des travaux de précision à entreprendre : par la suite viendront les travaux de drainage, l’échantillonnage géoréférencé, les applications d’intrants et de semis à taux variable, etc. La gestion des eaux de surface est primordiale pour uniformiser et accroître les rendements des terres agricoles, mais aussi pour améliorer les travaux au champ. Dans plusieurs cas, un nivellement adéquat va permettre une entrée dans le champ plus hâtive… nous n’avons qu’à penser aux deux derniers printemps ! Nous aborderons dans un prochain article les impacts du déblai/remblai sur les rendements et nous parlerons d’un autre outil qui est maintenant disponible via la Ferme intelligente d’Agconnexion, qui nous permet de pousser davantage les travaux de précision effectués au champ.
- Des solutions aux défis de l’azote
Par Stéphane Payette, T.P., expert-conseil en productions végétales En collaboration avec François Labrie agr., conseiller spécialisé, Sollio agriculture Les mois de février et de mars nous rappellent la saison des semis qui arrivera quelque part entre la mi-avril et le début de mai. Sans contredit, la température nous dictera le moment propice. Il nous dictera également la stratégie à adopter pour fournir les éléments essentiels aux plantes afin de nous offrir une récolte abondante. Un des éléments qui occupe une place privilégiée dans nos plans de cultures est l’azote (N). Elle fait foi de tout. Trop peu, et c’est un manque à gagner important. En surplus, elle se traduit en pertes financières et en impact environnemental important, en plus d’attiser la méfiance d’une clientèle désireuse de nous voir protéger les terres que nous cultivons. La stratégie la plus importante à notre portée est le fractionnement de l’azote. Quelques outils sont disponibles pour en répartir les apports : le FRN et N-Force, le N-Force Plus et le N-Coop. Le premier, le FRN (aussi appelé azote Réflexe), offre un dispositif reconnu et efficace. Son enrobage contribue à limiter les pertes par lessivage et par dénitrification au maximum. Dans des conditions aussi éprouvantes qu’en 2019, soit un printemps froid et interminable, le FRN assure une disponibilité d’azote cruciale quand les racines amorcent la phase trois à six feuilles. Le FRN est tout désigné pour une application en PSI (pré-semis incorporé). Les protecteurs d’azote, quant à eux, ont une fonction différente. Le N-Force agit contre la volatilisation de l’azote causée par une période de plus de quatre jours sans pluie, pour transformer la source d’azote (urée ou Solaz 32) en ammonium. Le N-Force est tout indiqué pour les applications d’azote en surface. Le second, le N-Force Plus, lutte contre le lessivage des nitrates. Le N-Force Plus est donc idéal pour les applications de Solaz incorporé au sol. Pour combiner les deux effets protecteurs, vous pouvez opter pour le N-Coop. Le but de ces produits est d’offrir une période de 14 jours à 21 jours de protection contre les pertes d’azote, afin de s’assurer que celle-ci demeure disponible pour la culture. Tant pour le bien des agriculteurs que pour celui de l’environnement! N’hésitez pas à en discuter avec votre expert-conseil. Il pourra vous conseiller sur la meilleure stratégie adaptée à votre entreprise.
- Portrait d'Élisabeth Cloutier, relève agricole en production laitière
Élisabeth Cloutier Ferme Clo-Bel 2011 inc Louiseville - Mauricie Relève agricole en production laitière Élisabeth Cloutier complète sa troisième année à l’Institut de technologie agroalimentaire de St-Hyacinthe en Technologie des productions animales. Elle compte travailler sur la ferme familiale à temps plein après l’école. Son objectif : prendre la relève de la ferme dans quelques années. Élisabeth est la fille de Yves Cloutier et Louise Béliveau de la ferme Clo-Bel 2011 inc. à Louiseville. L’histoire commence en 1956, son arrière-grand-père achète une petite ferme de subsistance. Onze ans plus tard, son grand-père rachète la ferme et exploite une vingtaine de vaches en lactation. En 1992, les parents d’Élisabeth s’impliquent dans l’exploitation familiale. Ils procèdent à l’achat complet en 2002. La ferme portait le nom de JANY enr. En 2007 les parents d’Élisabeth forment une société et renomment la ferme Clo-Bel. L’exploitation compte actuellement 80 vaches en lactation qui sont en stabulation libre. La famille souhaite augmenter la production annuelle avec le même nombre de vaches. Ils ont l’objectif d’agrandir la ferme pour avoir tous les animaux en stabulation libre, améliorer l’efficacité des trains et le bien-être animal. Élisabeth apprécie l’importance qui est accordée à la relève agricole au sein de Novago Coopérative. Elle a ajouté que la coopérative agricole occupe une place très importante et qu’ils sont très fidèles avec leurs achats.
