Conversation de bureau et formulation d’engrais

Publié le 9 mars 2017

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Février apporte ses 28 jours et sa période de calcul des engrais. Cette année, Arthur Grandchamp a décidé de régler ça rapidement pour se consacrer à ses autres tâches. Pour le maïs, ça va être un peu de fumier, un démarreur et un engrais à la volée, point. Arthur va régler ça en quelques minutes en remettant sa collecte de données PAEF. Allons voir ce que notre expert en agriculture durable, Pierre-Luc Brouillette, lui suggérera pour cette importante étape de son plan de fertilisation.

« Pierre-Luc, si j’applique un fumier de poulet de chair ce printemps, quelle sera la quantité d’azote disponible?

-Dans un premier temps… connaissez-vous la dose?

-Oh oui s’cusez. Je vais appliquer quatre tonnes à l’hectare.

-Avez-vous une analyse de fumier à me fournir?

-Bien sûr, j’ai fait ça… la semaine passée.

-Ça va dépendre de votre culture et de la texture de sol et du délai d’incorporation du fumier. Pouvez-vous me fournir ces informations?

-Voilà… pour l’analyse, mon sol est un loam, je veux l’incorporer dans les 48 heures et je prévois faire du maïs grain.

-Bon, votre analyse indique 28,7 kg/tonne d’azote total; 11 kg/tonne d’azote ammoniacal. Vous aurez donc 48 kg/ha d’azote disponible après l’application de fumier ce printemps.

-OK merci. Donc, si je te comprends bien, je dois ajuster mon azote disponible chaque fois que je change de type de sol, de date d’épandage et de culture?

-Exactement.

-OK! Ça ne sera pas une seule formule démarreur et un peu d’urée en pré-semis?

-Ce n’est pas impossible, votre expert-conseil pourrait vous préparer un plan de fertilisation adapté à vos besoins.

-Merci, Pierre-Luc, je vais prendre rendez-vous avec lui. »

Monsieur Grandchamp a pris rendez-vous avec son expert-conseil pour établir ses besoins en fertilisants en 2017. Ensemble, ils ont établi deux formules de démarrage étant donné que monsieur Grandchamp cultive du maïs sur des terres trop différentes du point de vue des analyses. Ils ont comblé les besoins avec un combiné FRN-urée appliqué en pré-semis.

Les autres cultures sont le soya et l’orge. Comme la ferme ne dispose pas de suffisamment de fumier pour couvrir tous les champs, ils en concentrent l’application sur les cultures de maïs. Le soya nécessite peu d’azote provenant des fertilisants et l’orge est à risque de verse en raison d’une mauvaise synchronisation de l’azote avec les besoins de la céréale en cours de saison. Les experts-conseils de La Coop Novago se feront un plaisir de vous servir.

Stéphane Payette T.P., Expert-Conseil en productions végétales