- Portrait de David Mercier, producteur avicole
David Mercier Ferme Mercier & Beaudry inc. St-Roch-Ouest - Lanaudière Producteur avicole et des grandes cultures David Mercier est issu d’une famille de producteurs avicoles. Son arrière-grand-père était déjà dans l’élevage de poulet, tout comme son grand-père et son père. David est également impliqué en grandes cultures, sur environ 460 acres de maïs, de soya et de blé. Il est gradué en gestion agricole au programme Farm management and technology du Collège Macdonald de l’Université McGill à Sainte-Anne-de-Bellevue. Il a également fait des études supérieures en administration des affaires. La ferme Mercier & Beaudry appartient officiellement à David depuis 2010. Auparavant, la ferme était la propriété de son père et de sa mère. L’exploitation demeure sur le site initial ayant appartenu à son arrière-grand-père. Chez les Mercier, l’aviculture c’est une histoire de famille. Les sœurs de David sont également dans le domaine avicole, sur d’autres sites. Marié depuis 14 ans avec Émilie, le couple est parent de deux enfants, Samuel et Marianne. David veut rendre son exploitation attrayante et prospère. Il souhaite laisser la chance à ses enfants de reprendre une entreprise saine et prospère, comme lui en a eu la chance, si l'aviculture les intéresse, évidemment. La ferme Mercier & Beaudry compte deux bâtiments où il exploite environ 32 000 poulets chacun. Sa conjointe Émilie est également propriétaire de deux bâtiments pour un total d’environ 17 000 poulets à chair. La coopération occupe une place importante dans son entreprise. D’aussi loin qu’il se souvienne, il a toujours fait affaire avec la coopérative agricole. Pour David, c’est une évidence de continuer en ce sens, puisque c’est un partenariat gagnant-gagnant. « J’aime faire partie de l’entreprise avec laquelle je fais affaire, avoir mon mot à dire dans la gouvernance et collaborer avec une entreprise qui a des valeurs qui me rejoignent ». David Mercier croit tellement aux valeurs de coopération qu’il s’est impliqué dans la gestion de Novago Coopérative. En effet, il siège sur le conseil d’administration. Son implication lui permet non seulement de contribuer à l’essor de sa coopérative, mais aussi d’en retirer des bénéfices tant au niveau personnel que professionnel. Finalement, depuis 2018, David a accepté de relever un défi supplémentaire en devenant administrateur de La Coop fédérée. Voilà tout un coopérateur!
- Portrait de Raphaël Lauzon, producteur maraîcher
Raphaël Lauzon Fraisière Lauzon Ste-Anne-des-plaines - Laurentides Producteur maraîcher La production maraîchère coule dans les veines de Raphaël Lauzon. Il est la 5e génération de producteurs dans sa famille. Savez-vous quoi? La 6e génération arrivera en mars. Pour lui et sa famille, la production de fraises, de bleuets, de framboises et de citrouille est un mode de vie. Du plus loin qu’il se souvienne, il s’est toujours impliqué sur la ferme. L’entreprise a su s’adapter aux changements du marché. En effet, avant 2001, Fraisière Lauzon vendait principalement ses petits fruits au marché central. Depuis, la fraisière a évolué et a mis ses énergies au développement de l’agrotourisme et de l’autocueillette. Elle a également diversifié ses productions. Lorsqu’on a demandé à Raphaël quelle importance Novago Coopérative avait dans son entreprise, il a tout de suite parlé des valeurs du mouvement coopératif qui le rejoigne autant au niveau de son entreprise que de ses valeurs personnelles. Il ajoute que Novago Coopérative est son fournisseur principal d’intrants, principalement grâce au service de son expert-conseil. Raphaël est officiellement propriétaire depuis 2016. Dans la dernière année, l’entreprise a notamment misé sur la diversification en ajoutant la culture de citrouilles et de courges. Il a mis aussi des efforts considérables dans les rénovations de sa cabane à sucre. L’hiver prochain, il espère atteindre les 2000 entailles.
- Portrait de Sylvain Baril, producteur laitier et grandes cultures
Sylvain Baril Ferme Valsy inc. Saint-Édouard-de-Fabre - Témiscamingue Producteur laitier et de grandes cultures Sylvain Baril a grandi sur la ferme familiale de ses parents. ils exploitaient une ferme laitière et de grandes cultures. Comme bien des producteurs, on peut dire qu’il est tombé dans la marmite dès son plus jeune âge. En couple avec Valérie, en 2005, ils procèdent à l’acquisition de la ferme du père de Valérie. Ils deviennent co-propriétaires à parts égales. Lors de l’achat, l’exploitation se compose de 300 acres de terres et 20 kg de quota laitier. Le couple ne manque pas de projets. En 2012, ils décident d’agrandir l’exploitation en construisant une nouvelle étable et en achetant des terres agricoles supplémentaires. Aujourd’hui, la ferme se compose d’une soixantaine de vaches en lactation avec 76kg de quota pour une production annuelle d’environ 10 800kg. La superficie totale de l’exploitation est de 700 acres. Ils cultivent le blé, le canola, l’avoine, le maïs grain, le maïs fourrager et le foin. Ajoutons à cela une belle famille composée de quatre enfants. Et la coopération dans tout ça? Sylvain explique que Novago Coopérative occupe une très grande place dans son entreprise. Tous ses besoins sont couverts, autant pour les achats en quincaillerie, la moulée et les services conseils. Il ajoute même : « En plus du sentiment d’appartenance que procure l’adhésion à la coopérative, c’est gagnant de collaborer avec une entreprise dans laquelle je contribue, où j’ai une part sociale et mon mot à dire. Ainsi, je sais dans quoi sont investis les bénéfices ».
- Serge et Steve Leduc, producteurs laitiers, grandes cultures et acériculture
Serge et Steve Leduc Ferme Desleduc GMS Senc. Lochaber - Outaouais Production laitière, grandes cultures et acériculture Toute une histoire de famille la ferme Desleduc! Ça débute en 1899 lorsque Louis Leduc achète une ferme de la main de la Seigneurie Louis-Joseph Papineau. Les familles étaient nombreuses à l’époque, l’aïeul place donc plusieurs de ses enfants dans des fermes situées autour de la sienne. Les années filent et la ferme de Louis Leduc se transmet de génération en génération, jusqu'à Serge et Steve qui en font l’acquisition en 2010. L’esprit de famille bien ancré, les deux frères soulignent que leurs deux sœurs, qui travaillent dans des institutions financières, touchent aussi à l'agriculture. Ils honorent également la mémoire de leur frère décédé trop jeune qui œuvrait aussi dans le domaine agricole. Les frères Leduc ont d’ailleurs souhaité que la photo qui joint cet article représente toute la famille. Tout à leur honneur! Les principales activités de la ferme Desleduc sont la production laitière et l’exploitation des grandes cultures. Mis à part le blé et le soya qui sont exportés, ils consomment presque toutes leurs récoltes. « La plupart des gens disent que nous héritons la terre de nos aïeux. Moi, je suis du genre à penser que nous l’empruntons à nos enfants. Mon patrimoine est important pour moi. » souligne Serge. La famille possède également une érablière. Leur père âgé de 70 ans connait une deuxième carrière remplie de joie et de fierté. Il a complètement modernisé la cabane à sucre. La ferme Desleduc a commencé à investir dans cette érablière avec leur père. Ils ont l’objectif de doubler la production de sirop d'érable dans les deux ou trois prochaines années. La famille Leduc mentionne qu’ils sont fiers de leur coopérative agricole. Ils aiment particulièrement le service personnalisé que leur offre les professionnels de Novago Coopérative. Ils apprécient particulièrement le fait que l’entreprise place le bien-être humain dans ses valeurs avant le profit généré. Pour eux, le service que la coopérative leur offre est grandement satisfaisant pour les attentes de leur ferme et ils sont très fiers d'être des clients fidèles. La Ferme Desleduc entrevoie l’avenir de façon positive en misant sur le commerce local. Se rapprocher du consommateur est une clé de succès. Ils soulignent la chance d'avoir des entreprises locales telle qu'une laiterie et des fromageries qui transforment leur lait et le distribue dans des magasins de la région.
- La soirée reconnaissance des membres permet d'amasser 13 700$ pour le Défi Vélo La Coop
Près de 700 membres et employés de Novago Coopérative ont pu profiter de la deuxième édition de la Soirée reconnaissance des membres, tenue dans le cadre des Fêtes gourmandes de Lanaudière le 17 août dernier. En plus de se retrouver dans un cadre convivial, les participants ont pu apprécier un souper gastronomique misant sur les produits locaux, ainsi que d’un spectacle fort apprécié de l’humoriste Martin Petit. Nouveauté cette année, cette soirée prenait la forme d’une activité bénéfice pour le Défi Vélo La Coop. Tout l’argent amassé par la vente des billets sont remis à cinq organismes à but non lucratif : la Fondation Adapte-Toit, Centraide Lanaudière, le Club des petits-déjeuners, Au cœur des familles agricoles et la Fondation BAnQ. Ainsi, ce sont 13 700$ qui ont été remis au Défi Vélo La Coop, qui se tiendra le 24 et 25 août au Collège Esther-Blondin de Saint-Jacques. « Cette soirée est aussi une occasion de remercier nos membres de leur engagement coopératif. Nous sommes reconnaissants du lien de confiance qui nous unit et cette activité souligne la relation privilégiée que nous avons avec les producteurs agricoles de notre territoire », explique Jean-Nil Laganière, président de la coopérative. « Je suis particulièrement fier de la dimension philanthropique de la soirée de cette année. Cela démontre l’altruisme de nos membres et confirme notre rôle social important dans la communauté. Il s’agit d’une belle occasion de festoyer tout en faisant preuve de générosité! » a complété le directeur général Dany Côté.
- Les 6 règles d'entretien de votre silo à moulée
par Simon Magny, T.P, directeur des ventes ruminants Avez-vous pris le temps de vérifier l'état de vos silos à moulée récemment? Chaleur, poussière, accumulations au fond du silo ne font pas bon ménage l’été. C'est un bon moment de penser à les nettoyer et les réparer! Faites une vidange complète au moins une fois par année. Inspectez les infiltrations d’eau. Décollez les parois. Validez qu’aucune vis ou joint ne bloque le passage des aliments soufflés. Un coude avec un angle trop serré peut aussi affecter la qualité du cube, pensez à le changer. Évitez toutefois d'installer un tuyau flexible sans coude, puisqu'on remarque alors une hausse importante du taux de poussière. Assurez-vous que le chemin pour se rendre à votre silo n’est pas obstrué et sécuritaire pour le camionneur. PENSEZ SÉCURITÉ ! Attachez-vous pour tout travail en hauteur.
- Novago Coopérative remet 15 700$ à son tournoi de golf bénéfice
Plus de 200 membres et partenaires de Novago Coopérative étaient présents lors de la deuxième édition tournoi de golf et défi cycliste de la coopérative, qui s’est tenu le 10 juillet dernier au Club de golf de Montcalm de St-Liguori. Cet événement bénéfice a permis d’amasser 15 700 $, qui ont été remis au Défi Vélo La Coop. Selon Jean-Nil Laganière, président de Novago Coopérative, l’association avec le Défi Vélo La Coop était naturelle: « Nous sommes la coopérative hôte de ce grand événement sportif qui se tiendra dans la région de Lanaudière au mois d’août prochain. Plusieurs efforts sont mis de l’avant cette année pour amasser des fonds ». « Nous sommes fiers de contribuer à la levée de fonds pour le Défi Vélo La Coop qui aura un impact significatif pour les organismes supportés. Cela démontre notre volonté forte de nous impliquer dans la communauté, avec une cause qui nous ressemble et nous rassemble en tant que réseau coopératif », a complété Dany Côté, directeur général de Novago Coopérative. Cette collecte de fonds a été rendue possible grâce à la générosité de nos commanditaires et des membres de la coopérative. Le montant amassé sera distribué aux cinq organismes supportés par le Défi Vélo La Coop cette année soit Centraide Lanaudière, la Fondation Adapte-Toit, le Club des petits déjeuners, section Lanaudière, ainsi que deux causes provinciales, la Fondation BAnQ et Au cœur des familles agricoles. Merci à nos commanditaires : La Coop fédérée Desjardins Entreprises Vicwest Raymond Lasalle Inc. Transport Alarie Gentek BASF Transport Grand-maison La Turquoise, cabinet en assurance de dommages Iko Sonic Financement agricole Canada Sico Acier Bouchard Inc Transport Cha-Lain Inc. Garage Branconnier Fenêtre Lajeunesse
- Une remise à nos membres de près de 9,5M$ pour 2018
Dans le cadre de son assemblée générale annuelle tenue à Joliette le 27 mars, Novago Coopérative a fait état des premiers mois de la fusion à ses membres, partenaires et employés réunis pour l’occasion. DÉVELOPPER LES BASES DU FUTUR « Cette année est particulière, puisqu’elle représente les huit premiers mois d’opération qui jettent les bases du développement futur de notre coopérative », explique Jean-Nil Laganière, président. « Il est important de nous rappeler que notre priorité, au moment de la fusion, était d’assurer la continuité des services aux membres et de minimiser les impacts sur ceux-ci. La stabilité de nos ventes et de nos parts de marché confirme que nos membres et nos clients sont toujours au rendez-vous », poursuit-il. « La création d’une coopérative de cette envergure présente un défi technique, organisationnel et humain important. Nous pouvons toutefois compter sur un excellent bilan et une bonne santé financière pour partir sur des bases solides », décrit Dany Côté, directeur général. « Cette santé financière nous permet également de remettre près de 9,5M$ à nos membres en ristournes et en escomptes commerciaux pour l’année 2018 », complète monsieur Laganière. Au cours de la dernière année, la coopérative a également remis plus de 50 000$ en dons et commandites à divers organismes et activités. À ce montant s’ajoutent aussi les subventions du Fonds coopératif d’aide à la relève agricole. Cette année, ce sont près de 95 000 $ qui ont été distribués parmi les 26 jeunes agriculteurs participants au programme. UNE ANNÉE CHARGÉE DE PROJETS L’année à venir s’annonce chargée de projets pour la coopérative. La nouvelle image de marque a été présentée aux membres et sera déployée dans les prochains mois, afin de s’arrimer avec celle de son réseau coopératif. Des renouvellements d’actifs, des investissements majeurs en santé et sécurité et l’implantation de nouvelles technologies sont aussi prévus. Les projets seront nombreux pour positionner la coopérative comme un acteur économique majeur de nos régions. « Nos membres ont fait preuve de courage et de vision en créant Novago. Maintenant, notre responsabilité est de concrétiser les bénéfices soulignés au moment de la fusion. Nos objectifs sont clairs en ce sens », a conclu monsieur Côté. Le président de Novago Coopérative, Jean-Nil Laganière (à droite), accompagne des récipiendaires du Fonds coopératif d’aide à la relève agricole 2018.
- Une nouvelle solution dans l'application de la potasse
par Stéphane Payette, T.P., expert-conseil La potasse avec un grand K n’a plus besoin de présentation. Son rôle crucial dans la croissance des cultures et dans l’augmentation de la résistance à la sécheresse est connu. Nous avons quelques options pour apporter les quantités nécessaires près des racines. Depuis quelques années déjà, les engrais liquides prennent des parts de marché dans le choix des producteurs pour les démarreurs à maïs. Malheureusement, sous forme liquide, le K, l’azote et le phosphore ne font pas toujours bon mélange. Le tout peut former une gélatine qui bloque les tuyaux des semoirs. Nous recommandons donc d’épandre le K sous forme granulaire. Cette année, il sera possible de mélanger une quantité de potasse dans les démarreurs liquides. Ce nouveau produit se nomme K-Row. Il vous permettra de fournir une source de K et un départ canon à votre maïs. Mais attention ! Vous devrez respecter certaines règles. Votre expert-conseil Novago vous guidera dans la détermination des quantités et des sources d’azote pour vous assurer un mélange adéquat.






